Programme du Conseil Régional du Nord et Pas de Calais
[ mardi 16 juin 2009 ]
8ème CONFERENCE PERMANENTE DU SRDE

19 juin 2009 -
2
3
MISE EN OEUVRE
DU SCHEMA REGIONAL
DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
CONFERENCE
PERMANENTE
DU 19 JUIN
2009
4
5

SOMMAIRE -
1/ Le Bilan (au 30 avril 2009) Page 7

La création – reprise – transmission d’activités Page 9

Le développement de l’artisanat Page 13

Les pôles de compétitivité et d’excellence Page 15

L’innovation et la valorisation de la recherche Page 31

L’international Page 35

Les outils financiers Page 41

Les Technologies de l’Information et de la Communication Page 45

L’Economie Sociale et Solidaire (ESS) Page 49

Les Plans Locaux de Développement Economique (PLDE) Page 53

La gestion de la crise Page 57
2/ La Convention Cadre pour le Développement de
l’Economie Sociale et Solidaire
Page 59
3/ La Stratégie Régionale Innovation Page 69
4/ Les Plan Locaux de Développement Economique Page 85

LE LITTORAL : Les PLDE de la Communauté Urbaine de
Dunkerque, du Pays du Calaisis et du Pays du Boulonnais
Page 88

LA METROPOLE : Le PLDE de Lille Métropole
Communauté Urbaine
Page 97

L’ARTOIS : Les PLDE de la Communauté d’Agglomération
de Lens-Liévin, du Pays d’Artois et du Pays du Ternois
Page 100

LE HAINAUT CAMBRESIS : Les PLDE de la Communauté
d’Agglomération du Douaisis, de la Communauté de Communes du
Coeur d’Ostrevent et du Pays du Cambresis
Page 108
5/ Les Pôles d’excellence régionaux Page 115

Mécanique – Matériaux et Biens d’Equipements Industriels Page 121

Industries Agro-alimentaires Page 125

Eco-activités Page 129
6
7

1 -
LE BILAN
(au 30 avril 2009)
8
9
Le renouveau du tissu économique de la région passe par la création de nouvelles entreprises. Les
efforts déployés en 2001 dans le cadre du PRCTE portent désormais leurs fruits et la région comble son
retard.
Aujourd’hui, cette dynamique doit non seulement être poursuivie mais aussi amplifiée par :

un effort particulier porté sur la transmission – reprise d’entreprises

un soutien à l’artisanat

une sensibilisation accrue à la création d’entreprise en milieu scolaire
Tableau 1 : les 3 axes du plan
AXES OBJECTIFS
1 – Soutenir la
création

Créer 15 000 entreprises par an, dont 12 000 créations pures, dont 50% ayant
bénéficié d’une intervention dans le cadre du PRCTE

Créer une prime d’intéressement à la pérennité de l’entreprise à 1 an et à 3 ans
2 – Soutenir la
transmission

Améliorer la pérennité des entreprises devant être reprises ou transmises

Rencontrer tous les chefs d’entreprises de plus de 55 ans

Sensibiliser les banques, agences immobilières, experts comptables

Renforcer la lisibilité du programme : un numéro vert, un guichet unique

Créer une formation spécifique à la reprise d’entreprise

Sensibiliser à la reprise dans les centres d’apprentissage

Créer un fonds spécifique pour soutenir la transmission
3 – Poursuivre
l’effort de
communication

Utiliser les médias grand public (100 spots à la télévision), la presse…

Utiliser les vecteurs de l’enseignement (rectorat)

Organiser des visites d’entreprises

Valoriser cet effort dans la campagne de communication « la Créativallée »
La Création – Reprise –
Transmission d’activités Axe 1 du SRDE :
Accompagner la création et la transmission d’activités
10
Tableau 2 : le bilan au 30 avril 2009
OBJECTIFS 2009 RESULTATS AU 30 AVRIL 2009
1 - Soutenir la
création
Soutenir les porteurs de projets dans
leurs démarches de création-reprise
d’entreprises :
24 000 accueils individuels.
56 000 heures d’accompagnement.
Pérenniser les entreprises nouvellement
créées :
34 000 heures de suivi objectif de
1 660 primes d’intéressement à la
pérennité.
Service d’Amorçage de projets : poursuite
des objectifs 2007

De décembre 2008 à mars 2009, la
création a augmenté de 36,3% (35,9%
en France hors Ile de France).

Avril 2009 : 1 971 créations soit +50%
par rapport à avril 2008.

De janvier à Avril : 7 792 créations
(contre 5 143 sur les 4 premiers mois
2008).

Accompagnement des porteurs de
projets dans leur étape de création.
7 116 accueils individuels.
14 920 heures d’accompagnement.

3 Services d’Amorçage de Projet
nouvellement soutenus.

193 actions de sensibilisation en milieu
scolaire, qui ont permis de toucher 3
211 élèves de lycées et de Centres de
formation des apprentis.

soutien à la Maison de
l’Entrepreunariat, regroupant 35
établissements.
2- Soutenir la
transmission
2 600 chefs d’entreprises rencontrés
individuellement.
6 ateliers « repreneurs ».
sensibilisation des chefs
d’entreprises au travers d’un média
presse local.
Partenariat avec la Voix du Nord et la
Gazette Nord Pas de Calais afin de
sensibiliser les chefs d’entreprise.
Mise en place des ateliers repreneurs.
3 - Poursuivre
l’effort de
communication
Mise en oeuvre d’un plan de
communication de grande envergure
pour promouvoir la création-transmission
d’entreprise auprès du grand public.
Poursuite de l’activité des sites :
www.jecree.com, www.jereprends.com,
www.demainjecree.com

361 357 visites sur l’ensemble des
sites.

version 3 du site www.jecree.com avec
une nouvelle page d’accueil et une
nouvelle lettre bi hebdomadaire (plus
de 6 000 abonnés).

nouveau cahier des charges en cours
de réalisation afin de modifier en
profondeur le site
www.demainjecree.com en faveur de la
sensibilisation des jeunes..

Salon Créer qui a rassemblé 19 545
visiteurs et 238 exposants sur
12 000 m², soit environ 2.500 de plus
qu’en 2007.
11
Le 31 mars 2009, l’Etat, les Conseils Régionaux, la Caisse des Dépôts et la Région ont réuni tous les
opérateurs du PRCTE afin de partager les pistes de travail et les objectifs du PRCTE pour les 4 années à
venir. Une consultation des opérateurs a été organisée sous forme de groupe de travail autour de huit
thématiques :

La sensibilisation du public jeune.

Le parcours du créateur.

La formation des créateurs.

Le financement des entreprises.

Accompagnement et hébergement d’entreprises.

Vers un PRCTE "transversal".

L’ attractivité de notre région.

La transmission / reprise d’entreprise.
Les conclusions de ces travaux prévues en juin 2009 viendront alimenter le contenu des dispositifs du
PRCTE 2010 - 2013.
Il a été d’ores et déjà acté un certain nombre de points, à savoir :

Atteindre 15 000 créations d’entreprises en 2009 pour arriver progressivement à 20 000 créations
en 2013.

Développer la sensibilisation des porteurs de projets et la part de créateurs ayant recours aux
réseaux de conseil et de financement.

En 2009, ce sont 20 308 870 euros qui seront programmés pour le budget prévisionnel du PRCTE.

Une relance de la campagne de communication en 2009 :
Objectif : Prolongation de la campagne précédente : faciliter le passage à l’acte, le réflexe vers le
réseau "Je Crée"
Cible : Tous profils (jeune, femme, Demandeurs d’emploi, salariés …)
Supports : TV, Affichage, Cinéma, Presse, Internet et SMS
Autres : Réédition affiches, plaquettes, Kit territoire …
Planning : démarrage en septembre 2009
Et toujours dans le cadre du PRCTE, le salon Créer 2009

Un parcours du créateur revisité.

Développement de l’outil extranet du PRCTE.
L’Extranet est un outil incontournable dans les mois et années à venir, avec une diversification de ses
activités, de ses missions et une nouvelle ergonomie, un report d’activité, des analyses statistiques, la
mise en place d’enquêtes mais aussi un outil de communication par zone d’emploi par la mise en place de
lettres territoriales, permettant d’avoir une photographie régulière de la création d’entreprise à l’échelle
locale et régionale.
12
13
La région Nord - Pas de Calais compte 38.000 entreprises artisanales qui emploient 118.000 salariés
(10% de la population active régionale) et forment 8.000 apprentis par an.
L’ambition du Plan Régional de Développement de l’Artisanat 2007 – 2013 est d’amener la région
Nord - Pas de Calais au tout premier rang national en terme de développement de l’artisanat.
Le Plan Régional de Développement de l’Artisanat, se donne comme objectif :

passer de 38.000 à 55.000 entreprises artisanales.

passer de 118.000 à 160.000 salariés.
Il se décompose en 5 axes :
Tableau 1 : les 5 axes du P.R.D.A.
Axes Objectifs 2007 - 2013
1 – Favoriser la création
d’entreprises
Passer de 3 800 créations d’entreprises par an en 2006 à 6.000 à l’horizon
2013 et accompagner 50% des créations annuelles les premières années.
2 – Encourager la
transmission et la reprise
d’entreprises
Passer de 450 entreprises transmises par an en 2006 à 1.600 à l’horizon
2013 et rencontrer systématiquement tous les chefs d’entreprises de plus
de 50 ans pour les accompagner dans leur transmission.
3 – Développer les
entreprises artisanales
2.000 entreprises artisanales par an concernées en 2013 par des actions
collectives.
4 – Financer les entreprises 600 entreprises financées par an au travers d’outils financiers spécifiques
(avances remboursables, subventions, accès au crédit bancaire.
5 - Promouvoir l’artisanat
régional
Mettre en place un plan de communication ambitieux qui s’appuiera
notamment sur le portail régional numérique de l’artisanat.
Le développement
de l’artisanat Axe 1 du SRDE :
Accompagner la création et la transmission d’activités
14
Tableau 2 : le bilan au 30 avril 2009
AXES OBJECTIFS 2009 RESULTATS AU 30 AVRIL 2009
1 – Favoriser la création
d’entreprises
5 025 entreprises créées 1 205 entreprises créées
2 – Encourager la
transmission et la reprise
d’entreprises
656 entreprises transmises 188 entreprises transmises
3 – Développer les
entreprises artisanales
(développement commercial
et organisationnel,
amélioration de la gestion
des ressources humaines,
modernisation, etc.)
1 450 entreprises accompagnées 777 entreprises accompagnées
4 – Financer les entreprises 500 entreprises financées
Outils financiers opérationnels :

le Fonds de garantie artisanat

L’avance remboursable
développement
5 - Promouvoir l’artisanat
régional
Lancement d’une campagne
régionale de communication
Campagne régionale de
communication paraîtra fin mai 2009
en lien avec la campagne nationale
des chambres de métiers
15
L’Etat a lancé le 25 novembre 2004 un appel à projets Pôles de Compétitivité destiné à accroître la
compétitivité de l’industrie française en mobilisant le potentiel d’innovation. « Un pôle de compétitivité
se définit comme la combinaison, sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de
formation et d’unités de recherche publiques ou privées, engagés dans une démarche partenariale
destinée à dégager des synergies autour de projets innovants ».
Les dynamiques de filière doivent être fortement soutenues face à des évolutions de plus en plus
rapides. L’avenir des entreprises dépend très largement de leur capacité d’anticipation et d’innovation
et de leur aptitude à s’internationaliser. La logique de filière s’impose pour mobiliser et mutualiser
l’expertise et les moyens touchant à la recherche, au transfert de technologie, au développement à
l’international et à la formation des hommes.
Il est proposé de structurer l’économie autour d’une articulation pôle d’excellence économique -
territoire1. Chaque territoire, s’il l’accepte, sera chargé d’une mission d’intérêt régional, de conduite,
d’animation et de promotion d’un ou plusieurs pôles d’excellence économique. Cette mission intégrera
l’ensemble des acteurs régionaux et positionnera le pôle d’excellence au niveau national voire
international. Cette logique n’est pas stricte et ne cloisonnera pas les territoires et les secteurs : c’est
souvent de la transversalité que naît l’innovation. Les coopérations entre pôles et entre territoires sont
encouragées.
Chaque pôle sera animé par une structure capable de construire un réseau régional de compétences et
de répondre aux demandes formulées par les entreprises, ce qui nécessite une reconnaissance
mutuelle et collective du rôle de chacun.
Pôle de compétitivité I-TRANS
Le pôle a récemment défini sa nouvelle feuille de route stratégique pour les 3 années à venir avec une
ambition : devenir le premier pôle européen pour les systèmes de transport ferroviaires et guidés et
contribuer au développement des chaînes co-modales durables pour le fret et les voyageurs, notamment
par l’intégration des véhicules automobiles.
7 marchés cibles on été identifiés :
Véhicules ferroviaires et guidés (matériels roulants urbains et grandes lignes pour les voyageurs
et le fret).
Automobile 6C (Clean, Compact, Carefull, Comfortable, Connected, Custom).
Infrastructure ferroviaire.
Les Pôles de compétitivité
et d’excellence Axe 2 du SRDE :
Structurer le territoire régional
autour de pôles d’excellence économique
16
Filière Maintenance Prédictive.
Filière Déconstruction du Matériel roulant ferroviaire.
Co-modalité Fret.
Services de co-modalité Voyageurs.
3 axes de travail ont été définis :

Intégration environnementale des transports.

Qualité et sécurité de l’exploitation.

Compétitivité.
Nombre
projets
Nombre
entreprises Coût total Etat Région EPCI Europe
Privé
ANR1 2 18
FUI2 2 15
Oséo 0 0
2005
Autres 4 3
17.081.618 € 3 787 672 € 1 152 599 € 1.241.166 € - 9.851.585€
ANR 3 16
FUI 2 18
Oséo 1 1
2006
Autres 1 2
17.281.007 € 5 966 782 € 340 150 € 43 900 € - 10.526.233 €
ANR 3 6
FUI 2 9
Oséo 1 1
2007
Autres 2 1
12.599.469 € 5 236 834 € 619 101 € - - 8 202 057 €
ANR 2 5
FUI 3 11
Oséo 0 0
2008
Autres 1 1
14.763.621 € 3 888 100 € 638 650 € - 29 847 € 8 298 408 €
ANR
FUI 4 14
Oséo
2009
(au 30
avril)
Autres 1
14 628 470 € 2 249 100 € 961 086 € - 84 6579 € 10 728 502 €
Points clés : 35 projets de R&D collaboratifs ont reçu des financements de 2005 à 2009. Ces projets ont
concerné une trentaine de PME dans la région Nord-Pas de Calais. I-Trans a déposé 6 dossiers au récent
8ème appel FUI - Dont 5 en co-labellisation d’un autre pôle. Ces co-labellisations viennent concrétiser les
démarches entamées pour établir des collaborations renforcées avec d’autres pôles transports : MOVEO,
Véhicules du Futur, et Systematic. Un projet a également été co-labellisé avec le pôle Industries et Agro-
Ressources.
6 projets structurants ont été labellisés :

PIEIF : Plateforme d’essais pour les équipements d’infrastructure.

Technopole Valenciennoise.

CADEMCE (Picardie) : banc d’essais sur le captage électrique.

EXTREMOM : extension des moyens d’essais de l’Ecole de Mines de Douai.

STIVE : plateforme d’essais portant sur la sécurité des batteries.

CET : Centre d’Essais Turbo du CRITT M2A.
1 Agence Nationale pour la Recherche
2 Fonds Unique Interministériel
17
Pôle de compétitivité UPTEX
Le pôle UP-tex est une association d’entreprises, de centres de recherches et de transferts de
technologies labellisée pôle de compétitivité par l’Etat le 12 juillet 2005. Sur la période 2009-2015, le pôle
a pour ambition de devenir le centre de référence au plan européen dans les domaines des Matériaux
Textiles Avancés (MTA), des Technologies de la Perception d’un Produit par les Sens (TPPS) et de la
Customisation de Masse (CM).
Le pôle a pour ambition :
• d’être un fédérateur des meilleures compétences pour l’élaboration et l’optimisation des projets
et le vecteur de leur rayonnement, de leur diffusion et de leurs retombées les plus étendues
possibles.
• de mettre le matériau textile au coeur des matériaux de l’avenir, par des utilisations innovantes
en termes de fonctionnalités et d’usages, permettant ainsi de nombreux et nouveaux débouchés
dans des secteurs à forte valeur ajoutée, comme les transports (aéronautique – automobile –
ferroviaire), la santé et l’hygiène, le bâtiment et le génie civil, les sports et loisirs, l’habillement
fonctionnel (équipements de protection, etc.).
• d’accélérer le développement des marchés et des activités liés aux Matériaux Textiles Avancés et
aux Technologies de la Perception d’un Produit par les Sens par la mise en oeuvre de
programmes scientifiques et de projets collaboratifs de Recherche & Développement (R&D)
associant les entreprises et les laboratoires de recherche.
• de favoriser le développement de l’innovation aux plans scientifique, technologique, industriel
mais aussi immatériel, organisationnel et managérial, notamment, à travers la customisation de
masse pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs en produits personnalisés dans
une démarche de développement durable.
L’objectif du pôle UP-tex, à l’horizon 2015, est d’être clairement identifié comme la référence
européenne dans les domaines des Matériaux Textiles Avancés (MTA) et des Technologies de la
Perception d’un Produit par les Sens (TPPS), par l’existence, la performance et la reconnaissance de son
écosystème : dynamisme et performance de son tissu industriel ; compétence et rayonnement de ses
centres de recherche, de transferts de technologies et de formation au plan régional d’une part (ENSAIT ,
Ecole des Mines de Douai, ENSCL, HEI, Universités, IFTH, R2ITH, CRITT) et national d’autre part, par la
mise en place de partenariats académiques, scientifiques et technologiques avec des Grandes Ecoles et
Universités françaises et européennes.
Nombre de
projets
Nombre
d’entreprises
Coût total Etat Région EPCI Europe Privé
ANR 0 0
2005 FUI 1 9
Oséo 1 1
2.269.392 €-
1.055.000 € 0 - 0 - 0 -
1.214.392 €

ANR 0 0
2006 FUI 2 12
Oséo 2 2
5.164.115 €-
1.333.708 €
242.600 €
79.800 €-
175.200 €
3.332.807 €

ANR 0 0
2007 FUI 1 7
Oséo 7 7
5.407.648 €-
2.195.954 €
324.282 €
58.800 €-
2.561.612 €
2.561.612 €

ANR 1 4
2008 FUI 3 24
Oséo 1 2
14 085 936 € * * * * *
ANR 0 0
FUI 2 17
2009
(au 30
avril) Oséo 0 0
5 999 950 €- 1 195 198 € 1 519 768 € A déterminer 0
3 284 984 €

* la répartition entre les financeurs d’un projet FUI n’ayant pas été faite pour le moment, il n’est pas possible de fournir ces
informations pour le moment.
18
Points clés :
Le point sur les projets labellisés
48 projets ont été labellisés depuis janvier 2006, par le CEST (Comité d’Etudes Scientifiques et
Techniques), organe de labellisation du pôle UP-tex (dont 10 depuis janvier 2009)
31 projets sont financés comme suit :
9 par le FUI dont 5 co-labellisés pour un budget de 25 M€
2 par OSEO pour un budget de 11 M€
3 au plan Européen pour un budget de 6,73 M€
1 par l’ANR pour un budget de 4 M€
3 régionaux (Conseil Régional, DRIRE) pour un budget de 550 000 €
1 national (concerne le CETI) pour un budget de 6,22 M€
2 autres financeurs (ADEME, Agence de l’eau) pour un budget de 1,1 M€
Soit un total de projets financés de 54.555.723 M€.
62 entreprises de la région Nord-Pas-de-Calais sont impliquées dans ces projets.
19 groupes (au sens juridique du terme), dont 6 pour le Pas-de-Calais et 13 pour le Nord.
43 PME dont 7 en Pas de Calais et 36 pour le Nord.
Le rayonnement à l’international
La représentation permanente à Bruxelles permet à UP-tex de repérer les partenaires potentiels et
d’accompagner les PME/PMI au niveau européen.
Le pôle est chef de file du programme DIMETEX sur les dispositifs médicaux textiles, qui a démarré fin
2008.
Le point sur le CETI

Le projet immobilier est en cours de finalisation avec le choix, après appel d’offre des
entreprises.

La partie équipement est en cours de validation avec les partenaires.
Pôle de compétitivité AQUIMER
28 entreprises et 12 centres de compétences techniques ont adhéré au pôle AQUIMER. 11 organisations
et syndicats (représentant plus de 300 entreprises) professionnels y ont également adhéré.
Le pôle AQUIMER s’organise autour de 3 thèmes stratégiques :

l’exploitation rationnelle et durable des espèces pérennes et la valorisation des produits et des
co-produits de la pêche et de l’aquaculture

le renforcement de la technicité et de l’environnement des entreprises

l’amélioration de la sécurité sanitaire.
19
Nombre
projets
Nombre
d’entreprise
s
Coût total Etat Région EPCI Europe Privé
ANR 0 0
2005 FUI 0 0
Oséo 0 0
0 0 0 0 0 0
ANR 0 0
2006 FUI 1 15
Oséo 2 2
1.607.688 448.149 0 10.323,60 592.824 556.391
ANR 1 0
2007 FUI 1 3
Oséo 1 2
3.477.558 921.145 214.544 162.790 0 1.036.356
ANR 1 0
2008 FUI 1 4
Oséo/
ISI 3 10
55.752.843 14.279.869 1.012.349 49.170 0 36.785.958
ANR
FUI 1* 4
2009
(au 30
avril) Oséo
* 1 projet retenu dans le cadre du 7ème appel à projets FUI, 2ème phase de l’instruction (pièces
administratives,…) en cours avant signature des conventions.
Points clés : 27 projets de R&D collaboratifs ont reçu des financements de 2005 à 2008. Ces projets ont
concerné 18 PME et 5 Groupes dans la région Nord-Pas de Calais.
Au 30 avril 2009, 3 projets ont été présentés à l’ANR (appel à projets ALIA) et 1 projet a été déposé dans le
cadre du huitième appel à projets FUI. Les dossiers sont en cours d’instruction.
Un protocole d’accord a été signé entre la Région et le pôle AQUIMER.
Le contrat cadre liant le Pôle à l’Etat a également été signé par la Région le 18 janvier 2007.
Le pôle AQUIMER a 1 projet structurant : le Centre de Veille, qui vise à transmettre à l’ensemble des
professionnels du secteur des produits aquatiques les éléments issus de l’actualité scientifique,
technique, économique et réglementaire. Ce projet a été lancé courant 2006.
Pôle de compétitivité PICOM
Le pôle distribution (industries du commerce) s’appuie sur une stratégie de filière reposant sur la très
forte concentration des sièges sociaux des entreprises de la distribution et de la vente à distance.
Trois axes prioritaires ont été définis :

Mobilité et relation clients.

Optimisation des process.

Nouveaux univers marchands.
20
Nombre
projets
Nombre
d’entreprises
Coût total Etat Région EPCI Europe Privé
ANR 0 0
2005 FUI 0 0
Oséo 0 0
0 0 0 0
0
0
ANR 1 4
2006 FUI 1 2
Oséo 2 2
3.334.000 € 590.000 €- 276.000 €- 0 -
215.000 €-
1.863.500 €
ANR 1 3
2007 FUI 2 7
Oséo 0 0
3.677.000 €
952.000 €-
620.200 €-
0 -
1.630.000 €
Privé 2 5
Région 1 6
ANR 0 0
FUI 2 11
2008
Oséo 0 2
7 565 879 € 1 688 879 € 318 765.75 € 65 974.75 € 365 740.5 € 5 012 941 €
Privé
Région
ANR
FUI 1 4
2009
(au 30
avril)
Oséo 1
2.697.647 € 405.008 € 690.034 €
203.810 €20
1.398.795 €
Points clés :

Mise en place d’un forum PME innovantes destiné à permettre à des entreprises de présenter leur
expertise aux enseignes de la distribution..

Appui au développement du salon ICTF dans le domaine des technologies sans contact

Création d’un groupe de prospective sur le commerce en 2020

Constitution d’un réseau doctoral dans le domaine de la recherche en distribution
Projets en cours :

14 projets ont été labellisés représentant un budget de 33,497 M€.

12 projets sont en cours d’étude.

6 projets ont été abandonnés ou suspendus.
37 entreprises régionales dont 24 PME sont impliquées dans ces projets ainsi que 17 organismes de
recherche.
PICOM est l’un des rares Pôle de Compétitivité en France où l’on retrouve, en plus des projets
technologiques, des projets non technologiques, deux projets notamment, l’un analysant la perception et
l’utilisation du site internet dans la démarche commerciale d’un vendeur en magasin et l’autre étudiant
la perception par les séniors de la communication par internet ont été financés par des entreprises.
Quatre nouveaux projets sont en cours d’élaboration.
On peut noter un total de 4 projets non technologiques labellisés (dont 1 projet terminé), ), 4 nouveaux
projets en cours d’études et 7 projets abandonnés.
21
Pôle de compétitivité MAUD
60 adhérents : 51% entreprises, 30% laboratoires, 12% institutionnels, 7% membres physiques. Le pôle estime
à 300 le nombre d’entreprises potentiellement concernées par ses thématiques.
Le pôle MAUD a pour principal objectif le développement de l’Innovation en Région Nord - Pas de Calais
dans le domaine de la Chimie et des Matériaux de Performance pour l’Alimentation, les Arts de la Table et
l’Usage Domestique. Les thématiques concernées sont la Chimie, les Matériaux et les Aliments.
Quatre axes d’innovation ont été déterminés :

Détergence et interactions milieux-matériaux

Interface multi-matériaux

Innovation alimentaire et galénique

Procédés industriels innovants pour les arts de la table.
Nombre
projets
Nombre
d’entreprises
Coût total Etat Région EPCI Europe Privé
ANR 0 0
2005 FUI 0 0
Oséo 0 0
0 - 0 - 0 - 0 - 0 - 0 -
ANR 1 0
2006 FUI 2 7
Oséo 0 0
4.259.869

993.335 -
702.245

0 - 0 -
2.564.289

ANR 1 0
2007 FUI 0 0
Oséo 1 1
2.741.023
717.734 -
278.825

0 - 0 -
1.744.464

ANR 2 0
2008 FUI 1 5
Oséo 2 5
4.851.000 156 000 605 000 0 105 000 3 985 000
ANR
FUI 1 2
2009
(au 30
avril) Oséo
9 956 310 1 844 757 328 240 139 261 1 000 000 3 297 723
* la répartition entre les financeurs d’un projet FUI et d’un projet ANR n’ayant pas encore été faite, il n’est pas
possible actuellement de fournir ces informations.
Points clés :
• 8 projets de R&D collaboratifs ont reçu des financements de 2005 à 2008. Ces projets ont
concerné 1 PME dans la région Nord-Pas de Calais.
• 6 thèses engagées (implication dans un projet Arcir).
• 3 technologies clés les plus représentées : technologies et méthodes de production, Matériaux &
Chimie, Technologie de l’information et de la communication.
• Lancement d’un appel à projets en collaboration avec la plate-forme régionale innovation et
valorisation de la R&D en juin 2008.
• Plusieurs conventions : ESIEC, Glass Vallée, VTT, Natiss.
• Plusieurs partenariats : Cap Action, Euralia/YTES.
• Plusieurs participations à des salons : Interpack, Drupa, Salon créer, SIAL, Salon Emballage.
• Constitution nouvelle association et dépôt des statuts fin décembre 2008. Assemblée Générale
constitutive le 23 mars 2009.
• Equipe d’animation : 6 personnes temps plein au 1er avril 2009.
• Le pôle MAUD contribue au projet structurant : le centre de recherche fondamentale, Institut
Michel-Eugène Chevreul, fédération de recherche labellisée par le CNRS.
22
Pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité (NSL)
41 entreprises et 18 structures de recherche et de formations supérieures.
Le Pôle recense également 47 laboratoires dont les équipes de recherches ont participé à un projet
labellisé par le Pôle NSL et/ou dont les thématiques de recherche sont en lien avec celles du Pôle NSL ou
transversales (chiffre non limitatif car tout laboratoire rattaché aux tutelles membres du Pôle est
également membre du Pôle NSL).
Thématiques du Pôle NSL
Le Pôle de Compétitivité Nutrition Santé Longévité est positionné à la croisée des nouvelles stratégies
médicales, scientifiques et industrielles, qui associent :

la prévention et le traitement des pathologies chroniques multifactorielles pour lesquelles
l’alimentation est un facteur désormais reconnu comme jouant un rôle prépondérant,

et le développement d’aliments améliorés sur le plan nutritionnel, d’ingrédients & d’aliments à
fonctionnalité santé et de solutions thérapeutiques innovantes.
Depuis son origine, les acteurs fédérés dans le Pôle de Compétitivité Nutrition Santé Longévité
interviennent donc dans le domaine de la prévention - via la nutrition - et du traitement des maladies
métaboliques et cardiovasculaires ainsi que des maladies liées au vieillissement. Le Pôle de Compétitivité
Nutrition Santé Longévité souhaite poursuivre et amplifier ses actions dans ce domaine et sur ces
thématiques prioritaires en vue de :

faire progresser la compréhension des mécanismes physiopathologiques de ces maladies,

mieux comprendre les facteurs de risque ou de protection (notamment l’alimentation) par rapport à ces
pathologies,

mieux cerner le rôle potentiel des aliments, des nutriments ou des comportements alimentaires sur la
qualité de la vie (performances physiques, intellectuelles, résistances aux infections, bien-être,
longévité...) afin notamment :

de développer et améliorer les pratiques préventives adéquates,

d’améliorer la qualité des produits alimentaires (impact des procédés de transformation
industriels sur la qualité des produits, leur composition, l’apparition d’allergènes, sécurité
sanitaire des process…..)

identifier puis valider de nouvelles cibles biologiques,

sélectionner des molécules susceptibles d’agir sur ces cibles et ayant une action préventive ou
thérapeutique ; en évaluer leur efficacité, leurs mécanismes d’action, leur toxicité et leur impact sur la
population (épidémiologie et recherche clinique) ;

extraire et sélectionner des principes actifs naturels susceptibles d’agir efficacement, notamment en
prévention, via un aliment, un ingrédient voire même un médicament
Sont ainsi au coeur des préoccupations du Pôle NSL tout projet :
1) visant à développer des aliments ou ingrédients revendiquant une activité Santé (quelle qu’elle soit)
2) relatif à la prévention -autre que via la nutrition-, au diagnostic et au traitement des maladies
cardiovasculaires, métaboliques et neurodégénératives.
23
Les chiffres ci-dessous concernent uniquement les projets de R&D labellisés par le Pôle NSL,
financés et impliquant des entreprises régionales.
Nombre
projets
Nombre
d’entreprises
Coût total Etat Région EPCI Europe Privé
ANR 1 1
2005 FUI 0 0
Oséo 0 0
1.506.000

836.087 - 0- 0 -
0 -
670.000 -
ANR 1 1
2006 FUI 2 4
Oséo 6 11
14.093.402

4.409.262

200.000

0 -
920.000 - 8.564.139

ANR 0 0
2007 FUI 1 (a) 1 (a)
Oséo 4 7
5.787.432

1.886.800

346.200

489.000 -
0 - 3 065 432

ANR 0 0
FUI 2 (b) 4 (b)
Oséo 5 5
7.498.757

1.237.413

262.392

220.092 - 590.184 -
3.999.604
2008 -
Oséo
ISI 2 17 54.300.000

23 284 000

0- 0 - 0 - nc
ANR 0 0
FUI 0 0
Oséo 3(b) 3(b)
1 329 185

183 250 - 103 250

37 000 - 261 500 - 744 185 - 2009
(au 30
avril) Oséo
ISI
(a) Ce projet co-labellisé par AQUIMER et NSL, porté par la PME régionale Jacques Maes intitulé ISM a
été retenu au FUI d’avril 2007. Seule la partie du projet portée par la société Jacques Maes est
comptabilisée ici.
Au total, 30 projets sont financés
4 projets Nutriprev
(b) sur les 26 projets restants, un projet est comptabilisé deux fois : un dossier porté par Genfit financé
par OSEO en 2009 est rattaché à un projet porté par Lesaffre déjà comptabilisé en 2008 et financé par le
FUI.
A ces projets s’ajoutent :

3 projets retenus dans le cadre d’aide au transfert OSEO

1 projet retenu dans le cadre du concours d’aide à la création d’entreprise EMERGENCE
(c) La part privée calculée ne comprend que les entreprises régionales membres du Pôle NSL.
Le projet dispositif d’accompagnement « Nutriprev » a été lancé en 2008. Il s’agit de favoriser le recours à
des expertises externes pour les PME de la région afin d’aider à l’amélioration nutritionnelle de leur offre.
Un protocole d’accord a été signé entre la Région et NSL.
=> Trois dossiers ont été déposés et financés pour 2008 (représentant 74.6 k- d’aides octroyées).
=> Pour le début d’année 2009, un dossier a été déposé et financé (représentant 25k€ d’aides octroyées)
24
Pôle d’excellence régional PLASTURGIE
I) Enjeux stratégiques pour la filière Plasturgie en Nord Pas de Calais
L’environnement de la plasturgie française a fortement évolué. Les entreprises doivent aujourd’hui
faire face à la montée en puissance de la concurrence internationale d’Europe de l’Est et d’Asie.
Cette industrie subit, les pressions des groupes chimiques internationaux et connaît une forte
pression de la part des grands donneurs d’ordre.
II) Stratégie du pôle d’excellence régional « Plasturgie »
2.1 : L’Innovation
L’APAF, est acteur de la plate-forme de l’innovation et valorisation de la recherche. Elle a
contribué :
• au lancement d’un appel à projets à l’innovation en juin 2008. Il vise à susciter
l’émergence de projets d’innovation, de R&D et /ou de valorisation de la recherche.
• à l’accompagnement des projets.
• au transfert technologique.
2.2 : La promotion de la filière, stratégie à l’échelle nationale et internationale

Au sein de la région : le site internet du pôle d’excellence (www.portailplasturgie.com) est
référencé en 5ième position sur le moteur de recherche Google.

A l’international : construction d’un programme d’information – formation à l’export et de
présence sur salons.
2.3 : L’implication des PME : le réseau de progrès
Le pôle d’excellence a aussi pour missions d’animer le réseau d’entreprises plasturgistes à partir
d’actions collectives. A titre d’exemples :
• Amélioration continue de l’organisation par le déploiement des outils du 5S (outil de la
Qualité Totale et de progrès permanent dans toute l’entreprise) ; audits croisés,
management de proximité (en lien avec l’ARACT),
• Ateliers sur la performance des procédés industriels,
• Veille technologique et marché : les entreprises du pôle bénéficient des services de
l’ADIT, de l’ARIST et de CCI International,
2.4 : Stratégie en matière de développement du capital humain – Responsabilité sociale et
environnementale des entreprises
Pour faire face aux besoins récurrents en recrutement pour des postes de stratifieurs, l’APAF, le
CFP, Adecco et Manpower ont monté une action spécifique « stratifieurs intérimaires ». Cette
action est le résultat des informations recueillies au cours de visites en entreprises, dans le cadre
du programme « veille technologique » orienté composites. Visites au cours desquelles les
industriels font part des besoins de leur métier bien spécifique. En se fédérant les entreprises du
pôle d’excellence ont mutualisé leurs besoins en ressources humaines, contribuant ainsi à
constituer un vivier de personnel qualifié en Région.
Le pôle d’excellence participera, par ailleurs aux réflexions régionales en matière de besoins de
formations (initiale, apprentissage, professionnelle).
III) Installation de la gouvernance
Le pôle d’excellence plasturgie est structuré autour :
25
• D’un conseil de gouvernance qui regroupe les financeurs, des entreprises, des
organismes institutionnels et des personnalités expertes, la plate-forme de l’innovation et
valorisation de la recherche.
• un comité de pilotage chargé d’éclairer les travaux et décisions du conseil de
gouvernance,
• d’un « groupe projets » dans lequel s’inscrivent les organismes publics et privés par
l’apport et la conduite d’actions qui vont bénéficier à l’ensemble des entreprises de la
filière.
L’APAF (association « Action Plasturgie Artois Flandres »), structure porteuse du pôle, a pour
mission d’assurer l’animation du pôle, de conduire les thématiques relevant de la « gouvernance »,
de veiller à la bonne coordination et à la cohérence des actions menées par les structures
s’inscrivant dans le « groupe projets ».
Pôle d’excellence régional IMAGES
I) Enjeux stratégiques pour la filière Image / numérique en région Nord Pas de Calais
Le pôle d’excellence régionale « images » repose sur 4 filières et 80 sociétés en forte croissance :
• Le cinéma et la télévision représentent 30 sociétés de production et de post production -
600 comédiens et techniciens. La région, avec 60 films produits chaque année, est le 3ième
fonds régional français.
• Le jeu vidéo connaît la plus forte croissance. 500 emplois au sein de 15 studios de
création.
• Le film d’animation, secteur le plus mondialisé regroupe 5 studios et 150 emplois.
• L’image de synthèse et les univers virtuels représentent 20 sociétés « innovantes » et
100 emplois.
Au total plus de 1 200 emplois et un potentiel de développement important dans le monde et en
France. Capter ces emplois en région Nord - Pas de Calais est donc un enjeu majeur.
II) Stratégie du pôle d’excellence régional « Images »
2.1 : L’Innovation
L’innovation dans cette filière se situera dans un premier temps autour des trois enjeux suivants :
• produire mieux et moins cher par la création, notamment d’un nouveau studio « low
cost » et des innovations en matière d’organisation.
• développer des scénarios qui prennent en compte la déclinaison sur les différents
formats et des budgets de production moins élevés.
• développer le serious games : jeux vidéo à « objet sérieux » (ex : formation virtuelle).
• Perfectionner la chaîne de la valeur et introduire le numérique dans la gestion des
projets.
Le pôle propose donc de lancer sur ces domaines un appel à projets, qui permettra aux PME
régionales de se positionner sur ces nouveaux marchés.
2.2 : La promotion de la filière, stratégie à l’échelle nationale et internationale
Pour répondre au double enjeu de renforcement d’une « image de marque forte » en France et
d’internationalisation de la chaîne de la valeur, le pôle devra conforter les partenariats
internationaux, en renforçant, notamment, ceux qui existent (partenariats transfrontaliers et en
Inde)
26
Il propose également, dans un premier temps de capitaliser les évènements existants pour donner
plus de visibilité à la filière pour à moyen terme, créer un évènement autour de la convergence « le
festival des 5 écrans »
2.3 : L’implication des PME
Il s’agit principalement de :
• Mettre en place une offre commune d’accompagnement des sociétés de la région sur les
marchés à l’international (DIGIPORT/CRRAV/CCI de Valenciennes).
• Mettre en place les outils classiques d’animation d’un réseau : réunions régulières de
filières, missions à l’étranger, site Internet, veille technologique et socio-économique,
coordination avec les autres pôles régionaux et frontaliers.
2.4 : Stratégie en matière de développement du capital humain – Responsabilité sociale et
environnementale des entreprises
En lien avec les écoles et universités, des nouvelles filières de formation initiales seront étudiées :
• Ecrire pour le low cost et la convergence,
• réalisation et production de « serious game »,
• Gestionnaire de la mondialisation de la production,
• Décorateur de studio
• …
De même, de nouvelles formations courtes afin d’actualiser les compétences des producteurs,
techniciens et comédiens seront proposées.
III) Installation de la gouvernance
Une gouvernance qui place les 3 territoires : LMCU, Valenciennes Métropole, CAPH au coeur du
projet de pôle. La création d’une association dont l’objet unique est la mise en oeuvre du
programme d’actions du pôle d’excellence régional « Images » :
• Un conseil d’administration qui regroupe les 7 familles d’acteurs, indispensables à la
réussite des actions du pôle,
• Une structure légère sans locaux et salariés adossée à 3 acteurs opérationnels
clairement identifiés sur les 3 axes du programme d’actions : CRRAV, CCI de
Valenciennes et DIGIPORT,
• Un plan d’actions concerté le 18 novembre auprès des 7 familles d’acteurs (200 décideurs
confirmés),
• Un comité de direction qui regroupe les trois organismes opérationnels et les trois
responsables des projets de sites locaux.
Pôle d’excellence régional EURALOGISTIC
I) Enjeux stratégiques pour la filière logistique en région Nord Pas de Calais
Avec 5 600 établissements et 56 000 salariés, le Nord - Pas de Calais est la 3ème région logistique
française. La position géographique de la région lui donne un atout majeur. L’enjeu du pôle
consiste à développer une offre de services spécialisée aux entreprises de la filière et à assurer à la
région Nord-Pas de Calais une position de leadership national.
27
II) Stratégie du pôle d’excellence régional Euralogistic
2.1 : Innovation et développement des entreprises
Une action majeure du pôle d’excellence régional EURALOGISTIC, consiste à accompagner les PME
régionales de la filière3 à intégrer, dans leurs projets d’entreprises, des composantes liées à
l’innovation, notamment, l’amélioration de :

leur organisation du travail : optimisation et massification des flux, référentiels qualité sur toute
la supply chain, méthodes du lean management, intégration des concepts de logistique verte,
adéquation des compétences à l’évolution des métiers ;

leurs offres de services : externalisation, développement de la multimodalité, positionnement à
l’international, spécialisation et partenariats interentreprises.
Cette action a été enclenchée en juin 2008 au travers de l’appel à projets innovation lancé avec
J’INNOVE et OSEO. 12 projets ont été accompagnés. L’opération sera réitérée au second semestre
2009.
En 2009, le Pôle s’est fixé pour objectif d’accompagner annuellement 35 projets en région et de
détecter 15 projets à fort potentiel de développement sur toute la filière. Face à la conjoncture,
Euralogistic intervient également sur des projets d’entreprises en difficulté et plus
particulièrement sur les volets stratégie, organisation et marketing. Par ailleurs, des expertises
ponctuelles sont désormais menées sur des projets logistiques initiés par les territoires, avec
l’aide de professionnels. Enfin, des collaborations régulières sont nouées avec I-Trans (innovation,
recherche).
2.2. Veille et mise en réseau des acteurs de la filière
Depuis 2009, l’action consiste à sensibiliser 150 entreprises au travers de réunions techniques et
de visites initiées avec l’ensemble des clubs logistiques en Nord-Pas de Calais. Par ailleurs, le
portail internet Nord-Logistique.com constitue le coeur de réseau du Pôle. Il fédère 700 partenaires
en région. Il constitue le véhicule principal de diffusion de l’information logistique régionale. Son
indéniable montée en puissance (200 000 visiteurs annuels) est désormais reconnue au plan
national.
2.3 : Promotion de la filière, stratégie à l’échelle nationale et internationale
Au niveau régional : il s’agit de promouvoir les différentes spécificités logistiques du Nord - Pas de
Calais. En 2009, deux événements majeurs sont prévus en Nord-Pas de Calais :
* Just-in-Log permettra le rassemblement de toute la filière logistique régionale le 22 septembre à
Dourges. Il s’agit d’un salon/convention d’affaires planifié sur quatre territoires différents en 4 ans.
500 visiteurs professionnels sont attendus en 2009. L’opération est menée conjointement par le
Club logistique 59/62 et Euralogistic avec le soutien de l’Etat et de la Région.
* Par ailleurs, le dynamisme logistique de la région permettra au Pôle régional d’accueillir, pour la
première fois à Lille, la Convention nationale de l’ASLOG (Association nationale de la logistique) les
17 et 18 novembre 2009 : il s’agit d’un colloque professionnel de très haut niveau. Cette opération
est initiée en partenariat avec Euralogistic et la CRCI.
Au niveau national et international : le Pôle organise avec la CRCI et CCI international la
représentation de la filière économique régionale sur des salons européens majeurs : Paris,
Munich et Barcelone.
3 Transport, logistique, commerce interindustriel, recyclage, info logistique, fournisseurs d’équipements, consulting
et formation dédiée
28
2.4 : Stratégie en matière de développement du capital humain – Responsabilité sociale et
environnementale des entreprises
Un des projets structurants du Pôle consiste à créer le complexe de formation logistique le plus
innovant de France : le Campus Euralogistic. Ce projet, mené en collaboration étroite avec les
entreprises, l’Université, l’Education Nationale et les organismes de formation majeurs de la filière
s’inscrit dans le cadre du Contrat de projet Etat-Région. Le cycle de formation reposera sur le
principe de l’immersion des apprenants en tâches opérationnelles. Un label de référence a été
déposé : « les Compagnons de la logistique ». L’ouverture du campus est envisagée pour
Septembre 2010.
III) Installation de la gouvernance
Euralogistic, pilote du pôle d’excellence régional, a réuni le 18 novembre 2008 son premier comité
de pilotage.
Ouvert à l’ensemble des acteurs concernés par la logistique, ce comité de pilotage se réunira, au
second semestre 2009. Il permettra de concerter largement les acteurs qui souhaitent contribuer
au développement de cette filière. Des comités techniques de pilotage seront créés pour chaque
projet décliné ci-dessus.
Pôle d’excellence régional BOIS
I) Les enjeux stratégiques pour la filière en région Nord – Pas de Calais
La filière forêt - bois du Nord – Pas de Calais représente environ 22 000 salariés répartis dans 3000
entreprises. L’ensemble des acteurs travaillent depuis 2 ans à la mise en place d’un plan d’action
de la filière avec pour enjeux :
• Accroître les surfaces boisées certifiées et gérées durablement
• Mettre en place des filières courtes, avec en priorité :

La filière bois énergie

La filière bois construction
• Créer et maintenir des entreprises en région, avec un traitement spécifique des
entreprises de première transformation du bois (maillon le plus faible de la filière).
• Faire la promotion du matériau bois et de ses utilisations auprès des architectes et
consommateurs / grand public.
II) Stratégie du pôle d’excellence régional Bois
2.1 L’innovation
Pour répondre aux enjeux de la filière, des actions en ce sens existent ou vont se développer :
• Recherche de nouveaux débouchés pour valoriser les essences produites en Région
(actions menées sur le hêtre et le peuplier, …)
• Recherche de nouveaux modes de traitement
• Recherche sur le changement climatique et l’adaptabilité des essences et changements
observés en forêt
• Recherche de nouveaux matériaux plus respectueux de l’environnement (écomatériaux)
29
2.2 La promotion de la filière, stratégie à l’échelle régionale, nationale et internationale
Les professionnels et acteurs de la filière forêt-bois souhaitent communiquer et faire parler de
leurs produits, métiers, passion. Plusieurs cibles sont concernées (grand public, entreprises,
architectes et bureaux d’études, donneurs d’ordres).
L’objectif des acteurs de la filière serait de créer des supports de communication communs et
validés par tous et de participer de manière concertée et structurée aux différents évènements. Et
pourquoi par à terme, d’organiser un évènement fort autour du bois en région Nord – Pas de Calais,
à commencer dans un premier temps par le « colloque bois » en mai 2009, durant la semaine du
bois.
2.3 L’implication des PME
Pour accompagner les PME, l’ensemble des acteurs de la filière propose :
• D’organiser des réunions d’information sur des thèmes d’actualité,
• D’accompagner les entreprises dans les démarches de Certification
• De former les architectes pour une mise en oeuvre optimale du matériau bois
• De créer une base de données compétences et savoir faire
• De favoriser la mise en réseau d’entreprises et la création de filières courtes
• D’organiser des voyages d’études (Itinéraires bois construction, …)
• De rechercher de nouveaux débouchés pour les essences de bois régionales et d’envisager de
nouveaux traitements.
2.4 Stratégie en matière de développement du capital humain – Responsabilité sociale et
environnementale des entreprises
Tous les secteurs de la filière forêt - bois manquent de main d’oeuvre motivée et qualifiée. Pour
encourager les travailleurs à s’orienter vers des formations « bois », les acteurs de la filière
proposent de :
• Participer de manière commune à des salons et forums des métiers,
• Mettre en place et de communiquer sur des projets « vitrine », sorte de chantiers écoles :
Villavenir, …
• Participer à la création de nouvelles formations,
• …
III) Installation de la gouvernance
De part cette expérience acquise sur l’animation du contrat de filière, il est proposé à Nord Picardie
Bois l’animation du plan d’actions du pôle régional d’excellence bois en lien étroit avec les
territoires, notamment :
• Le Centre du Bois de Thiérache (CBTh) / Initialité
• Le Territoire des 7 Vallées / Maison du Bois.
• Et tout autre territoire concerné par le développement de cette filière.
Et l’ensemble des acteurs cités ci-dessus.
30
31
En 2002, 0,7% du PIB de la région était consacré à la recherche et à l’innovation. L’objectif affiché du
sommet de Lisbonne est de 3%. La réalisation de cet objectif passe par :

l’augmentation du potentiel régional de recherche publique et privée,

la multiplication des partenariats entre laboratoires, centres technologiques et entreprises,

le développement et l’accompagnement de l’innovation et du transfert technologique au coeur
des entreprises.
Tableau 1 : les axes stratégiques
AXES OBJECTIFS
Mise en oeuvre de la Plateforme
Innovation
Valorisation de la Recherche
Construire une Stratégie Régionale Innovation – Valorisation de la
Recherche et travailler à une meilleure cohérence entre les dispositifs
existants
Mise en place de Personnes
Relais Valorisation, d’
Ingénieurs d’Affaires, de
Promoteurs Innovation et
Valorisation
Développer le transfert des résultats de la recherche, des connaissances
et savoir-faire, en priorité à destination des entreprises régionales
Renforcer l’accompagnement individuel des porteurs de projets
d’innovation
Construction d’une offre
technologique régionale au
sein du site Jinnove.com
Référencer et faire connaître l’ensemble des compétences, des savoirfaire,
des technologies et des équipements disponibles dans les
établissements et organismes de recherche régionaux
Mise en place d’une
démarche pro-active vers les
entreprises régionales
Passer de 180 projets d’innovation soutenus par an en 2005 à 260 projets
en 2012
Mise en place d’un Fonds
régional d’aides favorisant
l’émergence et le montage
de projets innovants
Favoriser l’amorçage et l’émergence de projets innovants et soutenir les
projets d’entreprises et de laboratoires de recherche en phases de
faisabilité, de développement et de pré-lancement industriel
L’Innovation et la Valorisation
de la Recherche Axe 3 du SRDE :
Placer l’innovation, la recherche fondamentale
et sa valorisation au coeur des priorités
pour accélérer la mutation de l’économie régionale
32
Tableau 2 : le bilan au 30 avril 2009
AXES OBJECTIFS 2009 RESULTATS AU 30 AVRIL 2009
Mise en oeuvre de
la Plateforme
Innovation
Valorisation de la
Recherche
Renforcer le sentiment
d’appartenance et l’implication
des acteurs régionaux à la
dynamique Plateforme
Accompagner les Pôles de
Compétitivité et Pôles
d’Excellence Economique dans la
définition et mise en oeuvre de
leurs plans d’actions innovation –
valorisation de la recherche
Renforcer la connaissance des
services de la Plateforme par les
entreprises cibles
Finaliser la Stratégie Régionale
Innovation
59 adhésions d’acteurs régionaux à la dynamique
Plateforme
Préparation de la semaine de l’innovation en cours
Accompagnement de 11 Pôles de Compétitivité et
d’Excellence Economique Régionaux
6 000 à 8 000 visites mensuelles sur le site
Jinnove.COM
Recrutement d’une chargée de communication en
cours et mise en place d’un nouveau plan de
communication
Travail sur la Stratégie Régionale Innovation en cours
de réalisation :

Etablissement du diagnostic partagé,

Plan Innovation Valorisation de la recherche
2008 – 2010 établi

Mise en place de 5 groupes de travail thématique,

Lancement de plusieurs études pour préparer la
rédaction de la SRI.
Mise en place d’
Hommes Relais
Valorisation,
d’Ingénieurs
d’Affaires, de
Promoteurs
Innovation et
Valorisation
Identification au sein des
structures membres de la
Plateforme des ressources
mobilisables sur les projets
(Personnes Relais Valorisation,
Ingénieurs d’Affaires,
Promoteurs Innovation,
Compétences transversales,…)
Identification de 9 Personnes Relais Valorisation, de 4
Ingénieurs d’Affaires et de 4 Promoteurs Innovation
Identification de 4 référents compétences
transversales : ADIT, INPI, CCI International et ARIST
Construction
d’une offre
technologique
régionale au sein
du site
Jinnove.com
Référencement de Centres de
Ressources et d’Expertise
Scientifique et Technologique
(CREST) et valorisation sur le
site Jinnove.com
Démarrage de l’animation des
CREST
36 structures labellisées CREST
Base de données des CREST constituée (36 fiches
réalisées) et en ligne sur le site Jinnove.com
33
Mise en place
d’une démarche
pro-active vers
les entreprises
régionales
Minimum 230 projets soutenus
financièrement
Poursuivre la logique des appels
à projets avec le :

Lancement d’un appel à projets
« Actions collectives
Plateforme »

Lancement d’un appel à projets
« Création d’entreprises
innovantes » à vocation nationale
67 projets d’innovation décidés
61 projets d’innovation signés pour un montant de 5,2
M euros.
3 lauréats au concours national d’aide à la création
d’entreprises de technologies innovantes - catégorie
Emergence
Poursuite des actions collectives : Europe,
Management de l’Innovation, Cascioppée, 3POD
(design) et InoPME
Lancement mi et fin 2008 de 2 vagues d’Appels à
Projets portés par les pôles de compétitivité ou
d’excellence (Agro-alimentaire, Plasturgie, Logistique,
Biologie – Santé, MAUD, filière Produits Aquatiques,
Industries du Commerce, Textiles Techniques,
Automobile, Eco – entreprises, Mécanique) à
destination des entreprises et des laboratoires de
recherche de la région.
267 dossiers reçus.
141 dossiers retenus pour accompagnement et
financement
Lancement début 2009 d’un appel à projets (MAUD) et
d’un appel à manifestation d’intérêt (I-Trans)
Mise en place
d’un Fonds
régional d’aides
favorisant
l’émergence et le
montage de
projets innovants
50 projets soutenus
financièrement à hauteur de
4,5 M€ au titre du Fonds
Innovation
Accompagnement de 27 projets, dont 5 projets
laboratoires
15 projets signés pour un montant de 1,4M€
34 Prestations Technologiques Réseau lancées.
34
35
Enjeux
3ème région d’accueil d’investissements étrangers en cumulé depuis 1993 et 3ème région exportatrice
derrière l’Ile de France et Rhône Alpes, le Nord – Pas de Calais s’est fixé comme ambition pour sa
politique à l’international de :

Rester l’une des premières régions en terme d’investissements étrangers et améliorer la qualité
des projets accueillis ;

Conforter les parts de marchés des entreprises régionales exportatrices et favoriser l’émergence
de nouveaux exportateurs ;

Développer les relations de coopération économique bilatérale.
La politique économique à l’international s’articule autour des 4 orientations suivantes :

Attirer les investisseurs étrangers ;

Internationaliser les PME Régionales ;

Développer la coopération économique décentralisée ;

Communiquer à l’international.
Les chiffres du commerce extérieur en 2008 (Source DRCE)
Le Nord – Pas de Calais reste une région performante à l’international :

3ème région exportatrice de France derrière l’Ile-de-France et Rhône – Alpes et devant l’Alsace.

représente 8,4% du total des exportations françaises et 8,1% des importations françaises sur la
période
En 2008, le Nord-Pas de Calais conserve sa position au 3ème rang des régions françaises exportatrices
mais le rythme de croissance des échanges régionaux se dégrade. Avec des exportations très fortement
concentrées en termes de marchés et de produits, la région subit les effets de la crise sur les marchés
étrangers comme sur son territoire.
Plus de la moitié des exportations sont réalisées vers quatre pays clients : Belgique, Allemagne, Royaume
Uni et Italie et sur quatre grandes catégories de produits : automobile (20,6%), Métaux, produits
métalliques (19,9%), Agroalimentaire (14,6%) et Produits chimiques, caoutchouc et plastiques (13,9%).
Le solde de la balance commerciale régionale est déficitaire de –4,2 milliards d’euros, mais reste
excédentaire de 580 millions d’euros hors pétrole.
L’International et la Créativallée
Axe 5 du SRDE : Repenser l’action économique
du Nord – Pas de Calais à l’international
36
Indicateurs 2008 Données au
1er trimestre 2009
Rappel
1er trimestre 2008
Exportations 33,9 Md EUR 6,6 Md EUR 9,2 Md EUR
Importations 38,1 Md EUR 7,3 Md EUR 9,6 Md EUR
Solde de la balance
commerciale

4,2 Md EUR - 0,7 Md EUR - 0,4 Md EUR
Tableau 1 : programme pluriannuel
AXES OBJECTIFS
Attirer les investisseurs
étrangers
Création annuelle de 2 800 emplois par le biais d’implantations
nouvelles
Internationaliser les PME
régionales
Accompagner chaque année le déplacement de 400 PME à l’étranger et
augmenter tous les ans de 200, soit environ 15 par pôle, le nombre
d’entreprises exportatrices en région
Coopération économique
décentralisée
Faire des zones actuelles de coopération, de futurs marchés, et
favoriser des actions de partage d’expérience ou de partenariats
interentreprises
Promouvoir l’image du Nord –
Pas de Calais à l’international
Définir une stratégie commune et partagée de communication
Tableau 2 : état d’avancement
AXES OBJECTIFS 2009 BILAN DU 01 JANVIER 2009
AU 30 AVRIL 2009
RAPPEL AU 31/12/2008
Attirer les
investisseurs
étrangers
3 000 emplois
créés suite aux
implantations
d’entreprises

72 projets potentiels identifiés

2 projets gagnés

252 emplois à créer ou
maintenus

100M€ d’investissements
prévus

240 projets potentiels
identifiés

17 projets gagnés

2366 emplois à créer ou
maintenus

239,4M€ d’investissements
prévus
Internationaliser
les PME régionales
Accompagner
400 PME sur les
marchés
étrangers et
détecter 200
nouveaux
exportateurs.
Programme « Nouveaux
exportateurs »

55 actions Eval’Export (conseil
en direction de nouveaux
exportateurs)

6 actions du Programme
Intégré de Développement
International
Programme « Nouveaux
exportateurs »

87 actions Eval’Export (conseil
en direction de nouveaux
exportateurs)

11 actions du Programme
Intégré de Développement
International
37
AXES OBJECTIFS 2009 BILAN DU 01 JANVIER 2009
AU 30 AVRIL 2009
RAPPEL AU 31/12/2008
Formation
77 collaborateurs formés aux
techniques de l’international
pour 75 entreprises distinctes
Accompagnement des
entreprises

272 entreprises rencontrées
en RDV ou réunions collectives

75 entreprises accompagnées
dans leurs approches
commerciales des marchés
étrangers

133 entreprises régionales
exposantes
Groupements
10 sociétés accompagnées
dans le cadre de 2
groupements
Formation
332 collaborateurs formés aux
techniques de l’international
pour 225 entreprises distinctes
Accompagnement des
entreprises

1012 entreprises rencontrées
en RDV ou réunions collectives

277 entreprises
accompagnées dans leurs
approches commerciales des
marchés étrangers

144 entreprises régionales
exposantes
Groupements
10 sociétés accompagnées
dans le cadre de deux
groupements
Volontariat
International en
entreprise :
objectif global à
horizon 2011 :
300 VIE en poste
en région Nord –
Pas de Calais et
100 projet de VIE
en PME PMI

235 VIE sont en poste

20 projets de VIE en PME/PMI
ont bénéficié du soutien de la
Région (10 000 euros par VIE)

198 VIE sont en poste

2 projet de VIE en PME PMI –
le programme de soutien a été
lancé en décembre 2008.
Coopération
économique
décentralisée
Le principal enjeu de la coopération décentralisée consiste à créer une dynamique
de territoire à territoire dans la perspective d’entraîner les acteurs économiques
vers un développement et un co-développement fort à l’international.
Une Assistance à Maîtrise d’Ouvrage doit apporter une expertise dans la définition
de la stratégie pour la mise en oeuvre de l’axe 3 de l’avis à l’international
« Développer les relations de coopération économique bilatérale » et son dispositif
d’évaluation.
1 - Les décisions d’investissements en Nord – Pas de Calais en 2008 (Enquète ORECE 2008)
Les données s’appuient sur les résultats de l’enquête ORECE (Observatoire Régional des Entreprises à
Capitaux Etrangers). Cette enquête recense les nouvelles décisions d’investissement étranger qui créent
ou maintiennent de l’emploi.
La région Nord-Pas de Calais est la seule région du trio de tête (Ile-de-France, Rhône-Alpes et Nord –Pas
de Calais) à créer plus d’emplois qu’en 2007 (croissance de 12,4 %)
38
2008 2007
Nombre de projets 30 44
Nombre d’emplois créés et
maintenus
3 159 2 810
Principaux enseignements :

Deuxième région d’accueil d’investissements étrangers hors Ile-de-France et une part de marché du
bilan France de 9,9%

Deuxième région la plus attractive en emplois rapportés à la population active (2,2 emplois issus de
nouveaux investissements étrangers pour 1 000 actifs)

Deuxième région d’accueil d’investissements étrangers hors Ile-de-France en flux cumulés depuis 16
ans avec 45 598 emplois et 747 décisions, soit 10,42 % du total France. La Région a perdu une place au
détriment de Rhônes-Alpes.

Forte majorité d’investissements européens (plus de 80 % de l’emploi annoncé) mais aussi 29 % des
investissements canadiens en France, 21 % des investissements japonais et 17 % des investissements
belges.

Prédominance des projets de production
L’emploi industriel sort incontestablement vainqueur des investissements étrangers en Nord Pas-de-
Calais et représentent une part de marché France, en 2008, de 11 %
Les investissements étrangers renforcent particulièrement le tissu industriel local puisque la totalité des
emplois maintenus sont comptabilisés dans l’industrie (soit 17 % des emplois maintenus industriels
depuis 1993). Ils créent aussi plus de 620 emplois.
Ces investissements concernent des secteurs aussi divers que l’agroalimentaire, le ferroviaire, la
plasturgie, la pharmacie, la production d’énergie et de composants électroniques, de machines et
équipements industriels.
Ils contribuent aussi à conforter les principaux secteurs actuellement touchés par la crise économique
(400 emplois maintenus dans le textile, 420 dans le papier - carton, 241 dans l’automobile).

Le dynamisme des activités tertiaires relevé en 2007 se poursuit cette année.

Près de la moitié des projets en créations ex-nihilo et une année record en maintien d’emplois
Les investissements étrangers se traduisent par un niveau d’emplois créés (1 488 emplois) similaire à
2007 et par une forte augmentation des emplois maintenus et pérennisés.
645 emplois nouveaux dans le cadre de créations ex-nihilo et 843 dans le cadre d’extensions de sites
existants.

Les emplois maintenus (1 671 emplois) et pérennisés (600 emplois) en Nord Pas de Calais représentent
respectivement 22,5 % et 22 % du bilan France.
L’ensemble du territoire régional bénéficie de ces nouveaux investissements étrangers

Grand Lille : 1 407 emplois, 11 projets

Artois-Ternois : 893 emplois, 11 projets

Hainaut-Cambrésis : 561 emplois, 4 projets

Littoral : 298 emplois, 4 projets
2 – Les résultats 2008 de l’enquête OREI (Observatoire Régional des Echanges Internationaux)
L’enquête est conduite par CCI International avec le concours de la Région depuis 5 ans.
39
L’enquête 2008 a été menée à l’automne 2008 auprès de 3 500 entreprises exportatrices. 1 083 retours
utilisables ont permis une analyse statistique détaillée dont les résultats ont été présentés lors d’une
conférence de presse à l’Espace International le 19 mars 2009. Une plaquette « Les PME du Nord-Pas de
Calais et l’International » a été imprimée en 5 000 exemplaires et diffusée aux entreprises régionales
L’OREI apporte chaque année une photographie très précise de l’état du tissu exportateur et permet
l’orientation fine des actions de soutien et d’accompagnement.
L’enquête 2008 a mis en lumière l’évolution positive du nombre d’exportateurs réguliers (25% du total
contre 20% lors de la première enquête) mais aussi les déséquilibres géographiques (faiblesse des
exportations hors UE) et de la structuration insuffisante à l’international de nos entreprises dans
plusieurs secteurs d’activités.
3 - Présentation de la Semaine de l’international
Le Conseil Régional Nord-Pas de Calais, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie du Nord- Pas
de Calais et leurs partenaires de l’Espace International ont décidé la création d’une Semaine de
l’International.
Ces premières rencontres économiques de l’international ont pour objectifs de :
Etablir de véritables liens entre les différents volets de la politique économique à l’international ;
Valoriser les atouts du Nord-Pas de Calais et renforcer la culture de l’international ;
Communiquer et échanger sur les enjeux du Nord Pas de Calais à l’international ;
Créer un rendez-vous incontournable et pérenne de tous les acteurs tant internes qu’externes au
territoire.
13 manifestations autour de 7 thèmes dédiés à l’international auront lieu sur les 4 grands territoires
régionaux : Grand Lille, Littoral, Artois-Ternois, Hainaut-Cambrésis :
• L’appui au développement international / 3 journées territoires
• L’Artisanat
• L’attractivité et Aménagement du territoire
• Les Rencontre Chercheurs / Universitaires
• Le Tourisme d’affaires en région Nord – Pas de Calais
• Les Volontaires Internationaux en entreprises
• La mobilité internationale et les étudiants.
International Week 2009 débutera par une conférence inaugurale.
Ces manifestations seront l’occasion d’échanger avec les plus grands spécialistes régionaux, nationaux et
internationaux.
Quelques chiffres
• 17 sessions d’information autour de 8 thématiques. Exemple de thèmes : Financement et
Sécurisation du développement export, Acquisitions à l’étranger, Protection des marques…)
• 1 000 Rendez vous individuels organisés à destination des entreprises régionales
• 250 entreprises mobilisées sur les rencontres experts.
• Plus de 1200 participants attendus pendant la semaine
• 42 Pays représentés et 43 experts internationaux : 11 Chefs de Mission économique présents pour
l’événement en région Nord - Pas de Calais et 32 Directeurs Généraux de Chambre de Commerce
Française à l’Etranger.
Un site dédié : www.international-week.net
40
41
Le Nord - Pas de Calais est riche d’outils financiers susceptibles d’intervenir sur la plupart des phases
de la vie des entreprises (création, développement…), sur un large panel d’entreprises (industries,
micro entreprises solidaires…) ou pour soutenir des dynamiques particulières (rénovation urbaine,
économie sociale et solidaire…), permettant de financer l’ensemble des composantes d’un projet de
qualité, créateur d’emplois. En 2008, l’ensemble des outils, dont le Conseil Régional est actionnaire, a
investi plus de 140 millions d’euros dans l’économie régionale.
La réalisation de cette ambition passe par :

l’articulation des outils financiers où les pouvoirs publics (comme le Conseil Régional) sont
actionnaires ;

l’articulation avec les autres outils régionaux (où les pouvoirs publics ne participent aux au capital)

le soutien aux structures associatives ayant pour vocation de promouvoir l’investissement privé de
proximité et l’articulation avec les autres dispositifs.
Les outils financiers
Axe 6 du SRDE :
Mobiliser et coordonner les outils financiers
au service du développement économique régional
42
Le bilan qualitatif au 30 avril 2009
AXES
OBJECTIFS 2009
INDICATEURS
ETAT D’AVANCEMENT AU 30 AVRIL 2009
Articulation des
outils financiers
où les pouvoirs
publics (comme
le Conseil
Régional) sont
actionnaires
Mettre en oeuvre la
complémentarité des
outils de garantie
régionaux
Poursuivre la
construction de
l’exhaustivité du paysage
financier régional en
matière de financement
des PME
Renforcer les outils
financiers de l’économie
sociale et solidaire
Définition de
cibles
spécifiques pour
chaque outil
Identification des
zones de
financement non
couvertes,
propositions
d’outils
Evolution du
nombre de
projets financés
Reprise du FRG par Finorpa :

redéfinition du modèle et des modes
d’intervention

convention de partenariat en cours
de signature avec France Active
Garantie
Création d’un fonds de garantie de
soutien à la trésorerie des PME avec
Oséo
Création de FINORPA MEZZANINE
Création d’un Fonds d’investissement
pour le climat (FORIC) appuyé sur
FINORPA
Augmentation du capital Autonomie &
Solidarité
Articulation
avec les autres
outils financiers
régionaux
Construire une charte
partenariale sur la
complémentarité des
outils pour les projets
très capitalistiques et/ou
risqués
Travailler à un reporting
annuel global de
l’ensemble des outils
financiers en région.
Création d’un
groupe de
réflexion
Bilan d’activité
chiffré des
principaux outils
financiers en
région
Lancement de la Mission d’étude sur les
outils financiers régionaux
Mise en place d’une cellule financière ad
hoc dans le cadre du plan de
consolidation TPE-PME
Finalisation des tableaux de bord pour
les outils dont la Région est actionnaire
Soutien aux
structures
associatives et
articulation
avec les autres
dispositifs
Travailler à une
meilleure réponse
régionale aux dossiers
les plus « risqués »
43
Le bilan chiffré au 30 avril 2009
Nombre de dossiers
Décidés
Montants
En M€
Emplois
créés ou maintenus
2008 Au 30/04/09 2008 Au 30/04/09 2008 Au
30/04/09
BATI LEASE
BATINORES
T
25
113,00
(46,08)
6
62.88
9.68
524
21
IMMOBILIER D’ENTREPRISE
BATIXIA 4
20 (+6)
SCI en
portefeuille
4 ME en
capital
58.6 en
travaux
AUTONOMIE
ET
SOLIDARITE
22
0.737
523
FINORPA
SCR
PP
31
32
3
8
17.005
6.925
1.250
0.950
916
763
44
81
INTERVENTIONS EN FONDS
PROPRES OU QUASI FONDS
PROPRES
INOVAM
12 (2)
6
1,492
0.475
F.R.G.
320
13
8,435
3.136
1763
maintenus
1567
maintenus
GARANTIE
OSEO
NORD-PAS
DE CALAIS
67
146
7.755
20,000
PRETS
D’HONNE
UR
PFIL
1 499
207
7,14
1,414
3878
512
4 Les participations en portefeuille tiennent compte des entrées nouvelles de l’exercice ainsi que des sorties
44
CAISSE
SOLIDAIRE
17
2
0.627
0.077
110
14
INSERACTIO
N 62
381
121
4.891
2,310
2045
769
ECONOMIE SOCIALE ET
SOLIDAIRE
GARANTIES,, FONDS PRES,
PRETS
NORD ACTIF
211
105
4.374
2.150
3861
1582
SUBVENTION
S REGION
Contrat de
Dévpt
5
14
4.461
3.264
658 (974
maintenus)
188 (444
maintenus)
SUBVENTIONS
REGION/FEDER
FSI (total)
F.S.I.
REGION
F.S.I. FEDER
FSI REGION
/ FEDER
13
4
4
5
4
3
1
0
6.350
1.050
1.700
3.600
1.490
1.290
0.200
0
470 + 3345
maintenus
172
48
250
659 + 1126
maintenus
650
0.200
0
45
Le Nord – Pas de Calais a l’ambition de devenir une région hautement avancée dans les technologies de
l’information et de la communication. Cette ambition se traduit par la création d’un environnement
favorable et attractif au développement économique qui passe notamment par :
Tableau 1 : programme pluriannuel
THEMES OBJECTIFS
Résorber les zones
d’ombres et équiper les
zones d’activités
• Qualifier sur le plan technologique et tarifaire la desserte en
télécommunications des ZAE de la Région en vue de réaliser la cartographie
et le tableau de bord de la desserte en télécoms des ZAE
• Sensibiliser les aménageurs de ZAE au pré-équipement en infrastructures
neutres et co-financer des pré-équipements
• Définir avec les aménageurs de ZAE et des représentants économiques et
professionnels les besoins en équipements TIC mutualisables sur les zones
d’intérêt stratégique pour la région
Développer les
services à destination
des entreprises et des
habitants
Améliorer le développement territorial et les rapports entre le citoyen, ses élus
et l’administration par l’animation de la communauté publique intéressée par les
TIC, la définition de nouvelles missions pour les cyber-centres, la mise en place
de packs services et l’expérimentation d’un centre de ressources régional
d’accompagnement des collectivités territoriales à l’échelle d’un territoire
Structurer le secteur
des TIC
Mise en place d’une filière numérique régionale autour d’une stratégie cohérente
entre plusieurs thèmes (e-business, e-commerce, contenus numériques et
plusieurs sites régionaux
Diffuser les TIC au sein
des entreprises
Développer l’appropriation des usages les plus innovants des TIC par les PME
(outils collaboratifs, veille, accompagnement, sensibilisation, formation et
accompagnement des acteurs régionaux et locaux
Les technologies de l’information
et de la communication
Axe 7 du SRDE : Faire du Nord – Pas de Calais
une région hautement avancée dans les
Technologies de l’Information et de la Communication
46
Tableau 2 : le bilan au 30 avril 2009
THEMES OBJECTIFS 2009 RESULTATS 2009
Résorber les zones
d’ombres et équiper les
zones d’activités
Observatoire régional des
télécoms :
• Premières cartographie pour
Septembre 2009
• Mise en place d’un Club
d’Aménageurs de ZAE,
grille d’aménagement du
territoire pour les ZAE
Zones d’ombre :
• Mise en place des derniers
projets d’ici fin de
mandature
Zones d’activités :
Suivre les études en
cours (13) : CC Morinie (2), CC
Pays de Lumbres (1), CC
Osartis (6), CC Artois Comm.
(3), CC Atrébatie (1)
Observatoire régional des télécoms :
• Attribution de marchés début 2009-05-12
Zones d’ombre :
• 28 projets réalisés (pour 65 communes et
7 152 abonnés)
• 23 projets en cours de réalisation (pour 63
communes et 6 006 abonnés),
• 21 collectivités sensibilisés (pour 1 581
abonnés)
Zones d’activités : 18 ZAE équipées
• CC Coeur d’Ostrevent (2),
• CA Valenciennes (6),
• CA Saint-Omer (10)
Maintenir la création de 10
cybers dans des zones
blanches.
• 2 dossiers de création ou labellisation
cyber-centre passés en commission
• Pack services cyber : 22 Packs « visibilité
accessibilité des politiques régionales », 32
Packs « TIC et développement des
territoires » et 20 Packs « TIC et
participation citoyenne » -
Renforcement du rôle des
cyber-centres dans leur action
de sensibilisation aux usages
des TIC auprès de nouvelles
cibles
Dispositif BOUTIC : les cyber-centres
deviennent des lieux à forte valeur ajoutée
à destination des entreprises des zones
rurales. Ils deviennent les partenaires des
chambres consulaires
Développement d’une
méthodologie reproductible
d’accompagnement de
collectivités :
• Conseils techniques
individualisés,
• Organisation de
séminaires de
sensibilisation
Mise en place d’outils
mutualisés
Le programme Créatic continue de se
structurer pour offrir le meilleur service
d’assistance aux collectivités.
Développer les
services à destination
des entreprises et des
habitants
Stimuler les territoires et les
collectivités afin d’améliorer
les services rendus au public
ou d’en créer de nouveaux.
• 11 territoires accompagnés pour
définir leur stratégie numérique (avec
en général un volet économique
conséquent) : Pays du Ternois, du
47
Cambrésis, du Calaisis, de la Lys
romane et de Saint-Omer,
Communautés d’agglomération Hénin-
Carvin, du Douaisis, communautés de
communes Ardrésis et Vallée de la
Hem, Action Fourmies et environs, du
Canton de Fruges et du Pays d’Avesnes
• Dix collectivités aidées pour innover ou
se réorganiser afin d’améliorer le
service public (Roubaix, Saint-Amand,
SIVOM du Béthunois, Carvin, Lille,
Dunkerque, Faches-Thumesnil, Artois
Comm, Valenciennes, Aulnoy ).
Structurer le secteur
des TIC
Les Fabriques Numériques
2009 seront reconduites. Elles
s’appuieront d’avantage sur les
réalisations 2008 : Pôle Image,
Euratechnologies…
La filière se structure autour du Pôle Régional
Numérique, 50 entreprises constituent un
noyau actif.
Les Fabriques Numériques : la semaine 48 de
2008 a démontré le savoir-faire et les
compétences régionales en matière de TIC,
d’innovation et de créativité numérique. Le
littoral, la métropole lilloise et la métropole
Valenciennoise ont fédéré leurs efforts.
Diffuser les TIC au sein
des entreprises
Au 30 avril, 26 EPCI sont dans
le dispositif. Objectif 2009 : 40
EPCI
Dispositif BOUTIC : 4 pays et un EPCI sont
désormais accompagnés par l’ensemble des
chambres consulaires dans un programme
commun d’utilisation des TIC en zone rurale.
48
49
La Région Nord - Pas de Calais compte près de 25 600 structures de l’Economie Sociale et Solidaire
(associations, coopératives, mutuelles), soit 14 % de l’ensemble des établissements et plus de 11% des
emplois salariés.
L’année 2008 a été l’aboutissement d’une réflexion sur l’évolution de la politique régionale en faveur
du développement de l’Economie Sociale et Solidaire.
Le 19 juin 2008, un avis sur l’Economie Sociale et Solidaire a été adopté à l’unanimité par l’ensemble
des partenaires du Schéma Régional de Développement Economique.
Courant octobre 2008, les élus régionaux ont voté un nouveau cadre régional d’intervention en faveur
de l’Economie Sociale et Solidaire réaffirmant la volonté de la Région de promouvoir les principes de ce
secteur et de soutenir les projets économiques répondant à ses valeurs.
Tableau 1 : les axes du P.R.D.E.SS.
AXES OBJECTIFS
1 – Diffuser les valeurs et les
pratiques de l’Economie
Sociale et Solidaire

Promouvoir le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire, via des plans
de communication auprès du grand public, des acteurs économiques et
des collectivités

Diffuser les innovations produites par les structures de l’Economie
Sociale et Solidaire

Soutenir les têtes de réseaux APES et CRESS afin de sensibiliser le
grand public et les territoires aux pratiques et valeurs de l’économie
sociale et solidaire

Construire des coopérations pour encourager des pratiques solidaires
dans l’ensemble de l’économie
2 – Aider le secteur à se
structurer en soutenant les
stratégies de développement
local

Soutenir les stratégies de développement local au travers des Plans
Locaux de Développement Economique, via le volet Economie Sociale et
Solidaire
3 – Soutenir la création et le
développement d’activités

Soutenir la conception et le montage d’une nouvelle activité

Aider au démarrage des activités

Soutenir le développement et la pérennisation des activités

Proposer aux porteurs de projet une offre d’accompagnement de
qualité, homogène sur l’ensemble du territoire régional
L’Economie Sociale
et Solidaire (ESS)
Axe 8 du SRDE : Promouvoir une Région solidaire
et attentive à l’équilibre entre les territoires
50
Tableau 2 : le bilan au 30 avril 2009
AXES OBJECTIFS RESULTATS AU 30 AVRIL 2009

Participation des acteurs de
l’ESS au Salon Créer

Actions de sensibilisation de
l’APES et de la CRESS auprès
des étudiants, élus et membres
des réseaux d’acteurs, des
territoires

Participer au groupe de travail
de l’ARF sur l’amélioration de la
visibilité du secteur

L’APES et la CRESS ont mené à bien leurs actions
de sensibilisation et d’appui des territoires et
structures de l’ESS (Petits déjeuners solidaires,
Démarche de progrès en économie solidaire,
Itinéraires de l’ESS dans les territoires)

En novembre, le Mois de l’ESS a également été
organisé pour la première fois et s’est traduit par de
nombreuses manifestations à l’échelle des
territoires

Participation à 4 réunions du groupe ARF sur 2008

Les partenaires de l’ESS (réseaux, acteurs de la
finance solidaire, structures ressources) ont
participé au Salon Créer. 3 ateliers spécifiques à
l’ESS ont été organisés dans ce cadre

Montage de l’observatoire
régional de l’Economie Sociale
et Solidaire (CRESS) et
production de données chiffrées
L’observatoire est opérationnel et a été associé aux
travaux de l’INSEE pour la réalisation d’un nouveau
« Profils » dédié à l’ESS (n°92 – octobre 2008)
Diffuser les
valeurs et les
pratiques de
l’ESS

Soutien de 3 projets innovants
portés par des structures de
l’ESS

Adhésion et participation aux travaux du Réseau
des Territoires pour l’Economie Solidaire

Actions de promotion de la finance solidaire
réalisées par Finansol

Expérimentation d’une démarche proposée par
l’association Terre de Liens pour le développement
d’une agriculture biologique

Colloques et ateliers débats proposés par
l’Université Populaire et Citoyenne de Roubaix

Soutien à la création d’un incubateur de l’ESS sur
le territoire de Saint-Omer
Aider le secteur à
se structurer par
le soutien aux
stratégies de
développement
local

Actions menées dans le cadre
des 10 PLDESS existants

Sensibilisation de l’ensemble
des territoires en vue de la
construction d’un volet ESS pour
chaque PLDE

Des actions ont été menées dans le cadre des 10
plans locaux existants avec les territoires

Les premiers PLDE intégrant un volet ESS ont été
signés (Artois Comm., Pays Coeur de Flandre, Pays
des 7 Vallées ; Pays des Moulins de Flandre, Pays de
Saint Omer)

A terme, chaque PLDE aura un volet ESS
51

Conventionnement avec
9 structures pour un
accompagnement sur
l’ensemble du territoire

Reconduction du dispositif
MPA

7 projets FIDESS

Le dispositif Micro Projets Associatifs a été relancé
sur la période 2008-2011 et permettra de soutenir
104 projets sur 3 ans

Le Fonds d’Investissement pour le Développement
de l’Entrepreneuriat Social et Solidaire a soutenu 9
études action en 2008 et se poursuivra en 2009

Un accueil et un accompagnement a été proposé
aux porteurs de projet de l’ESS de façon homogène à
l’échelle du territoire régional (conventionnement
avec 9 structures)

Soutien de 17 projets de
création (aide au
démarrage)

Prise de participation en
capital et apport en fonds
propres pour 30 projets
(Autonomie et Solidarité)

Cigales : 35-40
investissements et 12
nouveaux clubs

Fonds d’investissement
associatif : 30 projets
soutenus par Nord Actif et
22 projets par Inseraction
62

19 projets de création ont été soutenus par la
Région par le biais d’une aide au démarrage

Autonomie et Solidarité a pris des participations
dans 30 entreprises

11 nouveaux Clubs Cigales ont été créés et 22
investissements ont été réalisés

Nord Actif et Inseraction 62 ont réalisé leurs
objectifs
Soutenir la
création
d’activités

C2RA : mise en place de
350 DLA

Conventionnement avec
9 structures pour un
accompagnement sur
l’ensemble du territoire

Le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) a
permis à 110 structures de bénéficier d’un
accompagnement individuel, 180 structures ont
participé à un accompagnement collectif et 100
suivis post-création ont été réalisés, soit 390 DLA

Un accueil et un accompagnement a été proposé
aux porteurs de projet de l’ESS de façon homogène à
l’échelle du territoire régional (conventionnement
avec 9 structures)
52
53
La solidarité est un élément fondamental de la politique économique du Conseil Régional. Le SRDE
exprime cette volonté de veiller à un développement équilibré de tous les territoires en plaçant
l’homme au coeur des priorités. Le choix de la prise en compte des spécificités de chacun des territoires
de la région est une première réponse à cette recherche d’équilibre.
Etat d’avancement régional
Au 30 avril 2009, cinq territoires -Pays des 7 vallées, Pays de Saint Omer, Artois Comm., Pays des
Moulins de Flandre et Pays Coeur de Flandre- ont d’ores et déjà signé un PLDE avec la Région.
Trois PLDE sont soumis à la validation de Commission Permanente de la Région le 25 mai 2009 : Pays
du Calaisis, Pays du Ternois et Pays du Cambrésis.
Sept PLDE seront très probablement proposés à la validation de Commission Permanente de la Région
le 29 juin 2009 : Communauté Urbaine de Dunkerque, Pays du Boulonnais, Communauté Urbaine de
Lille Métropole, Communauté d’agglomération de Lens – Liévin, Pays d’Artois, Communauté
d’Agglomération du Douaisis et la Communauté de communes Coeur d’Ostrevent.
Quatre territoires préparent leur PLDE en 2009 : Pays du Montreuillois, Pays de la Lys Romane, Pays
Sambre Avesnois et Communauté d’agglomération de Hénin – Carvin.
LE PLAN LOCAL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU PAYS DES SEPT VALLEES
Les dates clefs :
1er semestre 2007 Préparation et montage du plan d’actions, animation du projet économique et
formalisation de la contractualisation.
2 juillet 2007 Validation en Commission Permanente du Conseil Régional de la convention
cadre PLDE de 3 ans (2007-2009).
7 avril 2008 comité technique du PLDE du Pays des 7 Vallées.
19 novembre 2008 comité technique du PLDE du Pays des 7 Vallées.
26 Mars 2009 Nouveau Comité Technique
Axe 8 du SRDE : Promouvoir une Région solidaire
et attentive à l’équilibre entre les territoires
Les Plans Locaux de Développement
Economique (PLDE)
54
Axes stratégiques du PLDE du Pays des Sept Vallées :
I. Accompagner l’émergence du pôle d’excellence économique sur la filière bois.
II. Soutenir la diversification agricole et renforcer les filières agroalimentaires et énergétiques.
III. Renforcer l’économie sociale et solidaire.
IV. Intensifier la politique menée en matière de création – transmission d’activité.
V. Soutenir l’artisanat et le commerce de proximité.
VI. Développer le tissu économique local via les TIC.
Moyens financiers : Au total, l’engagement collectif en 2008 s’est élevé à 1 062 198 €.
LE PLAN LOCAL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE D’ARTOIS COMM.
Les dates clefs :
2ème semestre 2008 Préparation et montage du plan d’actions, animation du projet économique.
30 juin 2008 Validation en Commission Permanente du Conseil Régional de la convention
cadre PLDE de 3 ans (2008-2010).
Sept- déc 2008 Réunion de travail sur la territorialisation du PRCTE.
12 mai 2009 Réunion du Comité technique
Axes stratégiques du PLDE d’Artois Comm. :
I. Renforcer la performance du territoire.
II. Développer la compétitivité des entreprises.
Les actions marquantes de 2009 : Lancement du Pôle d’excellence régional BTP.
Moyens financiers : Au total, l’engagement collectif en 2008 s’est élevé à 13 145 107 € (8 800 000 € en
investissement et 4 354 107 € en fonctionnement).
LE PLAN LOCAL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU PAYS DE SAINT-OMER
Les dates clefs :
1er semestre 2008 Préparation et montage du plan d’actions, animation du projet économique et
formalisation de la contractualisation.
30 juin 2008 Validation en Commission Permanente du Conseil Régional de la convention
cadre PLDE de 3 ans (2008-2010).
28 août 2008 1er comité technique du PLDE du Pays de Saint Omer.
17 décembre 2008 2ème comité technique du PLDE du Pays de Saint Omer.
29 juin 2009 Présentation en Commission Permanente du Conseil Régional de la convention
cadre PLDE de 3 ans (2009-2011).
Axes stratégiques du PLDE du Pays de Saint Omer :
I. Promouvoir l’agriculture durable et la diversification agricole.
II. Créer les conditions d’un nouvel essor économique.
III. Conforter l’excellence économique du territoire.
IV. Développer les activités de l’économie sociale et solidaire.
55
LE PLAN LOCAL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU PAYS DES MOULINS DE
FLANDRE
Les dates clés :
20 octobre 2008 Préparation et montage du plan d’actions, animation du projet économique et
formalisation de la contractualisation.
20 octobre 2008 Validation en Commission Permanente du Conseil Régional de la convention cadre PLDE
de 3 ans (2008-2010).
Février 2009 Démarrage Village du Livre d’Esquelbecq
Mars 2009 1ère réunion d’élaboration du Conseil de gouvernance
Axes stratégiques du PLDE du Pays de Moulins de Flandre :
I. Création-reprise-transmission d’entreprises.
II. Développement du tissu économique local : l’artisanat, le commerce de proximité.
III. Développement de la compétitivité des entreprises.
IV. Maintien et développement d’une agriculture durable.
V. Développement de la filière du tourisme.
VI. Valorisation et renforcement des démarches de développement durable et notamment l’écoconstruction.
VII. Améliorer la gestion de l’emploi et des compétences.
VIII. Développement des services à la personne et de l’ESS.
IX. Favoriser l’utilisation des techniques modernes de télécommunications pour la vente, notamment
pour les artisans et commerçants.
Moyens financiers : Au total, l’engagement collectif prévisionnel s’élève à 3 200 000 €.
LE PLAN LOCAL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU PAYS COEUR DE FLANDRE
Les dates clés :
20 octobre 2008 Préparation et montage du plan d’actions, animation du projet économique et
formalisation de la contractualisation.
20 octobre 2008 Validation en Commission Permanente du Conseil Régional de la convention cadre PLDE
de 3 ans (2008-2010).
Axes stratégiques du PLDE du Pays de Coeur de Flandre :
I. Emergence et développement de la filière éco-construction.
II. Soutien à la diversification agricole et renforcement des filières agro-alimentaires et
énergétiques.
III. Intensification de la politique en matière de création, reprise et transmission d’activités.
IV. Développement de la filière économie sociale et solidaire et SAP.
V. Développement de la filière du tourisme.
VI. Maintien et développement de l’artisanat et du commerce.
VII. Développement de la compétitivité des entreprises.
VIII. Amélioration de la gestion locale de l’emploi et des compétences.
Moyens financiers :
Au total, l’engagement collectif prévisionnel s’élève à 2 300 000 €.
56
57
Au 11 mai 2009, la cellule s’est réunie 17 fois (depuis le 27 octobre 2008).
1. ETAT DES CONTACTS OSEO AU 11 MAI 2009
449 dossiers pour 55 M€ de concours bancaires (RSF – Renforcement de la Structure Financière ou
RTP - Renforcement de la Trésorerie des PME) dont, sur le Fonds de garantie OSEO Région RTP au 7
mai 2009 : 222 dossiers accompagnés pour un encours bancaire de 27 480 K€ et le maintien de 3 887
emplois.
2. BILAN DES DOSSIERS ETUDIES LORS DE LA CELLULE FINANCIERE AD
HOC AU 11 MAI 2009
Ces 67 entreprises présentent un besoin de financement de 52 M€ et concernent 6 600 emplois.
Du point de vue de la taille des entreprises, la cellule évoque essentiellement le cas
d’établissements significatifs, majoritairement de PME régionales :
− 13% emploient moins de 10 salariés
− 37% emploient moins de 50 salariés
− 73% emploient moins de 250 salariés
Les secteurs évoqués traduisent les difficultés rencontrées par le secteur industriel :
− 67% exercent leur activité dans le secteur industriel dont :
− 18% dans la mécanique-métallurgie
− 10% dans le textile
− 8% en tant que prestataire de l’industrie automobile
− 22% exercent leur activité dans les services :
Les difficultés rencontrées sont de différentes natures :

30 en anticipation soit 45 %,

24 en urgence structurelle, soit 36 %

13 en urgence conjoncturelle, soit 19 %
et ont donné lieu aux traitements suivants :

36 orientations sur les interventions OSEO RTP,

20 sur les interventions accordées par la Région (réaménagement d’aides déjà accordées ou
instruction de nouvelles demandes),

19 auprès de la Médiation Nationale du Crédit

17 sur les outils financiers Régionaux (FINORPA, FRG…)
Sur ces 67 entreprises, 14 sont a priori en sortie positive.
La Gestion de la crise : cellule opérationnelle
hebdomadaire régionale
58
2 – Les pôles de compétitivité et d’excellence
59
entre l’Etat, la Région Nord – Pas de Calais,
le Département du Nord, le Département du Pas de Calais
et la Caisse des Dépôts

2 -
CONVENTION CADRE
2009-2013
POUR LE DEVELOPPEMENT
DE L’ECONOMIE
SOCIALE ET SOLIDAIRE
EN REGION
NORD PAS DE CALAIS
60
61
IL A ETE CONVENU CE QUI SUIT :
PREAMBULE
L’Economie Sociale et Solidaire apparaît comme un secteur important de l’activité régionale. Audelà
de son poids économique, elle contribue de façon décisive à la cohésion sociale et à l’attractivité du
territoire. La capacité de l’Economie Sociale et Solidaire à innover, à imaginer des réponses à des besoins
en émergence, à s’inscrire dans les dynamiques territoriales, à mettre en oeuvre des modes de
gouvernance alternatifs, en fait un champ d’application économique privilégié du développement durable.
Dès 2003, conscients de l’importance de cette forme d’entrepreneuriat, les parties en présence ont
souhaité développer un cadre commun d’intervention afin de soutenir la structuration et le
développement de l’économie sociale et solidaire. Il s’agit alors d’accompagner le développement de ce
secteur et d’encourager l’ensemble de l’économie régionale à adopter des pratiques économiques
solidaires.
En 2005, l’Economie Sociale et Solidaire et les partenaires du PRDESS ont eu toute leur place dans
l’écriture du SRDE, réaffirmant ainsi l’Economie Sociale et Solidaire comme un secteur économique à
part entière.
C’est dans ce cadre, que les membres de la Conférence Permanente du SRDE ont adopté le 19 juin
2008, un avis portant sur le soutien à l’Economie Sociale et Solidaire. L’Etat, la Région Nord-Pas de
Calais, le Département du Nord, le Département du Pas de Calais et la Caisse des dépôts ont ainsi
affirmé leur souhait de collaborer à la mise en oeuvre d’un programme régional de développement de
l’Economie Sociale et Solidaire.
Leurs programmes d’actions, et les financements qui y concourent, contribueront ainsi au développement
de l’Economie Sociale et Solidaire en Nord - Pas de Calais.
Au travers de ce partenariat, l’ambition de l’Etat, de la Région Nord-Pas de Calais, du Département du
Nord, du Département du Pas de Calais et de la Caisse des Dépôts est de promouvoir l’Economie Sociale
et Solidaire comme secteur majeur du développement économique et de l’attractivité du territoire
régional, ainsi que comme vecteur de création d’emplois durables et pérennes en Nord – Pas de Calais.
Pour y parvenir, les partenaires se sont fixé trois axes de travail :
1. Diffuser les valeurs et les pratiques de l’Economie Sociale et Solidaire
2. Aider le secteur à se structurer et à se professionnaliser
3. Soutenir la création d’activité.
ARTICLE 1 - CONTEXTE
l’Economie Sociale et Solidaire se définit comme une manière différente d’aborder l’économie, en
associant des principes économiques de production et d’échanges à des principes de solidarité entre les
individus. Elle repose sur des valeurs, telles la gestion démocratique et désintéressée, la primauté du
projet sur le capital, l’égalité des membres et la libre adhésion, ou encore la solidarité et la responsabilité
sociale. L’Economie Sociale et Solidaire s’organise autour de différents types de structures :
coopératives, mutuelles et associations.
62
Les chiffres clés de l’Economie Sociale et Solidaire régionale
La région Nord – Pas de Calais compte plus de 25 600 établissements appartenant au secteur de l’ESS,
soit une proportion de 14 % de l’ensemble des établissements régionaux du champ privé marchand.
Ils se répartissent selon trois familles : coopératives (12%), associations (84%), mutuelles (4%)
Au cours de l’année 2006, on dénombrait au total 219 200 emplois créés par des structures de l’Economie
Sociale et Solidaire, soit 11,3 % de l’ensemble du secteur privé ou semi-public. Parmi ces 219 200
emplois, 88 % sont issus des associations, 8 % des coopératives et 2 % des mutuelles.
Les femmes ainsi que les personnes de plus de 45 ans sont plus présentes dans le secteur social et
solidaire que dans le reste de l’économie.
Articulation avec d’autres outils du Schéma Régional de Développement Economique
L’Economie Sociale et Solidaire a, tout comme le Schéma Régional de Développement Economique, la
volonté de placer l’homme au coeur du développement économique.
• Equilibre entre les territoires : le Schéma Régional de Développement Economique a vocation à être
décliné par territoires, via les Plans Locaux de Développement Economiques (PLDE). Il y aura donc au
sein de chaque PLDE un volet Economie Sociale et Solidaire.
• Outils financiers : Les partenaires ont activement contribué à la mise en place d’une série d’outils
financiers mis à la disposition de l’Economie Sociale et Solidaire. Ces outils proposent une réponse
adaptée aux besoins des porteurs de projets lors des différentes étapes - montage, démarrage,
développement, pérennisation - de leurs activités.
• Soutien à la création et à la transmission des entreprises. L’Economie Sociale et Solidaire ne
concerne pas uniquement le monde associatif : dans le cadre du Programme Régional de la Création
et de la Transmission d’Entreprises, un soutien particulier est apporté aux différentes formes
d’entrepreneuriat collectif (SCOP, coopérative d’activités et d’emplois, associations à caractère
économique,...)
ARTICLE 2 : AMBITION
La volonté des parties en présence est de promouvoir les principes de l’Economie Sociale et Solidaire et
de soutenir les projets économiques répondant à ses valeurs, à savoir, une gestion démocratique et
désintéressée, la primauté du projet sur le capital, l’égalité des membres et la libre adhésion, ou encore
la solidarité et la responsabilité sociale.
Les principaux enjeux sont :
1. Mobiliser les leviers de développement
• améliorer la connaissance du secteur
• qualifier les ressources humaines
• créer un environnement financier favorable
• promouvoir l’accès à la société de l’information
• généraliser la prise en compte des impacts environnementaux
63
2. Susciter et accompagner des dynamiques de développement
• consolider l’existant, aider la création de nouvelles activités
• soutenir les stratégies de développement local
3. Diffuser les valeurs et pratiques de l’Economie Sociale et Solidaire
• promouvoir le secteur
• construire des coopérations pour encourager les pratiques solidaires
ARTICLE 3 : STRATEGIE ET MOYENS
Pour parvenir à cette ambition, les parties signataires se sont fixé 3 axes de travail, déclinés en moyens
d’actions, par un soutien conjoint à certains dispositifs :
1. Diffuser et promouvoir les valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire
Il s’agit de :
♦ Promouvoir le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire, via des plans de communication
auprès du grand public, des acteurs économiques, et des collectivités,
♦ Soutenir les têtes de réseaux APES et CRESS au travers de leur rôle de diffusion et de
promotion des valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire, d’accompagnement à l’émergence
d’activités et de structuration du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire,
♦ Soutenir les innovations développées par les structures de l’Economie Sociale et Solidaire et les
diffuser,
♦ Construire des coopérations pour encourager des pratiques solidaires dans l’ensemble de
l’économie,
♦ Aider la prise en compte de critères sociaux, solidaires et environnementaux dans les marchés
publics,
♦ Etablir des partenariats nouveaux avec les acteurs classiques de l’économie et contribuer aux
démarches de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE).
2. Aider le secteur à se structurer et à se professionnaliser
Il s’agit de :
♦ Soutenir des stratégies de développement local de l’Economie Sociale et Solidaire au travers
des Plans Locaux de Développement de l’Economie, via le volet Economie Sociale et Solidaire,
♦ Proposer une offre de services homogènes et de qualité,
♦ Favoriser l’organisation collective d’activités relevant du même champ.
64
3. Accompagner la création d’activités relevant de l’ESS
Il s’agit de :
♦ Soutenir la conception et le montage d’une nouvelle activité :
• Par les co-financements du dispositif Micro Projet Associatif (Le MPA permet de tester la création
d’activités économiques dans le champ de l’Economie Sociale et Solidaire.)
• Par un accompagnement et un suivi à la création, réalisé par des structures d’accompagnement et
proposé de façon homogène sur l’ensemble du territoire régional
• Par le co-financement du Fonds d’Investissement pour le Développement de l’Entrepreneuriat Social et
Solidaire (Le FIDESS favorise l’essaimage d’entreprises sociales ou solidaires en prenant en charge une
partie des frais d’étude ou de montage)
♦ Aider au démarrage des activités :
• Par le développement d’outils financiers (apports en fonds propres et avances remboursables, fonds de
garantie)
♦ Soutenir le développement et la pérennisation des activités :
• Par le co-financement du Dispositif Local d’Accompagnement (qui permet de développer les activités et
pérenniser les emplois d’associations employeuses ayant besoin de conseils et d’outils pour se
développer)
• Par le développement d’outils financiers (apports en fonds propres, avances remboursables et fonds de
garantie)
ARTICLE 4 – MOYENS FINANCIERS ALLOUES
Chacun des signataires s’engage à mobiliser ses crédits en faveur du développement de l’Economie
Sociale et Solidaire dans le cadre de ce programme.
Les contributions financières à la mise en oeuvre du programme seront présentées annuellement. Pour
les années 2009, celles-ci sont reprises dans l’annexe 1.
ARTICLE 5 – PILOTAGE
Un bilan des actions menées dans le cadre de cette convention ainsi que les perspectives envisagées
seront présentés en Conférence Permanente du Schéma Régional de Développement Economique. Cette
conférence se tient 2 fois par an.
Conférence des financeurs
Elle est composée des représentants des différentes structures signataires.
La Conférence des Financeurs se réunit deux fois par an.
Elle assure le suivi de la mise en oeuvre de la stratégie définie à l’article 3. Dans ce cadre, elle décide des
actions et expérimentations à mettre en place.
Elle valide le bilan des actions avant sa présentation en Conférence Permanente du Schéma Régional de
Développement Economique.
65
Elle décide des orientations stratégiques et du plan de financement prévisionnel correspondant.
Comité stratégique
Le comité stratégique regroupe les techniciens des différentes instances signataires ainsi que les têtes
de réseaux APES et CRESS.
Il se réunit une fois par trimestre.
Il prépare, coordonne et suit les programmes d’actions.
Secrétariat des différents comités
L’organisation et l’invitation aux réunions, la proposition d’ordre du jour et la rédaction des comptesrendus
seront assurées par la Région, en lien avec les partenaires.
ARTICLE 6 - SUIVI ET EVALUATION
Evaluation
Afin d’assurer l’évaluation de la présente convention, des indicateurs de résultats seront déterminés à
partir du plan d’actions décidé en comité de pilotage.
Une évaluation complète des actions mises en oeuvre dans le cadre de cette convention sera réalisée
début 2011 après deux années de fonctionnement ; des nouvelles orientations pourront alors être
préconisées.
Suivi
Des indicateurs de suivi et de mise en oeuvre ainsi que des tableaux de bord seront mis en place afin
d’apprécier la bonne réalisation du plan d’actions retenu.
ARTICLE 7 – ENGAGEMENT PROPRE DES PARTENAIRES
Les signataires de cette convention, sous réserve du respect de la législation en vigueur, mobilisent par
ailleurs leurs propres outils afin de contribuer au développement de l’économie sociale et solidaire.
L’Etat, partenaire du SRDE considère que l’Economie Sociale et Solidaire est une des réponses aux enjeux
économiques des territoires et s’inscrit donc dans une dynamique de soutien à ce secteur.
Comme les années précédentes, la Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation
Professionnelle apportera sa contribution à plusieurs niveaux et notamment un appui aux réseaux, la
mobilisation des dispositifs existants (Dispositifs Locaux d’Accompagnement, Micro Projets Associatifs) et
un appui aux outils financiers tels que Cigales, FIDESS qui ont démontré leur utilité dans l’émergence de
projets économiques favorisant la création d’emplois durables pour des publics en grandes difficultés.
Les engagements financiers de la Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation
Professionnelle ne portent que sur l’année en cours. La poursuite du soutien financier de l’Etat est liée
aux arbitrages budgétaires annuels.
La Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales participe également au développement de
l’Economie Sociale et Solidaire par un soutien à l’innovation par le biais de la DIIESES et à sa
structuration par le soutien apporté aux têtes de réseaux (CRESS, APES).
Les engagements financiers de la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales ne portent que
sur l’année en cours. La poursuite du soutien financier de l’Etat est liée aux arbitrages budgétaires
annuels.
66
La Région s’engage :
Par un partenariat avec la Fondation de France au travers de l’appel à projets « Initiatives Solidaires et
Créations d’Emplois » à soutenir le démarrage des projets par une aide à l’investissement ;
Par la mise en place de dispositifs d’aides directes aux structures, à soutenir dans leur globalité, les
projets de création ou de développement d’activité, portés par les structures de l’Economie Sociale et
Solidaire.
En complément de l’implication partenariale et financière dans la plupart des dispositifs décrits plus haut,
les Départements, du Nord et du Pas de Calais, pilotes de l’action sociale, contribuent largement à
l’émergence, au développement et à la consolidation des activités d’aide à la personne : insertion,
enfance, personnes âgées, personnes handicapées, accès à la culture…
Le Département du Nord s’engage à favoriser par un soutien financier, le démarrage de projets collectifs
créateurs d’emplois de qualité (en Contrat à Durée Indéterminée et dont le temps de travail est supérieur
à un mi-temps).
Le Département du Pas de Calais s’engage à promouvoir les actions de développement durable
conformément aux axes définis dans le Plan stratégique départemental et au travers de sa politique de
contractualisation avec les intercommunalités (contrats territoriaux de développement durable).
La Caisse des Dépôts s’engage, dans le cadre de son plan stratégique « ELAN 2020 », à mettre à
disposition du programme régional de développement de l’économie sociale et solidaire l’ensemble des
dispositifs qu’elle a développé, composés d’éléments structurés, comme les DLA, ainsi que des dispositifs
expérimentaux aptes à élaborer des solutions innovantes, en réponses à l’évolution des problématiques
inhérentes à l’Economie Sociale et Solidaire sur le territoire Régional.
Dans ce contexte, la Caisse des Dépôts appuiera, tous les projets structurants concernant le
développement économique, l’intégration sociale par l’activité économique, l’accès à la bancarisation de
personnes en difficultés et plus largement, l’émergence de nouvelles politiques d’insertion.
ARTICLE 8 - DUREE DE LA CONVENTION
La présente convention est conclue pour une durée de 5 ans, du 1er janvier 2009 jusqu’au 31 décembre
2013.
67
Plan de financement prévisionnel 2009
Economie Sociale et Solidaire
en k€
CR NPDC DRTEFP DRASS CDC CG 59 FSE CG 62 Territoires Total
Promouvoir et Têtes de réseaux 197 23 32 20 56 37 48 413
diffuser les
valeurs de l’ESS
Observatoire
CRESS 13 17 18 48
PLDESS 609 20 629
Structurer le
secteur de l’ESS Structures
accompagnement 610 146 46 325 186 35 1 348
Soutien aux
structures 1747 110 946 354 600 102 105 3 964
Soutenir la Innovation 573 573
création
d’activité
DLA 327 445 274 70 50 62 1 228
Total 4 076 741 96 1 240 805 600 375 270 8 203
68
69
(VERSION PROVISOIRE
AU 25 MAI 2009)

3 –
LA STRATEGIE
REGIONALE
INNOVATION
70
71
SOMMAIRE
Préambule

D’une exigence de la Commission Européenne à une volonté commune de l’Etat et du Conseil Régional

L’ambition pour le Nord-Pas de Calais : une grande région européenne, innovante et solidaire
I – Le Diagnostic : d’une dynamique régionale contrastée

Un héritage lourd… mais une reconversion énergique

Des pépites industrielles… mais un tissu industriel qui paraît peu « agressif »

Un pôle de formation important… mais des compétences que n’absorbe pas le territoire

Une région qui attire les investissements étrangers… dans des activités à faible intensité
technologique

Des universités dynamiques… mais des EPST/EPIC peu présents

Une production scientifique de haut niveau… mais un investissement privé en R&D faible

Une dynamique entrepreneuriale retrouvée… mais la création d’entreprises innovantes encore
insuffisante

Des locomotives innovantes dans certains secteurs des services… mais une offre d’activité de
conseil à développer

Des capacités de financement à mieux mobiliser

Des actions volontaristes en faveur de l’innovation … mais une instrumentation de gestion à
améliorer
Quelle stratégie pour le Nord-Pas de Calais ? 5 principes d’actions pour doper le moteur de
l’innovation régional : anticiper, former, organiser, être lisible, cibler
II –Trois orientations stratégiques pour le Nord-Pas de Calais
3 orientations stratégiques thématiques :
• Etre incontournable, au niveau européen, sur un nombre limité de secteurs innovants choisis
pour l ’excellence scientifique et la puissance industrielle présentes en Nord-Pas de Calais,
• Soutenir, par l’innovation, la compétitivité de secteurs d ’activités fortement présents en
termes d’emplois,
• Parier sur quelques secteurs à forte croissance potentielle et s’appuyant sur une excellence
scientifique régionale reconnue
Articulées sur les axes d’effort transversaux suivants :
• Soutenir la création d’entreprise innovantes en continuant la sensibilisation à
l’entrepreneuriat, en valorisant nos potentiels de l’enseignement supérieur et en coordonnant
nos structures d’accompagnement
• Bousculer les pratiques des PME régionales en misant sur l’analyse stratégique et le capital
humain
• Attirer des investissements « à haute intensité technologique », changer l’image de la région
• Innover par et pour les services
• Mieux financer l’innovation : pousser les chefs d’entreprises à se doter d’une stratégie
capitalistique et utiliser nos outils financiers comme des facteurs d’attractivité
• Renforcer le potentiel de recherche et les pratiques de valorisation et de transfert
72
III – La gouvernance et la coordination des acteurs

Le Schéma Régional de Développement Economique comme instance de gouvernance politique
de la Stratégie Régionale Innovation

Le comité d’orientation de la Stratégie Régionale Innovation

La création d’une Agence « Innovation-valorisation de la recherche »

Le comité opérationnel de l’Agence « Innovation-valorisation de la recherche »
Annexes
73
VERSION PROVISOIRE AU 25 MAI 2009
Préambule

Pourquoi une Stratégie Régionale Innovation ? D’une demande de la commission européenne à
une volonté de l’Etat et du Conseil Régional
L’élaboration d’une Stratégie Régionale de l’Innovation est une commande de la Commission
Européenne. Cette commande a été formulée fin 2007 lors de la négociation des Programmes
Opérationnels pour déterminer l’utilisation des fonds FEDER. L’enjeu du FEDER est important
puisque le programme porte sur 700.9 millions d’euros sur la période 2007-20135. L’axe 1 consacré à
la « recherche et développement, innovation, politique de l’entreprise » représente 266.7 millions
d’euros, dont 231.7 millions sont gérés par le Conseil Régional par subvention globale, sous l’autorité
de gestion de l’Etat.
Cette commande de l’élaboration d’une « Stratégie Régionale de l’Innovation » est donc une condition
posée en 2007 par la Commission Européenne pour accepter temporairement les Programmes
Opérationnels co-construits et proposés par l’Etat et le Conseil Régional. Elle n’est pas spécifique à la
région Nord-Pas de Calais puisqu’elle a été demandée de manière identique à l’ensemble des régions
françaises.
A travers la Stratégie Régionale de l’Innovation, il est attendu principalement de « déterminer les
leviers les plus efficaces sur lesquels l’effort doit être ciblé » et de traduire cette stratégie en plan
d’actions assorti d’« objectifs précis, voire quantifiés ». Un délai de deux ans est accordé à ce travail
pour aboutir avant la période de révision à mi-parcours des Programmes Opérationnels en 2010 : les
choix proposés sont donc structurants puisque les priorités affirmées par la Stratégie Régionale
Innovation orienteront les propositions d’ajustements de ces Programmes.
Cette exigence de la Commission Européenne n’a pas été vécue comme une contrainte par les acteurs
du Nord-Pas de Calais, mais comme l’opportunité d’approfondir et d’améliorer les politiques
régionales menées dans le Nord-Pas de Calais, développées dans le cadre du Contrat de Projet Etat-
Région (2006) et du Schéma Régional de Développement Economique (novembre 2005). C’est
l’occasion d’ajuster l’outil opérationnel qu’est la plate forme « innovation valorisation de la
recherche » (avis SRDE de mai 2006) et le plan innovation-valorisation (septembre 2008) d’un montant
de 242 millions sur trois ans. Il s’agit également de prendre en compte les décisions et les
événements récents, que ce soient la création du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur, les
plans campus, ou la crise économique…

L’ambition pour le Nord-Pas de Calais : une grande région européenne, innovante et solidaire
L’ambition pour la région Nord-Pas de Calais dans le cadre de la Stratégie Régionale Innovation est
identique à celle voulue dans le cadre du Schéma Régional de Développement Economique : faire du
Nord-Pas de Calais une grande région économique en Europe.
Cela implique de continuer la mutation profonde du Nord-Pas de Calais vers une économie de la
connaissance, basée sur les compétences et les savoir faire de ses habitants, l’excellence de ses
formations et de sa recherche, l’efficacité et la clairvoyance de ses entreprises. La crise économique
ne modifie pas cette ambition, elle perturbe la vie économique en ramenant l’ensemble des acteurs à
une préoccupation de court terme. Néanmoins, le constat est partagé que la sortie de crise sera
5 Les 700,9 millions d’euros se répartissent en cinq axes :

axe 1 : « recherche et développement, innovation, politique de l’entreprise » : 266.7 millions €

axe 2 : « environnement, pratiques durables et prévention des risques » : 148 millions €

axe 3 : « accessibilité » : 159 millions €

axe 4 : « volet territorial » : 117 millions €

axe 5 : « assistance technique » : 10.2 millions €
74
favorisée par le maintien d’une vision et d’un effort à moyen et long terme pour qualifier et
coordonner l’ensemble de l’activité économique, avec deux priorités : « innover et former ».
Cela implique d’être une région solidaire avec l’ensemble de ses habitants et de ses territoires.
L’innovation n’a de sens qu’au service de l’homme. Il s’agit donc de reprendre l’ensemble des
principes du Schéma Régional de Développement Economique, résumés en une seule référence :
« l’homme au coeur du développement économique ».
Ces principes renvoient à des questions :

d’équilibre territorial géré par les pôles d’excellence et de compétitivité,

de qualité des emplois créés,

de la nécessité d’une formation « tout au long de la vie »,

d’un effort dans le domaine de l’environnement et de la santé

et d’une gouvernance ouverte à tous.
La crise économique pose clairement la question de la solidarité vis-à-vis des habitants de la région
qui vont perdre leur emploi. Une réponse passe par la formation continue des salariés pour qu’ils
soient acteurs et vecteurs du changement et des adaptations des entreprises.
Enfin, le rôle donné à l’ensemble des territoires reconnaît la pertinence de l’échelon infra régional
pour la mise en cohérence entre l’offre et la demande de formation, pour l’animation des dynamiques
collectives entre les entreprises, les centres de transferts de technologie, le monde de la recherche.
En conclusion, vouloir être une grande région européenne, innovante et solidaire implique d’être une
région lisible pour être attractive et organisée pour valoriser au mieux tous ses potentiels et faire
valoir ses atouts.
I – Diagnostic : une situation contrastée entre handicaps, reconversion
inachevée et potentiels à valoriser

Un héritage lourd… mais une reconversion énergique
La dynamique régionale de l’innovation et de la valorisation de la recherche porte les signes économiques
et sociaux d’une région de tradition industrielle, marquée par la reconversion d’activités en crise. Le passé
dans les activités du textile, de la sidérurgie et des mines influence encore l’économie par la présence
actuelle non seulement d’une partie de ces activités mais aussi de sous traitants dans des activités
annexes, des centres de transfert sur des technologies issues de ces activités.
Cet héritage impacte également le modèle social régional. Ce modèle est marqué par le salariat dans
de grands établissements avec des incidences sur l’entrepreneuriat, le capital humain, une pratique
de sous traitance et de dépendance par rapport à de grands donneurs d’ordres. Le modèle social
s’exprime également dans les choix d’orientations scolaires, privilégiant les études courtes.
L’automobile, comme activité de substitution à celle des mines, a reproduit ce modèle socio
économique et rentre lui-même aujourd’hui en crise.
La conversion du tissu économique est néanmoins en marche, que ce soit par transformation de
l’héritage comme par exemple le glissement de l’activité du textile vers celui du négoce, puis de la
vente par correspondance pour arriver aux industries du commerce ; que ce soit également par de
nombreuses initiatives locales pour poser les jalons de nouveaux secteurs d’activité dans la région,
comme par exemple les Technologies de l’Information et de la Communication, la Santé ou les Eco
Entreprises. La labellisation de six pôles de compétitivité issus de secteurs historiques comme le
textile ou nouveaux comme la Santé illustre la volonté et la capacité régionale à se mobiliser pour
transformer son tissu économique par l’innovation.
Le rattrapage est en cours, par une hausse plus rapide, dans la région Nord-Pas de Calais par rapport
à la moyenne française, du PIB par emploi (+8% contre +6.7% entre 2002 et 2005) ou par habitant
(+6.6% contre +5.7% entre 2002 et 2005). Cette conversion a permis une baisse régulière du chômage,
plus rapide qu’au niveau national (-5.2% entre 1999 et 2006 contre –2.5% au niveau national).
75
Avec un tissu économique maintenant diversifié et une tertiarisation avancée, l’image donnée par la
région, au niveau national et international, est en décalage avec la réalité économique et les
potentiels de recherche et développement : la Stratégie Régionale Innovation doit donner un cadre et
accompagner cette mutation de l’économie régionale vers l’économie de la connaissance, et changer
l’image de la région.

Des pépites industrielles… mais un tissu industriel qui paraît peu « agressif »
Cette mutation reste cependant inachevée. Le taux de chômage est supérieur de 3 points à la
moyenne nationale. Le Nord-Pas de Calais offre toujours actuellement le visage d’une région
industrieuse, « atelier de production plutôt que centre de conception de produits ». Avec 555 millions
d’euros de dépenses intérieures de R&D en 2003 (570 millions en 2004), la région se place en 14ème
position des régions de France métropolitaine (Rhône Alpes : 4 milliards, Midi Pyrénées et PACA,
chacune 2 milliards d’euros), soit environ 2.9% des dépenses de R&D dans les régions de province et
0.7% du PIB régional consacré à ces dépenses.
Ce fait est principalement du à la faiblesse, à quelques exceptions près de pépites industrielles, des
efforts de R&D dans les grandes entreprises. Ce fait s’explique également par une innovation, au sein
des entreprises régionales, moins technologique et donc moins comptabilisée dans les indicateurs
nationaux, faisant de ces entreprises des « neglected innovators ». Néanmoins, l’enquête auprès des
PME régionales montre les difficultés récurrentes de ce type d’entreprises : si une infime partie des
PME est organisée pour se développer et innover, notamment par la présence de collaborateurs dont
c’est la fonction ; la plupart ne le sont pas et tout repose sur le chef d’entreprise.

Un pôle de formation important… mais des compétences que n’absorbe pas le territoire
Une question primordiale est donc celle du « capital humain » que ce soit en termes de compétences
des salariés ou de l’équipe dirigeante. Cette question comporte plusieurs facettes : d’une part le rôle
moteur du dirigeant (l‘intuition, l’analyse stratégique, l’envie d’innover), le rôle déterminant d’une
personne clé (chef de projet, ingénieur R&D…) et l’implication des salariés dans la démarche et dans
leurs formations. A titre d’exemple, la part des ingénieurs dans les PME régionales est inférieure à
celle observée au niveau national alors que le potentiel régional d’étudiants est très important (le
Nord-Pas de Calais est la quatrième région en termes d’étudiants de l’enseignement supérieur).
Pour ces PME, l’entrée pour un soutien public n’est pas directement l’innovation, mais une aide à la
réflexion en termes de stratégie, de performance, d’organisation et de capital humain pour leur
faciliter l’absorption du potentiel de compétences régionales.

Une région qui attire les investissements étrangers… dans des activités à faible intensité
technologique
Cette caractéristique d’une région industrielle de moyenne technologie est renforcée par les profils
des entreprises accueillies en région : le Nord-Pas de Calais est une région attractive, en termes
d’investissements étrangers, pour les projets de production, d’assemblage et de logistique, mais
reste une région très modestement attractive pour les projets de R&D ou à « haute intensité
technologique ». Pour la période 2000-2005, le Nord-Pas de Calais est la quatrième région française
en termes de projets (300), voire même la troisième en termes d’emplois (15662), mais elle ne pèse
que 2% du total français des projets de R&D, alors que l’Ile de France, Rhône-Alpes et PACA
concentrent 75% de ce type de projets,
Le constat partagé par tous les acteurs régionaux est que le Nord-Pas de Calais est marqué, à tort,
par un déficit d’image, stigmatisant le tissu économique (peu d’activité et de grands groupes high
tech), la situation sociale (taux de chômage important) et le cadre de vie. L’autre constat partagé par
tous est que la région possède de nombreux atouts et un potentiel indéniable qu’elle ne sait pas faire
valoir, parfois même à l’intérieur de la région. Par exemple, le Nord-Pas de Calais est une région
étudiante avec 150 000 étudiants dans le supérieur ; elle est également attractive avec 20% des
étudiants d’origine extérieure à la région. Il s’agira de valoriser au mieux ce potentiel d’étudiants
étrangers pour qu’ils restent en région ou qu’ils deviennent des ambassadeurs du Nord-Pas de Calais
s’ils la quittent. Enfin, le positionnement géographique du Nord-Pas de Calais est maintenant un
atout, au coeur des centres de décisions européens.
76

Des universités dynamiques… mais des EPST/EPIC peu présents
Cette faible attractivité est également visible dans le faible nombre d’implantations d’Etablissements
Publics à caractère Scientifique et Technologique (tels le CNRS) et d’Etablissements Publics à
caractère Industriel et Commercial (tels le CNES ou le CEA). Dans les années 1960, lorsque ces
établissements ont développé des centres dans les régions, le Nord-Pas de Calais n’a soit pas su se
mobiliser, soit a souffert de choix nationaux en sa défaveur. Ce n’est que récemment que la région a
obtenu quelques succès, comme par exemple l’implantation d’une antenne de l’INRIA. ’absence de
ces implantations renforcent les difficultés régionales de valorisation de la recherche et de pratiques
de transfert.
A l’inverse, La recherche publique place le Nord-Pas de Calais au cinquième rang national. Elle a fait
l’objet d’efforts constants de rattrapage : entre 1990 et 1999, le nombre de chercheurs, d’ingénieurs,
techniciens et administrateurs a augmenté de 50% dans la région contre 30% en moyenne nationale.

Une production scientifique de haut niveau… mais un investissement privé en R&D faible
Cette hausse de la recherche publique est d’autant plus importante qu’elle est
efficace scientifiquement : lorsque la production de la recherche régionale est rapportée aux
ressources de production (effectifs), le Nord-Pas de Calais affiche des performances de premier plan
(brevets, publications). L’évaluation de l’AERES a placé plus de trois quart des équipes de recherche
dans la meilleure catégorie. Il y a là un argument très fort en faveur de la qualité des équipes de
recherche active sur le territoire. Le Pôle Régional d’Enseignement Supérieur aura un rôle majeur à
jouer dans la participation de l’enseignement supérieur au développement régional.
A l’inverse, la recherche privée est particulièrement atone (les effectifs régionaux de R&D en
entreprises ne représentent que 1.6% des effectifs nationaux. La région occupe la dernière place des
régions françaises en termes de densité de chercheurs privés), ce qui fait qu’en moyenne public-privé,
le Nord-Pas de Calais regroupe 2.1% des effectifs nationaux de R&D, plaçant la région au 11ème rang
des régions françaises..
Les difficultés se situent au niveau de des dispositifs de transfert en place qui, s’ils existent, ne
permettent pas de valoriser ces résultats en termes de R&D.

Une dynamique entrepreneuriale retrouvée… mais la création d’entreprises innovantes encore
insuffisante
La mutation du tissu économique est favorisée par une forte croissance du nombre de créations
d’entreprise, (+30.1% en région pour +18.2% sur l’ensemble des régions entre 2002 et 2007), liée à
l’effort sans précédent des pouvoirs publics depuis 2001. Cet effort doit être maintenu pour permettre
à la région de revenir à la moyenne nationale en termes de nombre de créations d’entreprises par
habitant (actuellement 3.2 pour 1000 habitants en Nord-Pas de Calais pour 5.4 en moyenne française)
et amplifié pour favoriser la création d’entreprises innovantes. Car malheureusement, la création
d’entreprises innovantes est particulièrement faible dans le Nord-Pas de Calais (selon les indicateurs,
entre 2 et 4% du total national). De plus, le taux de pérennité à cinq ans est inférieur à la moyenne
nationale (50% en région contre 60% au niveau national), illustrant par ce fait le volontarisme régional
à soutenir le plus de projets possibles.
Cette faiblesse en termes de créations d’entreprises innovantes ne tient pas au fait du manque de
structures d’accompagnement. Au contraire, le spectre du dispositif d’accompagnement (de la
sensibilisation, de l’émergence, de l’accompagnement des porteurs et du financement) existe en très
grande partie. Mais ces structures sont encore jeunes et la question principale porte sur une
meilleure efficacité et coordination de l’ensemble de ces dispositifs.

Des locomotives innovantes dans certains secteurs des services… mais une offre d’activité de
conseil à développer
La tertiarisation du tissu économique est un autre indice de sa mutation :
77

La région Nord-Pas-de-Calais est souvent décrite comme une région industrielle. Or l’industrie est
de fait de moins en moins présente : si, en nombre d’emplois, l’industrie régionale situe le Nord-Pas
de Calais au 4ème rang des régions françaises, elle la situe au 15ème rang en valeur relative, avec
seulement 23.4% de son emploi salarié dédié à l’industrie. Ce fait ne doit néanmoins pas minimiser le
rôle de l’industrie qui par une externalisation poussée a tertiarisé une partie de son activité,

Pour les services aux entreprises, avec 5% de l’emploi français, le Nord-Pas de Calais se situe
également au 4ème rang des régions françaises. Dans ce domaine, la part des activités de Conseil et
Assistance est dans la région proche de la moyenne des régions de province (46% contre 43%). A
l’inverse, le poids relatif des activités de Recherche et Développement est significativement inférieur à
la moyenne des régions de province (2% contre 5%). Enfin, le diagnostic des acteurs régionaux est que
les entreprises régionales ont des difficultés à accepter de se faire accompagner dans leur
développement par des cabinets de consultants. Réciproquement, l’offre régionale doit être améliorée
et souffre de la concurrence parisienne.

Enfin, concernant les activités de commerce et de services, la région affiche une spécialisation
relative marquée dans de nombreuses activités à forte intensité de connaissance : les clusters
Distribution (21586 emplois), Finance (62620 emplois) et Logistique (39947 emplois) se distinguent au
niveau européen. 6

Des capacités de financement à mieux mobiliser
La part du Nord-Pas de Calais dans le total national place la région dans une situation moyenne pour
le financement des projets innovants et dans les dernières places lorsqu’il s’agit de financer à des
montants élevés de grands projets innovants (ex : par le biais de l’Agence Nationale de la Recherche).
Pour rappel, les entreprises régionales mobilisent principalement trois types de ressources : le Crédit
Impôt Recherche (CIR) ; les aides à l’innovation d’Oséo ; les Fonds Communs de Placement dans
l’Innovation (FCPI) :

Le Crédit Impôt Recherche finance 16% des dépenses de R&D des entreprises régionales (219
bénéficiaires pour 27.2 millions d’euros), soit nettement plus que la moyenne nationale (10.9%),

En 2007, Oséo a soutenu 262 projets pour 16.7 millions d’euros, plaçant le Nord-Pas de Calais au
4ème rang national en termes de nombre de projets (6.1% du total national) mais au 7ème rang en
termes de volume de financement (4.6% du volume national). Malgré une augmentation des
engagements entre 2005 et 2008, le Nord-Pas de Calais n’arrive pas à combler son retard vis à vis des
autres régions françaises,

Les Fonds Communs de Placement Innovation sont estimés à 2 millions d’euros en moyenne par an,
ce qui est assez proche des déclarations d’INOVAM et de FINORPA dans le domaine de l’innovation.
Pour rappel, l’ensemble des capacités d’engagement de la dizaine d’outils financiers en région est
estimé à 140 millions d’euros. Cette capacité reste méconnue, par les entreprises, les structures
d’accompagnement, voire même par les outils financiers eux-mêmes.
La question des moyens financiers est tout d’abord une question de nombre et de qualité des projets :
le Nord-Pas de Calais manque avant tout de projets innovants avant de manquer de moyens. La
volonté du Schéma Régional de Développement Economique, en partenariat avec Oséo, est de passer
de 200 projets et 20 millions d’euros mobilisés en 2008 à 300 projets et 30 millions d’euros mobilisés
en 2013.

Des actions volontaristes en faveur de l’innovation … mais une instrumentation de gestion à
améliorer
L’héritage régional se caractérise également par la multiplicité des acteurs de l’innovation et de la
valorisation de la recherche. Ce potentiel peut être une richesse s’il est coordonné vers un objectif
commun, supprimant les redondances et améliorant l’efficacité et la visibilité de l’ensemble. De fait,
avec plus de 70 opérateurs, l’ensemble du spectre pour soutenir les entreprises et les laboratoires
est couvert. Mais une redondance entre acteurs est observée concernant les actions collectives à
destination des entreprises. Les faiblesses du dispositif portent sur l’accompagnement individuel des
chefs d’entreprises ainsi que sur la mise en relation entre les entreprises et les laboratoires. Entre la
6 selon l’European Cluster Observatory
78
multiplicité des acteurs, des actions, des sollicitations (314 dispositifs7 d’accompagnement des
entreprises – une fréquence de 50 invitations ou sollicitations par jour), il n’est pas étonnant que le
chef d’entreprise ait du mal à utiliser au mieux toutes les possibilités offertes par les pouvoirs
publics : la professionnalisation des opérateurs, la mise en oeuvre d’outils collaboratifs, la
mutualisation et la coordination du dispositif à un niveau régional s’impose.
Le Schéma Régional de Développement Economique, avec pour objectif de coordonner l’ensemble des
politiques économiques, a commencé ce travail de coordination. Dans cet esprit, un avis a été voté en
mai 2006 précisant les objectifs de la politique Innovation-Valorisation de la Recherche et instituant la
plate forme innovation-valorisation de la recherche.
L’avis stipulait :

d’augmenter le nombre de projets innovants portés par des entreprises régionales,

d’accompagner les filières pour organiser un volet innovation dans le cadre de pôles
d’excellence,

de mettre en place des hommes relais au sein des universités et grandes écoles en région,

de constituer une offre technologique régionale accessible notamment via le site « jinnove.com »,

de mettre en oeuvre un Fonds Régional Innovation pour aider à l’émergence et au montage de
projets innovants.
Fin 2008, le bilan de la plate forme « Innovation-Valorisation de la recherche » est largement positif.
Près de 70 acteurs ont adhérés à la dynamique. 36 Centres de Ressources et d’Expertises
Scientifiques et Technologiques ont été identifiés et labellisés pour les services qu’ils proposent aux
entreprises. 6 Personnes Relais Valorisation ont été mises en place au sein des universités
régionales. 11 Appels à Projets ont été lancés par les pôles de compétitivité ou les pôles d’excellence
régionaux et ont permis d’identifier plus de 300 projets. Un Fonds Régional Innovation a été mis en
place et permet une entrée unique pour la question du financement de l’innovation. Les résultats sont
probants : alors que 2006 a vu 210 projets soutenus pour un montant de 17 millions d’euros, le bilan
de 2008 fait état de 246 projets soutenus pour un montant de 24.8 millions d’euros.
Pour aller plus loin, dès 2008, les acteurs économiques de la région ont décidé de lancer un plan
« innovation valorisation de la recherche » et de placer l’année 2008 sous le signe de l’innovation et de
la valorisation de la recherche. Une campagne de communication a été mise en oeuvre pour présenter
l’offre de service autour de la marque « jinnove ». Ce plan a été présenté lors du salon Créer en
septembre 2008. C’est une première évolution de la politique intégrant d’ores et déjà les
problématiques de la Stratégie Régionale Innovation : la création d’entreprises innovantes,
l’attractivité de la région, le financement de l’innovation, l’augmentation des pratiques d’innovation au
sein des entreprises régionales, la mobilisation du monde de la recherche et une meilleure politique
de valorisation et de transfert de technologie.
Le plan sur trois ans propose des objectifs chiffrés pour chacune des politiques. Il identifie d’ors et
déjà 242 millions sur trois ans mobilisables sur l’ensemble de ces politiques.
C’est une base opérationnelle pour construire la stratégie régionale innovation et son plan d’action.
Quelle stratégie pour le Nord-Pas de Calais ? 5 principes d’actions pour doper le moteur de
l’innovation régional : anticiper, former, organiser, être lisible, cibler.
Une fois ce diagnostic posé, quelle stratégie proposer pour le Nord-Pas de Calais ?
Comme indiqué dans le préambule, l’ambition est de continuer la mutation profonde du Nord-Pas de
Calais vers une économie de la connaissance, basée sur les compétences et les savoir faire de ses
habitants, l’excellence de ses formations et de sa recherche, l’efficacité de ses entreprises, la
solidarité avec l’ensemble des habitants et des territoires, avec deux priorités : « innover et former ».
1 Rapport Public Thématique « les aides des collectivités territoriales au développement économique » – Cour
des Comptes - 2007
79
Il s’agit également de s’appuyer sur les points forts apparus lors du diagnostic, qu’ils soient dans les
entreprises et les universités régionales ou qu’ils soient d’ordre organisationnel comme la plate
forme « innovation - valorisation de la recherche » ou programmatique comme le plan « innovationvalorisation
de la recherche »,
Pour construire cette stratégie, il est proposé de retenir cinq principes d’actions pour guider l’action
régionale en faveur de l’innovation :

anticiper : c’est par l’anticipation que l’économie régionale limitera les effets de la crise. C’est
parce que les marchés à potentiel, les verrous technologiques pertinents pour la région seront
identifiés qu’une direction pour l’économie régionale pourra être donnée et que les efforts
pourront être coordonnés.

former : c’est la formation des jeunes, des dirigeants d’entreprises, des salariés qui sera la clé
majeure du renouveau de l’économie régionale, en cohérence avec les choix stratégiques retenus.
La formation a également un rôle majeur à jouer dans l’évolution des pratiques et l’ouverture de
la région à l’international,

organiser : la région compte un nombre très élevé d’acteurs pour l’innovation et la valorisation de
la recherche. C’est autant un atout qu’un handicap. L’organisation et la mise en cohérence de
chacun dans un dispositif unique est une condition indispensable d’efficacité. L’effort de
structuration au sein de la plate forme innovation-valorisation de la recherche doit être maintenu
et amplifié .

être lisible : le Nord-Pas de Calais souffre d’un déficit d’image. Elle doit mettre en oeuvre une
stratégie pour que son potentiel et ses avantages en termes d’économie de la connaissance soient
connus et reconnus. Le Nord-Pas de Calais est illisible si l’ensemble des initiatives sont mises
sur un même plan, que ce soit l’action vers ses 100 000 entreprises ou vers les 6 pôles de
compétitivité et 11 pôles d’excellence. Pour être lisible, la région doit se positionner vis à vis de
des régions françaises et au niveau international, en choisissant de mettre en avant des domaines
où elle peut prétendre jouer un rôle européen, tout en réservant une place à chacune des
initiatives portées par ses territoires.

cibler : dès lors, pour choisir il faut cibler. Le ciblage proposé est le suivant : ranger les pôles de
compétitivité et d’excellence en trois orientations stratégiques (partie II), cibler l’intervention vers
les PME à potentiel (sans toutefois exclure toute entreprise qui souhaiterait intégrer la
démarche), cibler la stratégie des pôles de compétitivité et d’excellence vers les marchés à
potentiel et les verrous technologiques pertinents pour la région. Il ne s’agit pas d’exclure toute
initiative mais de la calibrer de manière réaliste en fonction des enjeux qui peuvent être les siens.
II – Trois orientations stratégiques pour le Nord-Pas de Calais
La stratégie se décline autour de trois orientations thématiques prioritaires :
• Etre incontournable, au niveau européen, sur un nombre limité de secteurs innovants choisis
pour l ’excellence scientifique et la puissance industrielle présentes en Nord-Pas de Calais,
• Soutenir, par l’innovation, la compétitivité de secteurs d ’activités fortement présents en
région,
• Parier sur quelques secteurs à forte croissance potentielle et s’appuyant sur une excellence
scientifique régionale reconnue
Articulées sur les axes d’effort transversaux suivants :
• Soutenir la création d’entreprise innovantes en continuant la sensibilisation à
l’entrepreneuriat, en valorisant nos potentiels de l’enseignement supérieur et en coordonnant
nos structures d’accompagnement
• Bousculer les pratiques des PME régionales en misant sur l’analyse stratégique et le capital
humain
• Attirer des investissements « à haute intensité technologique », changer l’image de la région
• Innover par et pour les services
• Mieux financer l’innovation : pousser les chefs d’entreprises à se doter d’une stratégie
capitalistique et utiliser nos outils financiers comme des facteurs d’attractivité
80
• Renforcer le potentiel de recherche et les pratiques de valorisation et de transfert
3 orientations stratégiques prioritaires (à reprendre par l’étude 3)
La première orientation stratégique constitue le choix de trois secteurs sur lesquels nous devons tout
faire pour devenir incontournable au niveau européen en quelques années. Incontournable signifie
une excellence scientifique reconnue avec une masse critique établie et des ressources de R&D
reconnues au niveau national voire international, une réalité industrielle parmi les plus grands
mondiaux, des formations d’excellence, des infrastructures et des équipements qui donnent à ces
secteurs des avantages compétitifs réels. Pour cela, ces secteurs doivent avoir déjà une réalité. Il
s’agit de conforter des points déjà forts dans notre économie régionale. Trois secteurs ont été
retenus : les transports, le commerce du futur (et plus largement des STIC), la Biologie Santé. Ce
ciblage sur trois secteurs doit nous aider à améliorer notre lisibilité au niveau international. Il est
parfaitement cohérent avec les deux plans campus soutenus en région. Pour ces domaines, il s’agit de
prendre une position de leader à l’échelle européenne en moins de 5 ans.
Par exemple, les principaux atouts pour le transport terrestre sont :

La présence des constructeurs Alstom et Bombardier

200 chercheurs organisés au sein du Campus International Sécurité Interropérabilité dans les
Transports

la labellisation du campus de Valenciennes comme Campus innovant Transport durable,

le pôle à vocation mondiale I trans

l’INRIA pour la dimension ITS
Pour le commerce du futur :

Des grandes entreprises de la distribution/VAD ayant leur siège dans la Région

Un tissu de PME régionales ayant des positions de leaders français ou européens dans les TIC

Le Campus interdisciplinaire en Intelligence Ambiante (300 chercheurs et plus de 150
doctorants – Lille)

L’INRIA (Centre Lille Nord Europe créé en 2008)

L’identification du domaine STIC comme axe prioritaire du Campus Grand Lille labellisé
campus prometteur
Pour la Biologie, Nutrition Santé

La présence de grands groupes comme Roquette, Lesaffre, Bonduelle, le Siège de Bayer,
Tate&Lyle, Minakem

Les Pôles Neurosciences, Innovation Médicament, Diabète… Le projet EGIDE

Lille 1, Lille 2, Institut Pasteur, CHRU, INSERM, CNRS

L’dentification du domaine Biologie Santé comme axe prioritaire du Campus Grand Lille
labellisé campus prometteur

la rencontre de ces atouts au sein du pôle de compétitivité NSL
La deuxième orientation stratégique concerne des secteurs économiques fortement présent en
termes d’emplois, mais qui n’ont pas l’excellence scientifique ni des pratiques collectives suffisantes
pour prétendre à une vocation internationale. Dans ces cas, l’enjeu est de maintenir et de développer
l’innovation et la compétitivité de ces entreprises, en les diversifiant, en les internationalisant, en les
aidant à innover… Il s’agit également d’ancrer leur compétitivité par l’installation de centres de
transfert de technologie adéquat. Nous pensons à des secteurs comme l’agro alimentaire dans toute
sa diversité, le textile technique ou l’automobile et ses équipementiers. Ces secteurs seront
fortement bénéficiaires des actions décidées en faveur des services et du développement de
l’innovation dans les PME.
Enfin, une troisième orientation consiste à identifier les quelques secteurs à forte croissance
potentielle et s’appuyant sur une excellence scientifique régionale reconnue. Cette orientation
concerne des secteurs d’activité qui ne représentent pas forcément beaucoup d’emplois, mais qui
sont néanmoins en capacité de maîtriser certaines technologies ou pour lesquels nous sommes prêts
à faire des paris. Par exemple, il peut être opportun de chercher à maîtriser des technologies liées au
développement durable (en se basant par exemple sur notre potentiel de recherche dans le domaine
81
de la chimie des matériaux) ou de développer un pôle image à partir des outils régionaux de formation
internationalement reconnus.
6 axes d’effort pour concrétiser les priorités stratégiques
1) Soutenir la création d’entreprise innovantes en continuant la sensibilisation à
l’entrepreneuriat, en valorisant nos potentiels de l’enseignement supérieur et en coordonnant
nos structures d’accompagnement
La diffusion de la culture entrepreneuriale au sein des établissements de l’enseignement supérieur,
pour former les étudiants à cet état d’esprit, est donc une priorité.
Il est également nécessaire de continuer à attirer en Nord Pas de Calais des porteurs de projets
venant d’autres régions. L’objectif est de doubler d’ici 2013 le nombre de créations d’entreprises
innovantes.
2) Bousculer les pratiques des PME régionales en misant sur l’analyse stratégique et le capital
humain
L’analyse stratégique est déterminante pour le projet de développement de l’entreprise. Le chef
d’entreprise doit pouvoir trouver les outils et les formations nécessaire à l’élaboration de sa stratégie.
Il s’agit donc de réfléchir à une organisation régionale chargée de soutenir les PME dans leur
développement à partir des réflexions suivantes :

Cibler les PME à fort potentiel et mettre en oeuvre un plan de prospection global et systématique,
coordonné au niveau régional

Manager une équipe de développeurs formés et outillés, dont la relation de confiance avec le chef
d’entreprise doit permettre au chef d’entreprise d’exprimer les besoins de son entreprise,

Organiser une offre globale de service pour répondre à ces besoins (aide à la stratégie, au
développement des ressources humaines, à l’innovation, au développement à l’international…).
L’enjeu est simple : augmenter significativement le nombre de projet de R&D dans les entreprises
régionales. L’objectif est d’engager 2000 PME d’ici trois ans dans un projet de développement, d’où
l’appellation « plan 2000 PME ».
Cet effort doit être couplé avec l’effort mené en faveur de la formation dans notre région. Il s’agit
conjointement :

d’élever le niveau de formation des étudiants pour rattraper notre retard en termes de master et
de doctorats,

de travailler sur l’intégration de nos étudiants dans les PME régionales, que ce soit sous la forme
de stage ou en facilitant les premières embauches, pour les former à l’esprit d’innovation et
d’entreprise.
3) Attirer des investissements « à haute intensité technologique », changer l’image de la
région
Réfléchir à l’attractivité du Nord-Pas de Calais nécessite de réfléchir à ce qu’est un facteur
d’attractivité :

l’excellence, qu’elle soit scientifique, industrielle, foncière, technologique (exemple :
équipement structurant offrant une prestation technologique) ou en termes de compétence et
de savoir faire des habitants,

la lisibilité de la stratégie économique régionale. Pour être visible et audible, le Nord- Pas de
Calais doit être lisible. La lisibilité passe par des choix, une priorisation, un calibrage pour
éviter de mettre l’ensemble des dynamiques régionales sur un même plan, mais pour les
coordonner et les synthétiser autour de quelques messages clairs. Cette question se pose en
termes de secteurs mais aussi en termes de territoire. La métropole lilloise a un rôle
particulier à jouer pour rendre lisible le Nord-Pas de Calais. Ce rôle particulier doit être joué
en coordination et en concertation avec l’ensemble des territoires infra régionaux.

le long terme : l’attractivité ne se décrète pas, c’est parce que le Nord-Pas de Calais saura
être incontournable industriellement et scientifiquement dans certains domaines qu’elle
82
pourra entrer en phase avec des logiques d’implantations de centres de R&D publics ou
privés (ce qui nécessitera de s’organiser pour les connaître et les anticiper). Il s’agit donc de
se donner une stratégie à l’international sur le long terme.

La qualité du cadre de vie, dans toutes ses dimensions (habitat, écoles multilingues,
environnement culturel….) semble une condition indispensable pour attirer en région les
emplois du tertiaire supérieur. L’améliorer bénéficiera également à l’ensemble des habitants
de la Région
L’objectif est donc se donner une stratégie de communication économique sur un plan national et
international et de reconfigurer les outils de promotion et de prospection suivant les orientations
de la Stratégie Régionale Innovation.
4) Innover par et pour les services
La problématique des services se structure en trois champs :

De la vente d’un produit industriel à l’offre d’un service : pour les entreprises industrielles, le
développement de nouveaux services associés aux produits industriels (conception, support
technique, logistique, maintien de la compétence technique, financement...) est un facteur de
différenciation et de fidélisation. Cette transformation permet à la fois la proposition de
nouveaux services aux marchés existants, la conquête de nouveaux marchés.

Sur un territoire, la présence d’une véritable offre de services est indispensable à la
compétitivité des entreprises : l’innovation dans les entreprises nécessite l’appel à des
experts dans la conception, l’analyse de la valeur, le design, mais aussi dans les aspects
juridiques, financiers, d’assurance ou de ressources humaines… L’offre régionale est pauvre
dans ce domaine en raison d’une demande trop faible et souvent émiettée. Elle doit être
coordonnée, structurée et améliorée au niveau régional,

Les locomotives régionales (Commerce du futur, secteur financier, logistique). Certains
secteurs des services se sont développés à partir des besoins des grands secteurs industriels
et grands donneurs d’ordres régionaux, comme la vente à distance, la logistique ou le secteur
financier. D’autres secteurs, plus petits, liés au Technologies de l’Information et de la
Communication ont aussi des cartes à jouer, comme par exemple l’acquisition et le traitement
de données, les serious game, les jeux vidéos... Ces secteurs doivent développer des
stratégies d’innovation propres à leur filière et bénéficier d’un soutien fort pour innover.
5) Mieux financer l’innovation : pousser les chefs d’entreprises à se doter d’une stratégie
capitalistique et utiliser nos outils financiers comme des facteurs d’attractivité
La question du financement se pose en trois thèmes

accompagner les chefs d’entreprises à se construire une stratégie financière : est partagé le
constat d’un manque de fonds propres des entreprises régionales et de la difficulté des chefs
d’entreprises à s’ouvrir vers des partenaires extérieurs. Les porteurs de notre région se
caractérisent par une frilosité lorsqu’il s’agit d’ouvrir le capital de leur entreprise, ce qui réduit
les capacités de financement. Plus largement, les entreprises doivent se doter d’une stratégie
financière, au même titre qu’elles développent des stratégies commerciales et technologiques,
afin d’avoir les fonds propres suffisants pour mieux anticiper les différentes étapes de leur
développement.

communiquer sur notre capacité d’intervention financière : Le Nord-Pas de Calais a un réel
avantage de part la présence d’outils financiers régionaux. Encore faut-il le savoir et le faire
savoir :

l’organisation des tours de table financiers pour le second tour, et notamment l’ouverture
vers les fonds nationaux et internationaux, nécessite de mettre en oeuvre une stratégie de
communication sur les outils régionaux pour intéresser des outils financiers nationaux,

la capacité des outils financiers peut être un facteur d’attractivité vis à vis des investisseurs
extérieurs à la région, notamment dans des stratégies de prises de participation de ces
investisseurs dans des entreprises régionales,
83

Augmenter la fluidité entre les opérateurs qui aident à l’émergence de projet et les structures de
financement. L’élément d’explication avancé est la relative jeunesse de l’ensemble de ces
dispositifs, même si des pratiques collectives se mettent progressivement en place.
L’articulation entre les acteurs régionaux, pour une optimisation du service rendu aux
entreprises et à l’économie régionale, doit se faire entre :

les financeurs eux mêmes, dans toute leur diversité, (pouvoirs publics, outils financiers,
business angels…)

les outils financiers et les structures d’accompagnement (incubateurs, pôles de compétitivité)
pour améliorer les synergies entre ces acteurs et anticiper dès l’élaboration des projets les
discussions entre chefs d’entreprises et financeurs.
6) Renforcer le potentiel de recherche public et privé et les pratiques de valorisation et de
transfert
L’effort public doit être amplifié. Il doit permettre à la région d’atteindre l’excellence scientifique de
niveau européen (taille critique des équipes de recherche, équipements structurants) dans un nombre
limité de domaines. La valorisation de la recherche et le transfert vers le tissu économique doivent
devenir des enjeux en tant que tels. Les mises en oeuvre des Plan campus et du Pôle Régional de
l’Enseignement Supérieur doivent s’inscrire dans cette dynamique pour la structurer.
Les activités régionales de la recherche seront mobilisées au mieux pour atteindre les objectifs de la
Stratégie Régionale Innovation. Par exemple, le domaine des Sciences Humaines est également
concerné, que ce soit en termes d’impact sociétal (repérer les opportunités à partir d’une anticipation
des demandes sociétales) ou en termes de formation et de ressources humaines.
III – La gouvernance et la coordination des acteurs
Le Schéma Régional de Développement Economique comme instance de gouvernance
politique de la Stratégie Régionale Innovation
Le pilotage politique de la Stratégie Régionale Innovation a lieu au sein du pilotage du Schéma
Régional de Développement Economique.
La Stratégie Régionale Innovation impacte de nombreuses politiques autres que l’innovation à savoir :
l’international, la création d’entreprise, les outils financiers, la communication à l’international, les
politiques territoriales. Le SRDE est le seul lieu de gouvernance politique qui embrasse l’ensemble de
ces politiques et permet de faire le lien entre elles.
Un bilan de mise en oeuvre de la Stratégie Régionale Innovation sera fait lors de chaque conférence
permanente du SRDE (rencontre semestrielle) ainsi qu’une validation de ses perspectives
Le comité d’orientation de la Stratégie Régionale Innovation
Cette instance technique sera copilotée par le Conseil Régional, l’Etat et le Président de l’Agence
Régionale Innovation. Cette réunion semestrielle aura pour objet d’évoquer les bilans / perspectives à
6 mois de la Stratégie Régionale Innovation et donc de préparer les compte rendus qui sont présentés
en commission permanente du SRDE. Cette réunion sera ouverte aux opérateurs de la Stratégie
Régionale Innovation (Universités, consulaires, pôles de compétitivité et d’excellence…). Le
secrétariat général sera assuré par l’Agence Régionale de l’Innovation-Valorisation de la Recherche
La création d’une Agence Régionale de l’Innovation-Valorisation de la Recherche
La mise en oeuvre opérationnelle de la Stratégie Régionale Innovation s’appuie sur plusieurs
opérateurs régionaux : pôles de compétitivité, pôles d’excellence, incubateurs, outils financiers,
84
consulaires… Elle est coordonnée par une Agence Régionale Innovation-Valorisation de la Recherche,
issue de l’évolution d’une des structures animant actuellement la plate forme Innovation-Valorisation
de la Recherche.
Son mandat sera le suivant :

suivi de la SRI, basé sur des tableaux de bord à établir et à faire remplir par les opérateurs,

mission de back office d’intérêt régional concernant les politiques d’innovation et de valorisation
de la recherche, pour aider les opérateurs dans la mise en oeuvre de leurs actions :

ciblage des entreprises potentiellement innovantes,

portage d’études stratégiques,

co construction et coordination des actions collectives

mise en oeuvre et suivi d’appels à projets,

portage d’action collectives à intérêt régional,

management et professionnalisation de l’équipe opérationnelle,

animation de réflexions collectives de coordination entre opérateurs,

animation d’un outil collaboratif,

site portail jinnove,

communication
L’Agence Régionale Innovation-Valorisation de la Recherche sera également mandatée pour la mise
en oeuvre du plan 2000 PME.
Le comité opérationnel de l’Agence « Innovation-valorisation de la recherche »
Le comité opérationnel de l’Agence Innovation-Valorisation de la Recherche est un comité technique
mensuel chargé de décider la mise en oeuvre opérationnelle des missions de l’Agence. Il est
composé de l’Etat, du Conseil Régional, du PRES, de la CRCI, de la CCI Grand Lille (pour le compte du
GTR Innovation), d’Oséo, des Conseils Généraux du Nord et du Pas de Calais.
Annexes

CPER / PO

Carte SRDE – 10 projets phare de la recherche

Plan Innovation Valorisation de la recherche

Diagnostic – indicateurs – enquête PME

Contributions des groupes de travail

Diagnostic système d’acteurs

Diagnostics secteurs clés et marchés à potentiel

Plan d’action

Propositions d’amendement du PO
(à compléter)
Ce texte et les annexes sont consultables sur le site :http://www.nordpasdecalais.fr/srde/intro.asp
(chapitre Stratégie Régionale Innovation) ainsi que sur le site du DREAL : http://www.nord-pas-decalais.
developpement-durable.gouv.fr/
85

4 -
LES PLANS LOCAUX
DE DEVELOPPEMENT
ECONOMIQUE
86
87
La solidarité est un élément fondamental de la politique économique du Conseil Régional. Le SRDE
exprime cette volonté de veiller à un développement équilibré de tous les territoires en plaçant
l’homme au coeur des priorités. Le choix de la prise en compte des spécificités de chacun des
territoires de la région est une première réponse à cette recherche d’équilibre.
Origine du dispositif
La loi n°2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales autorise, d’une part,
l’Etat à confier aux Régions l’élaboration d’un Schéma Régional de Développement Economique, et
confirme, d’autre part, le rôle privilégié de la Région en matière de développement économique, en lui
donnant de nouvelles possibilités de coordination de l’action des collectivités territoriales.
La compétence économique peut donc être considérée une compétence partagée entre la Région et
les territoires.
Ainsi, lors de la Conférence Permanente du 25 octobre 2006, 14 avis de Territoires ont été pris,
présentant le contexte, les enjeux, les plans d’actions et de financement prévisionnels que l’ensemble
des acteurs économiques locaux envisagent pour 2007, 2008 et 2009.
Sur cette base, la Conférence Annuelle du SRDE du 26 janvier 2007 a officialisé le démarrage de
l’expérimentation d’un nouveau dispositif : les Plans Locaux de Développement Economique (PLDE).
88
Finalités et principes des PLDE
Les Plans Locaux de Développement Economique correspondent à la mise en oeuvre d’un plan
d’actions opérationnel pluriannuel, qui traduit le point de rencontre entre les priorités économiques
portées localement, et les priorités retenues et mises en oeuvre par la Région.
Les PLDE placent l’homme au coeur de toutes les ambitions et visent :
Le développement équilibré des territoires ;
L’efficacité collective ;
La lisibilité des interventions économiques ;
Un nouveau mode de gouvernance locale ;
La veille territoriale et la prospective.
Dix nouveaux PLDE sont proposés aux Commissions Permanentes du Conseil Régional des 25 mai et
29 juin
I- GRAND TERRITOIRE LITTORAL
LE PLDE DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE DUNKERQUE
La Communauté Urbaine de Dunkerque compte 18 communes et 210 000 habitants. L’économie du
territoire est fortement marquée par le développement industriel :les activités liées au Port de
Dunkerque représentent 79% de la valeur ajoutée dans l’économie dunkerquoise (étude CCI
Dunkerque).
A compter de l’année 2007, la Communauté Urbaine de Dunkerque s’est fixée pour objectif
l’actualisation de sa stratégie économique.
La Communauté Urbaine de Dunkerque souhaite passer d’une logique d’aménagement à une
politique intégrée de pilotage du développement économique territorial pouvant contribuer à la
diversification et au renforcement du tissu économique local.
Les maîtres mots du PLDE sont « Diversifier et renforcer l’économie locale pour tous » :

En innovant

En entreprenant

En contribuant à l’essor des entreprises locales

En investissant sur l’implantation d’activités et d’entreprises nouvelles
Axes stratégiques du PLDE de la Communauté Urbaine de Dunkerque

Développer une politique de filières ambitieuse dans des secteurs clés (énergie,
environnement industriel, logistique et portuaire…) et favoriser l’émergence de nouvelles
filières

Développer le potentiel d’innovation du territoire

Favoriser la création d’activités nouvelles et le développement de la culture entrepreneuriale

Développer l’économie résidentielle et l’attractivité du territoire

Contribuer à la cohésion sociale et à la dynamique économique par l’emploi et la solidarité
89
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe 1 : Développer une politique de filières ambitieuse dans des secteurs clés (énergie,
environnement industriel, logistique et portuaire…) et favoriser l’émergence de nouvelles filières

Action 1 : Mise en oeuvre opérationnelle du Schéma d’Environnement Industriel

Action 2 Etude de faisabilité pour un pôle d’excellence économique en environnement
industriel

Action 3 : Etude sur les enjeux stratégiques du port de Dunkerque vis-à-vis du Canal Seine
Nord Europe et de ses futures plateformes multimodales

Action 4 : Etude sur la compétitivité de la place portuaire de Dunkerque

Action 5 : Développement du trafic ro - ro en mode non-accompagné entre Dunkerque et
l’Europe du Nord

Action 6 : Représentation du territoire portuaire en Asie

Action 7 : Opération I-Trans Logistique Transport Massifié

Action 8 : Analyse des potentialités du territoire pour l’identification de filières d’activités

Action 9 : Aide au développement et à la diversification des PME-PMI

Action 10 : SPL Mecaflandres
Axe 2 : Développer le potentiel d’innovation du territoire

Action 11 : Renforcement du partenariat avec l’Université du Littoral Côte d’Opale

Action 12 : Projet Urbact Run Up (rôle des universités dans le développement économique
des pôles urbains)

Action 13 : Réalisation du laboratoire central de l’IRENI

Action 14 : Etude de faisabilité du projet Innocold (centre de recherche et développement et
de transfert technologique sur les technologies du froid basse température)

Action 15 : Accompagner les entreprises pour améliorer leur capacité à innover (volet
innovation de Dunkerque Promotion)

Action 16 : Financement de l’innovation (soutien aux entreprises)
Axe 3 : Favoriser la création d’activités nouvelles et le développement de la culture
entrepreneuriale

Action 17 : Développer la culture entrepreneuriale

Action 18 : Campus de l’entrepreneuriat

Action 19 : Volet international du développement de l’entrepreneuriat
90

Action 20 : Développement de la création et transmission d’entreprises : déclinaison locale
du PRCTE

Action 21 : Développement de l’artisanat : déclinaison locale du PRDA
Axe 4 : Développer l’économie résidentielle et l’attractivité du territoire

Action 22 : Développement de la qualification de la production touristique du territoire

Action 23 : portail e-marketing touristique Dunkerque Flandre Côte d’Opale

Action 24 : Développement du tourisme d’affaires

Action 25 : Plan de modernisation et de diversification du parc hôtelier

Action 26 : Etude sur l’aménagement économique et l’immobilier d’entreprises

Action 27 : Développement exogène

Action 28 : promotion et communication économique
Axe 5 : Contribuer à la cohésion sociale et à la dynamique économique par l’emploi et la solidarité

Action 29 : ESS : Plan DESSINE

Action 30 : Faciliter l’accès à l’emploi des étudiants
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 8 853 000 € en fonctionnement et à 12 550 000 € en investissement.
LE PLDE DU PAYS DU CALAISIS
Le Pays du Calaisis, porté par le Syndicat Mixte du Pays du Calaisis, rassemble plus de 156 200
habitants, 63 communes pour une superficie de 674 km² et 5 structures intercommunales :

Communauté d’agglomération du Calaisis,

Communauté de Communes du Sud-Ouest du Calaisis,

Communauté de Communes des 3 Pays,

Communauté de Communes de la Région d’Audruicq,

Communauté de Communes de la Région d’Ardres et de la Vallée de la Hem.
Dès février 2008, le Pays du Calaisis a affiché sa volonté de s’inscrire dans la démarche Plan Local de
Développement Economique. L’année 2008 a permis au territoire, avec l’appui de la Région,
d’élaborer son PLDE 2009-2011.
Axes stratégiques du PLDE du Pays du Calaisis

Amplifier le rayonnement économique du Calaisis
Objectifs : moderniser les fonctions primordiales de l’agglomération, encourager la
pratique de l’excellence économique sur le Calaisis et orienter les infrastructures de
demain vers l’intermodalité

Renforcer le dynamisme économique sur le Calaisis
Objectifs : Organiser le développement économique du territoire, stimuler l’activité
économique des centres bourgs, centre-ville de Calais et villages relais, renforcer la
notoriété des produits du Calaisis et l’image touristique du territoire, accompagner le
territoire à l’échéance JO 2012 et accentuer le rapprochement avec la Grande-Bretagne
91
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe 1 : Amplifier le rayonnement économique du Calaisis
Moderniser les fonctions économiques primordiales de l’agglomération
Rapprochement du monde de l’entreprise avec les professionnels des ressources humaines
et de la recherche
1.1.1.1. Création de la Maison de l’Emploi et de la Formation du Calaisis
1.1.1.2. Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC)
1.1.1.3. Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences dans l’Artisanat
1.1.1.4. Offre de services aux entreprises artisanales en matière de GPEC et rapprochement
avec les bénéficiaires du PLIE
1.1.1.5. Bourse de l’alternance
1.1.1.6. Formation action repreneurs potentiel et projets dormants
Appui au réseau calaisien de création et pérennisation des entreprises nouvelles
1.1.2.1.Opération pilote d’intensification du suivi des entreprises nouvellement créées ou
reprises
1.1.2.2. Renforcement du maillage du territoire par l’association de prêts d’honneur Calaisis
Initiatives
1.1.2.3. Action de sensibilisation entrepreneuriale et accompagnement des porteurs de projet
et outils financiers sur la CCRA
1.1.2.4. Réussir en Calaisis
Accompagnement et sauvegarde des entreprises en difficulté
1.1.3.1. Cohésion Economique et Sociale par l’Artisanat et les Métiers (CESAM)
Encourager la pratique de l’excellence économique sur le Calaisis
Définition et mise en oeuvre de la stratégie numérique du territoire
1.2.1.1. Définition de la stratégie numérique du Pays du Calaisis
1.2.1.2. Renforcement Haut Débit
1.2.1.3. Boucle locale
1.2.1.4. Pré-diagnostic auprès des commerçants du territoire de la CCRAVH
92
1.2.1.5. Promotion des ZAE sur le territoire de la CCRAVH avec outils numériques de
présentation et portail à vocation économique
1.2.1.6. Développement de la Vente et Achat à distance pour les PME (BOUTIC)
1.2.1.7. Informatisation des commerçants
Développement de l’excellence dans la filière logistique
1.2.2.1. Logiques logistiques de Calais / 2èmes Assises de la Logistique
1.2.2.2. Pôle transport logistique – site de la Turquerie Accompagnement études
Accompagnement déploiement local Up-Tex
1.2.4.1. Cabine de mesure
1.2.4.2. Société de confection sur mesure
1.2.4.3. Vitrine UPTEX Cité de la dentelle
1.2.4.4. Promotion et intégration régionale de la Cité internationale de la mode et de la
dentelle de Calais
Préfiguration du Pôle santé
1.2.5.1. Développement d’un pôle santé – innovation-services
Orienter les infrastructures de demain vers l’intermodalité
Calais Port 2015
Promotion du ferroviaire sur le territoire
1.3.2.1. Promotion du hub ferroviaire de Calais Frethun
1.3.2.2. Développement fret ferroviaire
Axe 2 : Renforcer le dynamisme économique sur le Calaisis
Organiser le développement économique du territoire
Définition d’une politique d’accueil d’entreprises à l’échelle du Pays
2.1.1.1. Démarche expérimentale « territoires et dynamiques économiques »
2.1.1.2.Territoires et dynamiques économiques – Echelle Pays du Calaisis
2.1.1.3. Création d’une pépinière d’entreprises
2.1.1.4. Préfiguration de la Zone d’Activité Artisanale de Bonningues à vocation
environnementale
2.1.1.5. Réflexion préalable à la création d’une zone d’activité intercommunale et sur les
modalités d’accompagnement
Renforcement du dispositif de conduite du développement économique
2.1.2.1. Renforcement du dispositif de conduite du développement économique
Stimuler l’activité économique des centres bourgs, centre-ville de Calais et villages relais
Soutien au commerce et à l’artisanat du Pays pour qu’il ait un temps d’avance
2.2.1.1. Mise en place d’un Observatoire du commerce sur Calais
2.2.1.2. Bourse aux locaux commerciaux
2.2.1.3. Elaboration d’une cartographie dynamique des entreprises artisanales
2.2.1.4. Formation à la création et à la reprise de TPE dans le commerce et l’artisanat dans le
Pays du Calaisis
2.2.1.5. Poursuite de la mise en réseau des entreprises commerciales, artisanales et
touristiques du territoire de la CCRA
2.2.1.6. Magazine Calais Grand Centre
2.2.1.7. Stimulation de l’activité économique des commerces du centre ville sur le territoire de
la CCRAVH
2.2.1.8. Requalification des espaces commerçants de la CCRA
2.2.1.9. Amélioration des devantures commerciales et programme de micro-signalétique
commerciale
93
2.2.1.10. Programme partenarial de maintien et de développement de l’Artisanat sur les
territoires ruraux du Pays du Calaisis
2.2.1.11. Orientation des bénéficiaires du RMI vers l’Artisanat
2.2.1.12. Mobilisation des jeunes vers l’Artisanat
2.2.1.13. Validation de projet et mise à l’emploi des bénéficiaires du PLIE dans les métiers de
l’Artisanat
Positionnement de la filière bâtiment sur le développement durable
2.2.2.1. Sensibilisation et accompagnement des entreprises à l’importance des énergies
renouvelables
2.2.2.2. Diagnostics environnementaux dans l’Artisanat
2.2.2.3. Formations aux économies d’énergies
2.2.2.4. Label « Efficacité Energétique »
2.2.2.5. Salon « Efficacité Energétique »
2.2.2.6. Projet intégré habitat équipement
Définition de la politique du Pays en matière d’Economie Sociale et Solidaire et le service aux
personnes
2.2.3.1. Définition et développement du Volet de l’Economie Sociale et Solidaire
2.2.3.2. PLIE - Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi de la Communauté d’Agglomération du
Calaisis
2.2.3.3. DEFI – 2009
2.2.3.4. Développement de l’Insertion par l’Activité Economique
2.2.3.5. Développement de la finance solidaire
Renforcer la notoriété des produits du Calaisis et l’image touristique du territoire
Promotion des savoir faire et des productions locales
2.3.1.1. Valorisation et structuration des productions et savoir-faire alimentaires locaux
2.3.1.3. Création du Village des Saveurs et du Savoir
Valorisation du Calaisis comme destination touristique
2.3.2.1. Création de la plaine de loisirs de Sangatte
2.3.2.2. Démarche "Territoires et dynamiques économiques" - Volet stratégie touristique
2.3.2.3. Reconversion d’une carrière d’extraction de sable à Oye-Plage en pôle de nature et de
tourisme durable
2.3.2.4. Etude des potentialités de valorisation touristique de l’eau sur le Calaisis
2.3.2.5. Mise en marché de la Destination Touristique
2.3.2.6. Démarche qualité dans les Entreprises Touristiques
2.3.2.7. Formation action tourisme
Accompagner le territoire à l’échéance JO 2012 et accentuer le rapprochement avec la
Grande-Bretagne
Préparation de la destination transmanche aux JO 2012
2.4.1.1. JO 2012 : Accompagnement des professionnels du tourisme à l’accueil clientèles
spécifiques
2.4.1.2. Le Calaisis, base arrière pour les JO 2012
Encouragements à l’ouverture européenne
2.4.2.1 Journée Emploi Transfrontalier
2.4.2.2. Version anglaise et flamande du livret des « Obligations sociales de l’Employeur lors
d’une embauche »
2.4.2.3. Guichet unique réponse langue du service public
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 3 331 553€ (fonctionnement et investissement).
94
LE PLDE DU PAYS DU BOULONNAIS
Le Pays du Boulonnais rassemble plus de 165 700 habitants, 74 communes et 3 structures
intercommunales :

La Communauté d’Agglomération du Boulonnais

La Communauté de communes de Desvres-Samer

La Communauté de communes de la Terre des Deux Caps
La démarche de contractualisation en matière de développement économique entre la Région et le
territoire du Boulonnais a été initiée par la Communauté d’Agglomération du Boulonnais dès 2005
avec la signature du Programme Local de Développement des Activités, de l’Insertion et de l’Emploi
(PLDAIE). L’année 2008 a vu les enjeux du volet urbain de la stratégie du territoire émerger et
l’engagement des territoires ruraux dans la démarche se concrétiser.
Début 2009, la Région et les EPCI du Boulonnais se sont accordés sur un plan d’actions concerté,
basé sur un diagnostic partagé et un plan stratégique. Ainsi, la Région s’engage à accompagner les
intercommunalités signataires autour de 4 axes stratégiques principaux.
Axes stratégiques du PLDE du Boulonnais

Structurer le territoire de manière équilibrée et renforcer l’attractivité du Boulonnais

Encourager l’initiative économique et aider le développement des activités

Accompagner les ressources humaines dont les entreprises ont besoin

Conforter et valoriser les filières et secteurs d’excellence
Plan d’actions prévisionnel 2009 :
I. Structurer le territoire de manière équilibrée et renforcer l’attractivité du Boulonnais
Développer l’offre foncière, immobilière et numérique en intégrant une dimension
environnementale
Etude de définition de la zone artisanale de Baincthun
Extension du Parc paysager d’activités de Landacres (ISO 14001)
Extension de l’Inquétrie (phase 4)
Création d’un village PME-PMI HQE sur le parc de Landacres
Mise en place d’un Pôle Design
Création d’une pépinière d’entreprises dédiée aux Métiers d’Art
Mise en place de bâtiments relais sur la CC Desvres-Samer
Amélioration de la signalétique des parcs d’activités et de la pépinière Créamanche
Participation au MIPIM
95
Favoriser les activités à fort potentiel grâce à l’aménagement d’infrastructures portuaires et
logistiques
Renforcer la visibilité du Boulonnais par une stratégie partagée de promotion économique
Promouvoir le territoire sous l’angle environnemental
II. Encourager l’initiative économique et aider le développement des activités
Encourager la création, la reprise d’entreprises mais aussi le tissu artisanal et commercial
Déclinaison du PRCTE : actions de sensibilisation, accompagnement et suivi
Déclinaison du PRDA : sensibilisation, transmission, CA+…
Sensibilisation, Accompagnement et suivi : Sensibilisation en milieu scolaire,
Concours Talents, SAP, Mise en oeuvre de rencontres thématiques, CLAP, PFIL, Couveuse,
SAO, AGEFIPH, Anticipation, détection et traitement des difficultés des entreprises
Soutenir le commerce et l’artisanat : mise en oeuvre d’un schéma de développement
commercial, faciliter l’accès des petites entreprises aux marché publics, crédit vitrines,
qualité commerce, participation au MAPIC
Diversifier les activités : accompagnement des mutations du monde agricole
Faire de l’innovation, le levier d’un nouvel essor
Fonds local d’aide à l’innovation
Développement des synergies entre acteurs de la filière (Aquimer)
Développement des axes de travail du CEVPM
Actions Innovation
Equipement complémentaire IFREMER
Etude sur l’avenir du pôle boulonnais de l’ULCO
Bourse littorale aux doctorants
Assurer le développement productif des entreprises et leur développement à l’international
Organisation annuelle de conventions d’affaires et accueil de délégations
Plan d’actions à l’international
Actions à l’international Aquimer
Fonds local d’aide au développement des entreprises
Accompagnement des entreprises dans leur certification 14001
Développement de l’usage des TIC
III. Accompagner les ressources humaines dont les entreprises ont besoin
Développer la gestion des ressources humaines
Bourse Littoral Internet de l’alternance
Plateforme Emploi Mutations Economiques
GPEC et sensibilisation à la GPEC
Encourager la formation tout au long de la vie
Fonds de professionnalisation
Mise en oeuvre des préconisations du Contrat d’Etude Prospectif lié au port
Favoriser l’accès et le retour à l’emploi
Forum objectif emploi
Pôle saisonnier
Refonte du site Internet boulogne-emploi.com
Bouger, c’est permis
Service de location de voitures pour lever les freins à l’emploi
Actions du PLIE
IV. Conforter et valoriser les filières et secteurs d’excellence
Soutenir une économie halieutique innovante et durable
Centre de veille sur les produits aquatiques
96
Etude d’attractivité du Boulonnais sur le secteur agroalimentaire
Etude Perspectives de développement de la filière aquacole dans la Région
Bâtiment Pôle Aquimer
Soutenir le développement économique de la filière céramique
Développer les potentiels économiques dans une logique de diversification des activités :
Le Tourisme :
Promotion et communication
Développement de l’offre touristique
Accompagnement des professionnels du tourisme à l’accueil de clientèles spécifiques (JO
2012)
Développer la démarche qualité dans les entreprises touristiques
Démarche de prospection d’investisseurs en produit touristique détente/bien être
Développement du tourisme de découverte économique sur le Port de Boulogne
Mise en marché de la destination touristique
Animation de clubs d’entreprises
La Santé
Accueil des cours de la 1ère année de médecine
Favoriser le développement à moyen terme du secteur Santé
Promouvoir le territoire auprès des professionnels de Santé
L’Economie Sociale et Solidaire :
Etude d’impact de l’IAE
Plateforme de la finance solidaire
Coopératives d’emplois et d’activités
DLA
Appel à projets ESS
Mois de l’ESS
Volet ESS de l’Observatoire social et territorial du Boulonnais et ateliers
Mise en oeuvre d’un Observatoire économique
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 7 618 426 € (hors investissements liés au port).
97
II- GRAND TERRITOIRE METROPOLE
LE PLDE DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE LILLE METROPOLE
Lille Métropole Communauté Urbaine est une intercommunalité rassemblant 85 communes et plus
d’un million d’habitants. Avec 84 km de frontières avec la Belgique, la métropole lilloise constitue,
avec les arrondissements de Courtrai, Mouscron, Roselaere, Tournai et Ypres, une agglomération
transfrontalière de 1,8 million d’habitants. Par ailleurs, l’aire de coopération métropolitaine dans
laquelle Lille Métropole Communauté Urbaine s’inscrit compte 3 millions d’habitants.
Lille Métropole Communauté Urbaine concentre, au niveau régional, 38% de l’emploi salarié et 35%
des établissements. Le secteur tertiaire représente 58% de l’économie locale. 80% de la recherche et
développement régionale se localise sur le territoire de LMCU.
La prise de compétence économie par LMCU a été effectuée en 2002. Dès lors, la stratégie
d’excellence portée par Lille Métropole s’est appuyée sur 4 piliers essentiels :
1/ L’accompagnement des entreprises au travers d’une offre de services diversifiée
2/ Le soutien aux filières économiques clés et aux pôles de compétitivité métropolitains
3/ Un développement équilibré des 8 territoires métropolitains
4/ La production d’une offre foncière qualitativement et quantitativement adaptée aux besoins des
entreprises.
Pour LMCU, les finalités de ce PLDE intitulé Plan Métropolitain de Développement Economique
(PMDE) sont les suivantes :

Poursuivre le renouvellement de l’économie métropolitaine et faire de Lille Métropole une des
capitales économiques qui comptent en Europe

Répondre aux attentes des entreprises de la métropole en proposant une gamme complète et lisible
de services pour favoriser leur développement dans des conditions optimales

Répondre aux attentes des habitants en matière d’emploi
Axes stratégiques du Plan Métropolitain de Développement Economique

Créer un environnement favorable à la création et au développement des entreprises

Renforcer les filières économiques métropolitaines

Favoriser un développement économique de proximité facteur de cohésion sociale

S’appuyer sur la recherche et l’innovation pour favoriser la création d’activités nouvelles

Renforcer l’anticipation des mutations économiques du territoire métropolitain

Renforcer l’attractivité internationale de la Métropole
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe 1 : Créer un environnement favorable à la création et au développement des entreprises
Action 1 : Optimiser le soutien à la création d’entreprises
Action 2 : Mettre à disposition des entreprises du foncier économique qualitativement et
quantitativement adapté à leurs besoins
Action 3 : Promouvoir et pérenniser la qualité des espaces et services dans les zones d’activités
économiques
Action 4 : Mettre à la disposition des entreprises une offre immobilière adaptée
Action 5 : Promouvoir l’utilisation des TIC par les entreprises comme facteur de compétitivité
Action 6 : Organiser une desserte optimale des ZAE
Action 7 : Optimiser l’accueil des entreprises par une coordination renforcée avec les partenaires
publics et parapublics
98
Axe 2 : Renforcer les filières économiques métropolitaines
Poursuivre le développement des filières d’excellence en renforçant leur animation et leur
structuration
Action 8 : Soutien à la filière textile
Action 9 : Soutien à l’animation du pôle MAUD
Action 10 : Animation et développement de la filière d’excellence Biologie Santé Nutrition
Action 11 : Développement de la filière TIC
Action 12 : Développement de la filière image
Action 13 : Soutien à l’animation du pôle industries du commerce et à la filière VAD Distribution
Action 14 : Soutenir la compétitivité des industries agroalimentaires dans le cadre du pôle
d’excellence agroalimentaire régional
Identifier et mettre en oeuvre les leviers de développement des filières structurantes
Action 15 : Contribuer à la préservation et au développement d’une agriculture périurbaine à
haute valeur ajoutée
Action 16 : Accompagnement des filières logistiques et industrie des transports terrestres
Action 17 : Accompagner la filière tertiaire supérieur
Favoriser l’essor de nouvelles filières pour accompagner le renouvellement de l’économie
métropolitaine
99
Action 18 : préfiguration d’une politique métropolitaine de soutien aux écoactivités
Action 19 : Définition d’un programme stratégique pour le développement des activités de Design
Action 20 : Promouvoir, observer et développer la destination d’affaires Lille France Europe
Axe 3 : Favoriser un développement économique de proximité facteur de cohésion sociale
Action 21 : Soutenir le commerce de proximité et l’artisanat
Action 22 :Soutenir l’insertion par l’économie et l’accès à l’emploi
Action 23 : Soutenir l’Economie Sociale et Solidaire
Axe 4 : S’appuyer sur la recherche et l’innovation pour favoriser la création d’activités nouvelles
Soutenir et améliorer l’environnement du pôle universitaire métropolitiain
Action 24 : Soutien du pôle universitaire métropolitain
Développer l’innovation par la valorisation de la recherche publique et privée
Action 25 : Soutien à l’incubation technologique
Action 26 : Soutien à la structuration des cellules d’interface laboratoires-entreprises
Action 27 : Soutien aux projets de R&D métropolitains
Action 28 : Soutien aux plate-forme de R&D
Axe 5 : Renforcer l’anticipation des mutations économiques du territoire métropolitain
Développer les pratiques d’intelligence économique afin d’accroître la compétitivité du territoire
Action 29 : Analyse du positionnement de la métropole par rapport à ses concurrentes françaises
et métropolitaines
Action 30 : Animer et impulser des actions en matière d’emploi sur le territoire de
l’arrondissement de Lille
Action 31 : Soutien à l’ADIT veille marché et technologique pour le secteur textile
Action 31 : Action collective à destination des PME sur la sensibilisation à l’intelligence
économique
Renforcer la connaissance de l’économie métropolitaine pour accroître la pertinence des
interventions publiques
Action 32 : Coordonner et adapter les missions d’observation, de prospective et d’évaluation
Action 33 : Conforter, développer et promouvoir l’OPELM
Action 34 : Organiser et valoriser l’observation des filières métropolitaines
Action 35 : Recenser, identifier et suivre les TPE/PME de la métropole afin de mieux cibler les
actions d’accompagnement
Action 36 : Mise en place de partenariats pour améliorer la connaissance et l’accompagnement
des grandes entreprises métropolitaines
Action 37 : Géolocalisation des activités économiques
Axe 6 : Renforcer l’attractivité internationale de la Métropole
Action 38 : Repenser la stratégie de promotion/prospection à l’international
Action 39 : Accroître le rayonnement de la métropole en Europe et dans le monde
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 10 214 000 € en fonctionnement et à 56 375 000 € en investissement.
100
III- GRAND TERRITOIRE ARTOIS
LE PLDE DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION DE LENS – LIEVIN
La Communaupole de Lens-Liévin compte 252.000 habitants et 36 communes. Ce territoire, est composé de
grands centres urbains, Lens et Liévin, mais également de communes rurales situées principalement au sudouest
de la Communaupole, sur les collines de l’Artois.
Il s’inscrit dans une région marquée par une forte concentration urbaine de plusieurs millions
d’habitants que constitue l’Aire Métropolitaine de Lille (proximité de Lille, Arras, Douai, Béthune, ...).
Le Bassin de vie de Lens-Liévin est caractérisé par un tissu économique dense : selon les sources
Assedic (2007), on dénombre 3 700 établissements employant 51 080 salariés. De façon plus globale
dans la zone Lens-Liévin, l’emploi a progressé de 14.9 % entre 1998 et 2003 par rapport à une
moyenne régionale de 7.1 %, se situant par là même en première position.
Axes stratégiques du PLDE de Lens – Liévin

Renforcer l’attractivité économique d’un territoire en développement

Affirmer la compétitivité économique de la Communaupole de Lens-Liévin

Développer la performance des ressources humaines
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe 1 : Renforcer l’attractivité économique d’un territoire en développement
Les grands projets : un levier de développement économique
Action 1 : Appui aux particuliers porteurs de projets d’hébergement touristique
Action 2 : Edition d’une lettre « Entreprises – LOUVRE-LENS »
Action 3 : Réalisation de pages web « Entreprises – LOUVRE-LENS
101
Action 4 : Promotion du mécénat LOUVRE-LENS
Action 5 : Création du ci2r, Centre interregional de recherche et de restauration des oeuvres d’art
Action 6 : Etude sur le panorama de l’infrastructure en termes d’hôtellerie et de restauration en
ARTOIS
Action 7 : Pôle d’Excellence Sportif : Etude prospective sur les potentialités de développement du pôle
Action 8 : Réhabilitation de l’ancienne salle des machines de la Base du 11/19 : Installation d’une
halle d’éco-matériaux et d’une brasserie-restaurant
Action 9 : Pôle d’Excellence Sportif. Aménagement d’un Parc d’Activités dédié en priorité à la
filière Sport/Santé/Bien-être
Une offre immobilière adaptée à l’échelle de la Communaupole
Action 10 : Quartier des Gares de Lens. Immobilier tertiaire
Une couverture très haut-débit pour toutes les entreprises
Action 11 : Déploiement de services très haut débit dans les zones d’activité économique
Développer et valoriser l’image du territoire
Action 12 : Enrichir un tissu économique local qui se distingue par sa diversité
Action 13 : Développer une identité attractive du territoire par une promotion active
Axe 2 : Affirmer la compétitivité économique de la Communaupole de Lens-Liévin
Favoriser la création, reprise et transmission d’entreprises
Action 14 : Aide à l’artisanat
Action 15 : Développer les créations – reprises d’entreprises, participer au développement des
entreprises
Action :16 Développer la création et la reprise d’entreprises
Action 17 : Soutenir les dispositifs d’accompagnement favorisant l’initiative économique sur le
territoire et en particulier dans les quartiers prioritaires de la Politique de la Ville et du Contrat
Urbain de Cohésion Sociale
Action 18 : Encourager la création et la reprise d’entreprises
Action 19 : Semaine de la création
Action 20 : Couveuse
Action 21 : Bus de la création d’entreprise
Action 22 : Accompagner les porteurs de projets vers la création d’entreprises
Action 23 : Convention de Partenariat - Réseau Entreprendre Artois
Action 24 : Favoriser la création, la pérennité et le développement des TPE et ainsi créer de l’emploi
Développer le tissu d’entreprises existant
Action 25 : Cartographie dynamique des entreprises artisanales
Action 26 : Développement commercial de l’entreprise
Action 27 : Favoriser l’accès au Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication
Action 28 : Renforcer la compétitivité du tissu économique local
Action 29 : Consolider en période de crise un tissu économique local riche de sa diversité
Action 30 : Renforcer la collaboration interentreprises dans le cadre d’opérations collectives
Action 31 : Veille économique
Renforcer le développement à l’international
Action 32 : Accentuer la compétitivité du territoire au niveau international
Les filières d’excellence : un rôle économique important
Action 33 : Pôle d’Excellence Sportif :Mission d’A.M.O. pour la définition et la programmation d’un
Centre de Ressources « Sport »
Action 34 : Sensibiliser les acteurs économiques et les institutions publiques au Développement
Durable
Action 35 : Animation et Développement de la filière Eco-Entreprises liée à la construction et aux
énergies renouvelables
Action 36 : Animation du pole d’excellence régional "logistique"
102
Axe 3 : Développer la performance des ressources humaines
Développer la formation
Action 37 : Développer la formation des salariés
Action 38 : Développer des lieux ressources sur la formation
Action 39 : Développement de la qualité de l’offre de formation du territoire
Action 40 : Développer la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences territoriale
Favoriser l’accès et le retour à l’emploi
Action 41 : Favoriser l’adéquation entre l’offre professionnelle et la demande d’emploi
Action 42 : Les Rencontres de l’Emploi
Action 43 : Répondre aux besoins des entreprises artisanales en matière de gestion des
ressources humaines
Action 44 : Développer l’alternance
Mobiliser les ressources humaines autour des grands projets et des filières d’excellence
Action 45 : Accompagner les grands projets (Louvre-Lens) et les filières d’excellence (sport, écoentreprises,
services à la Personne et logistique) en matière d’emplois
Action 46 : La formation et les grands projets et filières d’excellence du territoire
Renforcer l’économie sociale et solidaire
Action 47 : Développer l’Economie Sociale et Solidaire dont l’insertion par l’Activité Economique
Action 48 : Développer la mobilité des publics
Action 49 : Développer les clauses d’insertion
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 13 646 000 € en fonctionnement et à 30 850 000 € en investissement.
LE PLDE DU PAYS D’ARTOIS
Situé au sud du Pas-de-Calais, le Pays d’Artois a été créé en 2002. Le Pays d’Artois regroupe 11
intercommunalités :
Communauté Urbaine d’Arras
Communauté de Communes de l’Artois
Communauté de Communes de l’Atrébatie
Communauté de Communes de la Région de Bapaume
Communauté de Communes de Marquion
Communauté de Communes des deux sources
Communauté de Communes de Vertes Vallées
Communauté de Communes du Canton de Bertincourt
Communauté de Communes du Sud Arrageois
Communauté de Communes du Val de Gy
Communauté de Communes Osartis
Communauté de Communes
Le Pays d’Artois compte 255 communes et 206 000 habitants.
Le PLDE du Pays d’Artois s’intègre dans le prolongement de la démarche PLDAIE engagée en 2006.
Axes stratégiques du PLDE du Pays d’Artois

Conforter la vocation d’échangeur du Pays

Renforcer la vocation « agro » du territoire
103

Faire du secteur de la construction et du bâtiment un point d’appui pour le développement
durable du Pays

Exploiter les opportunités de développement du tourisme

Accompagner la création-transmission-reprise d’entreprise sur le Pays d’Artois

Soutenir le développement et l’innovation de l’artisanat et du commerce artisanal

Encourager l’émergence et la structuration d’une Economie Sociale et Solidaire
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe 1 : Conforter la vocation échangeur du territoire
Renforcement de l’attractivité du territoire et mise en place de sites de qualité pour les
entreprises, notamment celles de la logistique
Action 1 : Ambassadeurs de l’Arrageois
Action 2 : Aménagement durable Z.A Achiet-le-Grand
Action 3 : Desserte en très haut débit du pôle de Tincques et résorption des zones d’ombres
Renforcement de la vocation échangeur du pays et exploitation de l’opportunité des chantiers
d’infrastructures à venir
Action 4 : Port intérieur de Corbehem
Action 5 : Etude diagnostic pour le syndicat mixte Marquion Osartis : positionnement économique
en lien avec le canal Seine Nord
Axe 2 : Conforter la vocation « agro » du territoire
Conforter la filière agro alimentaire
Action 6 : Mise en place du pôle d’excellence régional Agroalimentaire
Action 7 : Extension centre techno pour les entreprises agro
Action 8 : Création d’une école d’ingénieurs en Agroalimentaire
Action 9 : Liaison ferroviaire Arras-Cambrai
104
Action 10 : Réduction et valorisation des déchets de l’Industrie Agroalimentaire
Action 11 : Plate forme internet Agroalimentaire
Développer un pôle agro ressources
Action 12 : Ingénierie pôle agro ressources
Action 13 : Installation d’un système de chauffage et de séchage à partir des déchets de Colza –
Oriacoop
Action 14 : Etude de faisabilité sur la mise en place et la structuration d’une filière bois énergie
Axe 3 : Faire du secteur de la construction et du bâtiment un point d’appui pour le développement
durable du Pays
Action 15 : Plateforme multi services entreprises
Action 16 : Bâtiment relais HQE
Action 17 : Accompagner la montée en compétences des professionnels du bâtiment
Axe 4 : Exploiter les opportunités de développement du tourisme
Economie touristique
Action 18 : Aménagements complémentaires Artois Expo
Action 19 : Site internet Tourisme d’Affaires
Action 20 : Offre de tourisme fluvial Seine Nord Europe
Qualification des acteurs
Action 21 : Démarche qualité en Tourisme
Axe 5 : Accompagner la création-transmission-reprise d’entreprise sur le Pays d’Artois
Sensibilisation
Action 22 : Sensibilisation à la création d’entreprise
Action 23 : Bus de la Création Artois BGE
Action 24 : Forum annuel Création-Reprise du Pays
Accompagnement et financement
Action 25 : Accompagnement des porteurs de projet
Action 26 : Soutien aux fonds de prêts des plateforme d’initiatives locales intervenant sur le
territoire
Action 27 : Animateur Transmission entreprises
Suivi
Action 28 : Suivi des entrepreneurs
Action 29 : Parrainage des jeunes entrepreneurs
Axe 6 : Soutenir le développement et l’innovation de l’artisanat et du commerce artisanal
Valorisation et développement des compétences au sein des entreprises artisanales
Action 30 : Bourse aux apprentis
Action 31 : Formation TIC pour les entreprises -Dispositif Boutic
Action 32 : Valorisation savoir-faires artisanaux dans le domaine des services et prestations
techniques de l’industrie
Action 33 : Appui gestion des RH dans entreprises artisanales
Appui à la structuration et au développement des entreprises artisanales
Action 34 : Fichier immobilier d’entreprises artisanales
Action 35 : Opération CA + pour entreprises artisanales
Action 36 : Agences territoriales des TPE
Axe 7 : Encourager l’émergence et la structuration d’une Economie Sociale et Solidaire
Action 37 : Accompagnement de porteurs de projets en ESS
Action 38 : Animation et développement de domaines de l’ESS
105
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 743 000 € en fonctionnement et à 44 098 000 € en investissement.
LE PLDE DU PAYS DU TERNOIS
Composé de 104 communes, le Pays du Ternois est un territoire vaste (634 km²), essentiellement
composé de petites communes regroupées au sein de cinq EPCI. Il compte environ 38 000 habitants,
dont plus de 5 500 habitants à Saint- Pol sur Ternoise, commune la plus peuplée de cette entité
territoriale à la densité faible1. Néanmoins, sa population se répartit de façon équilibrée entre
plusieurs unités urbaines : principalement Saint-Pol sur Ternoise mais aussi Pernes, Anvin, Heuchin,
Frévent et Auxi-le-Château.
A la croisée de la RD 939 (axe Est-Ouest reliant Arras au littoral de la Côte d’Opale – Le Touquet Paris
Plage – et à l’A16) et de la RD 941 (axe Nord-Sud en provenance de l’ancien bassin minier et de
l’A26)2, le Pays du Ternois bénéficie d’une situation de carrefour privilégiée, dont Saint-Pol sur
Ternoise constitue l’épicentre.
Le PLDE du Pays du Ternois s’intègre dans le prolongement de la démarche PLDAIE engagée en
septembre 2006.
106
Axes stratégiques du PLDE du Pays du Ternois

Renforcer l’attractivité résidentielle et touristique du territoire

Favoriser la compétitivité du territoire

Développer le secteur domestique

Conforter les piliers fondamentaux du territoire et les énergies nouvelles et renouvelables
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe 1 : Renforcer l’attractivité résidentielle et touristique du territoire
Renforcer l’attractivité résidentielle
Action 1 : Mettre en place un plan de dynamisation du commerce et de l’artisanat local
Action 2 : Poursuivre le plan en faveur de la mobilité
OEuvrer au développement numérique
Action 3 : Mise en place d’une stratégie numérique pour le Pays du Ternois – dispositif ARCTIC
Guider le développement touristique
Action 4 : Etude d’identité et de positionnement touristique du Pays du ternois : développement,
promotion, communication, organisation
Définir et mettre en oeuvre une politique territoriale de communication
Action 5 : Mettre en place des outils d’information et de valorisation de l’existant et des opérations
Réalisées
Action 6 : Outil de marketing territorial
Action 7 : Présence d’un stand Pays du Ternois au sein des salons/manifestations régionales et
Nationales
Axe 2 : Favoriser la compétitivité du territoire
Mettre en place une veille économique
Action 8 : Observatoire socio-économique du Pays du Ternois
Action 9 : Anticipation des mutations économiques et des besoins des entreprises
Mettre en place des outils à destination d’une politique économique efficiente
Action 10 : Elaborer un cartographie des zones d’activités économiques (ZAE)
Action 11 : Création d’une base de données foncière et immobilière
Action 12 : Appui technique aux intercommunalités dans leurs politiques de développement
économique
Encourager et proposer des initiatives visant à optimiser la gestion des ressources humaines et
des compétences au sein des établissements du territoire
Action 13 : Opération RH+
Action 14 : Plateforme RH
Action 15 : Professionnaliser les associations pour pérenniser
les activités et les emplois sur le territoire
Favoriser le développement des entreprises, des commerces et de l’artisanat
Action 16 : Opération « CA + »
Action 17 : Opération Démarche Qualité Commerce
Action 18 : Développer les créations – reprises d’entreprises participer au développement des
entreprises
Développer des synergies entre entreprises
Action 19 Créer un club d’entrepreneurs
Axe 3 : Développer le secteur domestique
Mettre en place une stratégie encourageant l’économie sociale et solidaire
Action 20 : Mise en place d’une stratégie de développement de l’économie sociale et solidaire sur
le Pays du ternois
107
Sensibiliser les élus du Pays du Ternois
Action 21 : Sensibiliser et accompagner les acheteurs publics locaux à l’utilisation des clauses
d’insertion dans leurs marchés publics
Action 22 : Séminaire sur la détection des initiatives locales à destination des élus, collectivités
locales, techniciens et professionnels de l’emploi
Dynamiser et renforcer l’initiative Ternisienne
Action 23 : Création d’une pépinière d’entreprises à Frévent
Action 24 : Semaine de l’initiative du Pays du Ternois
Action 25 : Sensibilisation des scolaires à la création d’activités
Axe 4 : Conforter les piliers fondamentaux du territoire et les énergies nouvelles et
renouvelables
Soutenir la filière agricole durable
Action 26 : Stage GRECAT
Soutenir la filière bois
Action 27 : Partenariat filière bois – animation et développement de la filière bois ; Etude Bois énergie ;
Animation spécifique sur la partie avale
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 945 000 € en fonctionnement et à 1 224 000 € en investissement.
108
IV- GRAND TERRITOIRE HAINAUT – CAMBRESIS
LE PLDE DE LA COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION DU DOUAISIS
Le territoire de la Communauté d’Agglomération du Douaisis (CAD) compte 157 359 habitants qui
représentent 3,9% de la population régionale et 63,7% de la population de l’arrondissement du
Douaisis. C’est un territoire densément peuplé qui comprend 35 communes et dont 84,1% de la
population vit en zone urbaine, à part dans sa partie sud, majoritairement rurale.
Le territoire présente des potentialités sur lesquelles la Communauté d’agglomération s’est appuyée
pour élaborer le 6 axes de son PLDE.
Axes stratégiques du PLDE de la Communauté d’Agglomération du Douaisis

Développer un pôle éco-activité en s’appuyant sur les savoirs-faire du territoire (Pôle
d’excellence économique)

Appuyer la création, la reprise et la transition d’entreprise

Soutenir le tissu économique local pour un développement économique durable

Attirer, accueillir et accompagner le développement des entreprises

Favoriser l’emploi en développant le potentiel humain

Promouvoir une économie solidaire pour insérer durablement
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe 1 : Développer un pôle éco-activité en s’appuyant sur les savoir-faire du territoire (Pôle
d’excellence économique)
Action 1 : Participer au développement d’un pôle excellence en matière d’éco-activités
Action 2 : Cluster d’éco-entreprises
Action 3 : Filière de recherche et formation en éco-construction
Action 4 : Développement des filières de l’éco-construction
Action 5 : Développement des filières de recyclage innovantes
Action 6 : Développement de l’éco-mobilité en s’appuyant sur le pôle I Trans
Axe 2 : Appuyer la création, la reprise et la transition d’entreprise
Action 7 : Travailler avec le réseau d’Appui et de soutien à la création de transmission
d’entreprises
Axe 3 : Soutenir le tissu économique local pour un développement économique durable
Action 8 : Développement de l’innovation
Action 9 : Développement des outils de veille et d’intelligence économique
Action 10 : Promotion d’une agriculture durable
Axe 4 : Attirer, accueillir et accompagner le développement des entreprises
Action 11 : Attirer les entreprises sur le territoire
Action 12 : Accueillir
Action 13 : Accompagner (gestion des emplois et des compétences)
Action 14 : Animation économique, mise en réseau d’entreprises et club d’entrepreneurs
Axe 5 : Favoriser l’emploi en développant le potentiel humain
Action 15 : Assurer une veille économique et un diagnostic emploi-formation
Action 16 : Anticiper et mettre en adéquation les besoins des entreprises avec le public du
territoire
109
Action 17 : Favoriser le retour à l’emploi en montant le public concerné en qualification
Action 18 : Promouvoir l’apprentissage
Action 19 : Soutenir l’emploi en mobilisant les outils permettant la professionnalisation
Action 20 : Assurer la transition et les reconversions professionnelles des salariés
Axe 6 : Promouvoir une économie solidaire pour insérer durablement
Action 21 : Insertion par l’activité économique et des contats aidés
Action 22 : Insertion professionnelle des publics éloignés de l’emploi
Action 23 : Economie sociale et solidaire
Action 24 : Services à la personne
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 17 912 623 € en fonctionnement et à 4 364 000 € en investissement.
LE PLDE DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DU COEUR D’OSTREVENT
La Communauté de communes Coeur d’Ostrevent est un territoire composé de 21 communes
concentrant une population d’environ 73 000 habitants. Il est maillé par un tissu de petites villes dont
les trois principales sont Somain (12 013 habitants), Aniche (9 768 habitants), Pecquencourt (6 361
habitants), soit près de 40 % de la population totale.
Situé au carrefour d’importantes agglomérations (Douai, Lille, Valenciennes, Cambrai), la
Communauté de communes Coeur d’Ostrevent demeure un territoire aux composantes rurales avec
une forte densité (140 habitants au km2) qui doit composer avec la proximité d’un environnement
urbain tout à la fois facteur de dynamisme économique et d’emploi mais également concurrentiel en
matière de développement.
Dans un contexte où l’attractivité résidentielle du territoire est plutôt faible et le tissu économique
fragile (mutations du secteur industriel, faible dynamisme de l’économie locale), la Communauté de
communes a souhaité valoriser ses atouts (population jeune, foncier attractif, savoir-faire, voies de
110
communication …) en élaborant une stratégie de développement économique reposant sur un travail
partenarial élargi.
Les travaux ont permis de définir quatre axes stratégiques.
Axes stratégiques du PLDE de la Communauté de communes de Coeur d’Ostrevent

Soutenir et accompagner le développement des entreprises sur le territoire.

Développer les compétences des actifs en cohérence avec les besoins et l’évolution
économique du territoire.

Renforcer l’organisation globale du territoire en matière de gouvernance
économique et favoriser la cohérence des politiques de développement local.
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe 1 : Soutenir et accompagner le développement des entreprises sur le territoire.
Action 1 : Fédérer les entreprises locales et les établissements de l’Economie Sociale et
Solidaire
Action 2 : Accompagner les porteurs de projet dans la consolidation de leur projet et le
développement de leurs activités
Action 3 : Développer la reprise d’entreprises dans le secteur du commerce, de l’artisanat et
des services
Action 4 : Mise en place d’un partenariat avec l’école des mines
Action 5 : Dynamiser le tissu commercial et l’artisanat local
Action 6 : Favoriser l’accès des entreprises et des établissements de l’économie sociale et
solidaires au conseil et aux financements
Axe 2 : Développer les compétences des actifs en cohérence avec les besoins et l’évolution
économique du territoire.
Action 7 : Mettre en place un groupe de travail partenariat pour favoriser l’insertion des jeunes
Action 8 : Accompagner les entreprises dans leurs recrutements
Action 9 : Répondre aux besoins en compétences des entreprises
Action 10 : Développer de nouvelles formes d’emploi pour mieux répondre aux attentes des
entreprises et des salariés
111
Action 11 : Organiser les transitions professionnelles subies des actifs privés d’emploi
Action 12 : Renforcer l’accompagnement des personnes en difficulté d’insertion sociale
Axe 3 : Renforcer l’organisation globale du territoire en matière de gouvernance économique
et favoriser la cohérence des politiques de développement local.
Action 13 : Développer une véritable gouvernance territoriale
Action 14 : Renforcer la communication
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 223 000 € en fonctionnement.
LE PLDE DU PAYS DU CAMBRESIS
Le Pays du Cambrésis, porté par Cambrésis Développement Economique, rassemble plus de 159 300
habitants, 111 communes pour une superficie de 90 158 hectares et 11 structures intercommunales :
• Communauté d’Agglomération de Cambrai
• Communauté de communes du Caudrésis
• Communauté de communes du Pays Solesmois
• Communauté de communes de l’Ouest Cambrésis
• Communauté de communes du Pays de Matisse
• Communauté de communes Espace Sud Cambrésis
• Communauté de communes de Sensescaut
• Communauté de communes Haute Sambre Bois l’Evêque
• Communauté de communes de la Vacquerie
• Communauté de communes de la vallée de Vinchy
• Communauté de communes de l’Enclave
112
Dès 2007, le Pays du Cambrésis a affiché sa volonté de s’inscrire dans la démarche Plan Local de
Développement Economique. L’année 2008 a permis au territoire, avec l’appui de la Région,
d’élaborer son PLDE 2009-2011.
Axes stratégiques du PLDE du Cambrésis

Développer la cohésion du territoire

Développer la compétitivité du territoire

Renforcer l’attractivité du territoire
Plan d’actions prévisionnel 2009
Axe1 : Développer la cohésion du territoire
Parfaire la mobilité pour favoriser l’accès à la formation et à l’emploi
Action 1 : Développer les pôles d’échanges multimodaux
Action 2 : Améliorer l’organisation des transports et déplacements dans le Cambrésis
Action 3 : Favoriser la mobilité du public en insertion
Développer l’artisanat et le commerce
Action 4 : Soutenir et dynamiser les activités artisanales dans l’Est du Cambrésis
Action 5 : Définir une stratégie de développement de l’appareil commercial du Cambrésis
Optimiser la répartition des structures d’accueil
Action 6 : Recenser et diffuser l’offre d’immobilier d’entreprise
Action 7 : Promouvoir une zone d’activité d’intérêt Pays : la zone de Niergnies
Action 8 : Accompagner la fermeture de la Base Aérienne 103 autour d’un contrat de
redynamisation de site de défense
Axe 2 : Développer la compétitivité du territoire
Favoriser l’excellence en agroalimentaire
Action 9 : Copiloter le Pôle d’excellence agroalimentaire
Action 10 : Adapter l’offre de formation au développement de l’agroalimentaire
Soutenir l’activité textile et ses capacités d’innovation
Action 11 : Participer au Pôle de compétitivité Up Tex
Action 12 : Soutenir les réseaux textiles et l’innovation
Action 13 : Soutenir les artisans brodeurs
Développer le potentiel entrepreneurial local
Action 14 : Sensibiliser et accompagner la création d’entreprises
Action 15 : Aider les porteurs de projets par des prêts d’honneur
Action 16 : Créer une couveuse d’entreprise
Action 17 : Accompagner le développement des entreprises en création par une ruche
d’entreprises .
Travailler à une meilleure adéquation des besoins et des profils
Action 18 :: Anticiper les besoins et les profils sur le territoire
Action 19 : Soutenir le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi du Cambrésis
Action 20 :: Développer une filière de formation dans le bâtiment et l’artisanat
Action 21 : Aider a la gestion prévisionnelle des emplois et compétences des entreprises
Action 22 : Promouvoir l’apprentissage et les formations en alternance
Action 23 : Prévenir les mutations économique au travers de la plateforme ressources humaines
Sensibiliser les entreprises à l’environnement
Action 24 : Accompagner les entreprises dans la prise en compte de l’environnement
113
Axe 3 : Renforcer l’attractivité du territoire
Promouvoir le Cambrésis pour attirer des investisseurs extérieurs
Action 25 : Promouvoir le Cambrésis auprès des investisseurs extérieurs
Accompagner la diversification des exploitations et le développement des filières agricoles
Action 26 : Développer une filière bois paysage
Action 27 : Développer une filière linière
Renforcer les performances des entreprises artisanales
Action 28 : Accompagner le Plan Régional de Développement de l’Artisanat
Faire du tourisme un facteur d’attractivité économique
Action 29 : Valoriser les produits touristiques du territoire
Action 30 : Capter les retombées économiques de l’attractivité culturelle des musées
Développer les technologies de l’information et de la communication
Action 31 : Mettre en place une stratégie numérique sur le territoire
Action 32 : Résorber les zones d’ombre en Haut-Débit
Action 33 : Accompagner les entreprises artisanales et commerciales dans le développement de
la vente par internet
Développer l’Economie Sociale et Solidaire dans le Cambrésis
Action 34 : Développer l’ESS dans le Cambrésis
L’engagement collectif prévisionnel pour la mise en oeuvre des actions inscrites au PLDE en 2009
s’élève à 4,6 millions €, dont 1 million € en investissement.
114
115

5 -
LES POLES
D’EXCELLENCE
116
117
A) Un constat : Les dynamiques de filières doivent être soutenues face à des évolutions rapides et
l’avenir des entreprises dépend très largement de leur capacité à anticiper, innover,
s’internationaliser et penser la formation, les emplois et compétences de demain.
B) Un principe : Encourager les partenariats entreprises, centres de recherche, organismes de
formation pour favoriser le développement de la richesse et de l’emploi des PME/PMI régionales
C) Une méthode :
1/ Un ou des territoires « volontaires » pour porter une mission d’intérêt régional, notamment en
raison d’un nombre significatifs d’entreprises situées sur ces territoires et / ou de projets
structurants.
2/ Des acteurs économiques légitimes pour élaborer une stratégie d’action régionale. Stratégie qui
répond aux attentes des entreprises et aux enjeux de développement du secteur.
3/ Des acteurs de la recherche, publique et privée, des centres de formation partenaires du
développement des entreprises.
4/ La prise en compte des éléments clés d’une réussite économique :
l’innovation (technologies-clés, process / procédés, marché, système d’organisation),
le développement d’actions de promotion d’envergure régionale, nationale et
internationale,
le capital humain des entreprises : formations, recrutement de compétences spécifiques -
ex : innovation, international - analyse des besoins en compétences à moyen terme…,
Le développement des PME/PMI : liens grands groupes/PME, actions favorisant la prise en
compte de leurs besoins spécifiques,
la veille et l’intelligence économique,
la responsabilité sociale et environnementale des entreprises.
5/ Un programme d’actions, à 3 ans, qui :
organise les liaisons avec l’ensemble des « dispositifs » régionaux :

la plate-forme innovation et valorisation de la recherche « J ’innove »,

les organismes pour le Développement de l’Intelligence Economique (ADIT, ARIST,
Vigilances),

les autres pôles de compétitivité et d’excellence (en Région et France),

l’Espace International : programme d’actions concertées de la région et de CCI international,
en lien avec l’Etat (Ubifrance).

les outils financiers de l’innovation (Fonds régional de l’innovation) et du développement,

les acteurs/dispositifs des compétences et des formations : groupes expert/métier ; schéma
régional des formation, GPEC….

les programmes locaux de développement économique (PLDE) du ou des territoires
porteurs du pôle d’excellence.
chiffre les résultats attendus, notamment en nombre de :

projets de R&D,

projets collaboratifs entreprises/centres de recherche,

PME/PMI impliquées dans le pôle,

projets d’investissements,

actions menées à l’international,

outils développés pour la promotion du secteur,

salons organisés,
118

actions en direction du capital humain (GPEC, formations, recrutement, conditions de travail
etc.),

projets prenant en compte la RSE (critères environnement et développement humain)
6/ Une gouvernance adaptée aux enjeux des pôles d’excellence : le pilotage d’un programme
d’actions
Les acteurs directement impliqués dans la réalisation des projets : Entreprises, universités,
centres d’expertises scientifique et technique, organismes de formation sont les 3 piliers d’un
pôle d’excellence.
Entreprise
Recherche Formation
Les acteurs impliqués dans les conditions de la réussite des projets : les Elus des collectivités
(Région et établissements publics de coopération intercommunale) et des chambres
consulaires sont des relais territoriaux capables de mobiliser des moyens humains et
financiers pour accompagner cette stratégie. Ils accompagnent, par ailleurs, les projets
structurants nécessaires à la filière.
Autour de ces deux grandes familles d’acteurs gravitent l’ensemble des organismes régionaux
qui soutiennent l’action des pôles d’excellence par des expertises et conseils :

la plate-forme de recherche et de valorisation de l’innovation,

les structures en charge de l’intelligence économique,

les relais pour le développement à l’international,

les pôles d’excellence et de compétitivité dont les domaines d’activités sont proches,

l’ARACT sur l’analyse de l’amélioration des conditions de travail,

…
Les partenaires sociaux ne sont pas directement impliqués dans cette gouvernance des pôles
mais seront informés des programmes et résultats à travers :

le SRDE,

les PLDE du ou des territoires concernés par le pôle.
7/ Une organisation opérationnelle « légère » qui fédère les acteurs, tient compte de
« l’histoire » de la filière et pilote le programme
A l’instar des 6 pôles de compétitivité organisés sous la forme associative, les pôles
d’excellence peuvent :

co-opter l’acteur qui portera le programme d’actions : association existante qui modifie ses
statuts pour mettre en oeuvre cette nouvelle mission d’intérêt régional, organisme consulaire
qui porte le développement du pôle durant une 1ière étape…

créer une nouvelle association dont l’objet unique sera la mise en oeuvre du pôle
d’excellence régionale. Cette association sera nécessairement « légère » et devra s’adosser
sur les acteurs préexistants afin de répartir la charge de travail.
D) Un objectif : 11 pôles d’excellence en ordre de marche pour le 1ier semestre 2009
4 pôles ont été présentés à la conférence permanente du SRDE du 2 décembre 2008
4Le pôle d’excellence régional « Bois » : 7 Vallées et Avesnois
119
4Le pôle d’excellence régional « Plasturgie » : Artois Com
4Le pôle d’excellence régional « Logistique » : Lens/Liévin - Hénin/Carvin
4Le pôle d’excellence régional « Image » : LMCU – Valenciennes Métropole – Communauté
d’Agglomération de la Porte du Hainaut
3 pôles sont présentés à la conférence permanente du SRDE du 19 juin 2009
4Eco-entreprise : Lens/Liévin - Douai
4Agro - alimentaire : CU d’Arras et CA de Cambrai
4Mécanique et Matériaux et Biens d’Equipements Industriels (Avesnois)
4 pôles sont en cours de « finalisation »
4Automobile
4BTP : Artois Com
4Tourisme : Le Touquet
4Maîtrise des risques industriels : CU de Dunkerque
E) Des moyens humains et financiers
Un soutien

financier pour l’animation et la coordination du plan d’actions des pôles et ce en lien avec l ’État
et les EPCI.

en ingénierie sur les axes de travail.

financier des actions , sous la forme du financements d’actions collectives en direction des
PME/PMI.

financier pour les projets de R&D (le Fonds régional de l’innovation).

financier pour l’étude et le financement des projets structurants.
Ces soutiens spécifiques aux principaux axes des pôles d’excellence seront complétées par
l’ensemble des aides aujourd’hui mis en oeuvre par la Région et ses partenaires en direction des
PME/PMI, dès lors que d ’autres besoins émergent (ex : contrat de développement pour des
investissements, Fonds spécial d’implantation, diagnostics « environnementaux » etc…).
120
121
1 ) Enjeux pour la filière en région Nord Pas de Calais
La filière mécanique régionale regroupe de nombreuses activités : travail des métaux, fabrication de
composants, fabrication de machines outils et de machines spéciales, laboratoires publics et privés,…
Cette diversité explique la multitude de situations, tant au niveau économique que technologique, des
entreprises du secteur.
La Région est au 4ième rang des régions mécanique de France, compte plus de 1 500 entreprises et
45 000 salariés. 90 % des entreprises ont moins de 50 salariés.
Le Nord Pas de Calais dispose de sérieux atouts : qualification du personnel, qualité et notoriété des
productions, des services, tissu de donneurs d’ordres … néanmoins les faiblesses persistent en
matière d’adéquation offre / demande d’emploi ; de dépendance à l’égard de certains sous-traitants,
de taille insuffisante et de sous-capitalisation des entreprises et des menaces structurelles,
renforcées par la situation actuelle, continuent d’entraver le développement des entreprises de cette
filière.
Dans le cadre d’un ancrage territorial, avec une ambition régionale, pour un rayonnement national et
international, la CCI AVESNES, l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre, et les partenaires
fondateurs du pôle d’excellence - UIMM8, FIM9 et Cetim10 -, ont souhaité unir leurs forces pour
relever ces défis et soutenir le développement des entreprises et des emplois, au travers d’un
programme d’actions reposant sur 3 fondamentaux :
L’accès aux ressources
L’accès à l’information
Une démarche de proximité
Pour ce faire, les porteurs du pôle d’excellence associeront les compétences des acteurs régionaux -
entreprises / recherche – innovation / formation / veille – Intelligence économique / développement à
l’international – autres pôles d’excellence et de compétitivité pour agir de manière concertée.
2 ) Stratégie du pôle d’excellence régional « Mécanique, matériaux et
biens d’équipements industriels »
2.1 : L’Innovation
En 2008/2009, dans le cadre de la préfiguration du pôle d’excellence mécanique, un appel à projets
Innovation a été lancé en partenariat avec J’INNOVE. 15 projets sont aujourd’hui accompagnés. Cette
première étape en matière d’innovation s’accompagnera dans les années à venir par :
8 Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie
9 Fédération des Industries Mécanique
10 Centre Technique des Industries Mécanique
Pôle d’excellence régional MECANIQUE – MATERIAUX
ET BIENS D’EQUIPEMENTS
INDUSTRIELS
122

une veille en matière technologique s’appuyant sur une plate-forme collaborative et la mise
en place d’une feuille de route stratégique du pôle,

un accompagnement des entreprises par le développement d’actions collectives, en
collaboration avec la plateforme régionale de l’innovation et de la valorisation de la
recherche.
2.2 : La promotion de la filière, stratégie à l’échelle nationale et internationale
Communication/promotion de la mécanique
Le renforcement de la filière passe par plus de lisibilité et de promotion des savoirs - faire des
entreprises et des salariés. De multiples actions de communication existent aujourd’hui mais un
portail collaboratif régional « Mécanique/Métallurgie » qui rassemble l’ensemble des
outils/services aux entreprises de la mécanique en Région, n’existe pas. Le pôle d’excellence initiera
cet outil.
En complément de cet outil collectif, d’autres supports/services seront créés ou proposés : les
journées de la Mécanique, la participation aux événements/salons régionaux et nationaux, des
campagnes auprès des médias régionaux et de publics cibles tels que les jeunes, les enseignants,…
Stratégie à l’échelle nationale et internationale
En 2009, des actions collectives favorisant la présence des entreprises à l’international ont été initiées
par le pôle d’excellence. Ces premières actions ont un succès auprès des entreprises (25 entreprises
au salon d’Hanovre en avril 2009 dont une dizaine d’exposants) et le pôle d’excellence renforcera cet
axe dans les années à venir selon les besoins des entreprises, en lien avec l’Espace International, les
services spécialisés de la FIM et tous autres partenaires adéquats.

ateliers de sensibilisation à l’export, Forums à l’international

diagnostic « Eval’Export »,

salons internationaux,

études de marché,

recrutement de VIE pour explorer un marché à l’international…

rencontres avec les donneurs d’ordres, à l’occasion de salons, forums,…
2.3 : Le développement des PME/PMI régionales
Conforter le positionnement stratégique des entreprises, améliorer leur vision des marchés,
optimiser le développement commercial, accroître la performance industrielle, diversifier les
marchés, faciliter les démarches d’investissement, aider à la création et à la transmission des
entreprises,….autant de conseils et services que le pôle souhaite proposer aux PME/PMI par le biais
d’actions collectives.
A travers, le portail collaboratif qui mettra à disposition des entreprises de la filière des services
d’intelligence économique tels que veille technologique et économique, tableau de bord, études
prospectives, l’ADIT qui intervient dès 2009 auprès des entreprises de la filière, la mobilisation des
clubs mécanique de la Région, des visites ciblées auprès d’entreprises stratégiques, le pôle
organisera des réponses adaptées aux besoins des entreprises.
Certaines actions ont été déjà eu lieu dans ce domaine de la stratégie des entreprises (ACAMAS,
action ICAM), d’autres sont initiées à l’échelle régionale par les CCI, la plate-forme de l’innovation,
Cap Action, des grandes Ecoles,…
Le pôle, par une analyse précise des besoins mobilisera l’existant avant de définir de nouvelles
actions complémentaires.
123
2.4 : Stratégie en matière de développement du capital humain – Responsabilité sociale et
environnementale des entreprises
Capital Humain
Recrutement, intégration des personnels, développement des compétences, formation, alternance
L’ensemble des thématiques, portées notamment aujourd’hui par l’UIMM (ADEC signée en 2008 par le
Département Formation, le CROM signée en 2008 par le Département apprentissage) et par les CCI
(Gestion des compétences), permettent aux entreprises de la Région de bénéficier d’aides financières
pour accroître leurs efforts de formation. Néanmoins les efforts pour atteindre une réelle continuité
professionnelle doivent être amplifiés.
Le pôle d’excellence, par ses contacts quotidiens avec les entreprises de la Mécanique permettra de
renforcer cet axe essentiel du développement des entreprises.
Responsabilité Sociale et Environnementale
Sensibiliser aux contraintes et opportunités du développement durable et de la Responsabilité Sociale
et Environnementale des entreprises, intégrer les nouvelles réglementations (santé, sécurité,
environnement), soutenir le développement technique et commercial des filières de l’environnement
(recyclage, dépollution…), améliorer les performances environnementales des produits et procédés
de fabrication, sont des actions essentielles pour l’avenir de la filière.
Des actions collectives sont d’ores et déjà initiées, notamment par la FIM et les CCI, des liens avec le
Collectif Régional entreprises et Développement Durable (CREDD) seront développés afin de
renforcer la RSE auprès des entreprises de la mécanique.
3 ) Installation de la gouvernance
Le pôle d’excellence s’appuie sur deux comités :
Un comité stratégique en charge de la définition de la stratégie, du suivi de la mise en oeuvre et de
l’ajustement du programme d’actions. Il est composé de (s) :

membres fondateurs : CCI d’Avesnes, UIMM, FIM, Cetim,

institutions fondatrices : Région, agglomération Maubeuge Val de Sambre,

l’Etat

collège Recherche/Formation : Université Valenciennes Hainaut Cambrésis, grandes écoles,

collège entreprises de la Région : Paquet, Lantoine, Quinet…
Ce comité associera d’autres membres en fonction des actions à mener
Un comité opérationnel rassemblant les chefs de file des axes du pôle (CCI AVESNES, UIMM, FIM,
CETIM,) et coordonné par un « délégué général ».
Les financeurs y seront invités selon les sujets traités.
4 ) Engagement collectif sur les moyens
Les moyens « d’animation » du pôle d’excellence régional sont alloués par la Région, la communauté
d’agglomération Maubeuge Val de Sambre, la CCI d’Avesnes, l’Etat et leurs partenaires.
Le budget annuel estimé pour l’animation du Pôle est de 300 k€. (Ressources humaines, frais de
missions,…). Soit 450 k€ sur 18 mois : Juillet 2009 à Décembre 2010.
124
125
1 ) Enjeux stratégiques pour la filière Agro - Alimentaire en région Nord
Pas de Calais
La filière agro alimentaire compte 2 600 entreprises et 38 000 salariés qui peuvent être classées en 3
catégories, les :
PME indépendantes (industries, artisans, producteurs…), majoritaires. Leur particularité est
d’avoir une totale autonomie de décision dans leur choix d’innovation et d’investissement.
groupes industriels régionaux. Ces grandes entreprises sont emblématiques et sont des
atouts de notre territoire. Leur centre de décision est basé en Nord-Pas-de-Calais. Elles font
partie des structures innovantes de référence et sont très impliquées à l’international.
sites de production de groupes nationaux et internationaux. Ces sites ne disposent pas
nécessairement de latitude en matière d’innovation ou de développement commercial.
L’objectif des entreprises est de produire dans les meilleures conditions de qualité,
compétitivité et réactivité. Le potentiel de développement est élevé avec des effets importants
en matière d’investissement et d’emploi.
Outre le nombre et la diversité des industries agro-alimentaire, la région Nord pas de Calais bénéficie
d’une :
proximité avec les bassins de production agricole, donc une capacité d’établir et de renforcer
les liens producteurs / industriels pour maintenir une adéquation entre les attentes des uns
et des autres, dans un rapport "gagnant/gagnant".
bonne notoriété et attractivité pour les jeunes en formation de technicien ou d’ingénieur. La
disponibilité de compétences d’un bon niveau de qualification étant essentielle dans la
conduite d’un projet à long terme sur cette filière.
capacité publique et privée de Recherche et Développement. Les "majors" ont dans ce
domaine une incidence très forte. Une coordination avec les centres de recherche
universitaires et publics doit être réussie afin de faire converger les thèmes de recherche et
trouver des synergies fortes afin de multiplier les transferts recherche-industrie.
Offre de centres techniques régionaux disposant d’un savoir-faire réel. C’est plutôt l’accès à
ces ressources qui devra être facilité pour les petites entreprises.
La responsabilité du pôle a été confiée conjointement, à la Communauté Urbaine d’Arras (CUA) et à la
Communauté d’Agglomération de Cambrai (CAC), acteurs d’ores et déjà présents pour le
développement de cette industrie en Région Nord Pas de Calais.
2 ) Stratégie du pôle d’excellence régional « Agro-alimentaire »
Les axes prioritaires :
compétitivité régionale, nationale et internationale,
Pôle d’excellence régional INDUSTRIES
AGRO-ALIMENTAIRES
126
augmentation de la valeur ajoutée individuelle et collective des entreprises,
visibilité internationale.
Les cibles :
PME et TPE que le pôle doit aider à grandir pour atteindre des tailles en rapport avec leurs
homologues européennes.
les grandes entreprises afin de les aider à s’impliquer régionalement, notamment dans le
domaine de la recherche transverse.
Les objectifs généraux :
Créer ou maintenir des conditions d’exploitation favorables à la filière. Les éléments
principaux de l’environnement étant la qualification de la main d’oeuvre, la capacité en R&D&I,
la création d’espaces adaptés pour l’implantation d’entreprises, l’adéquation production
agricole et consommations industrielles.
Faciliter l’émergence de projets dans les entreprises autonomes et mettre à disposition de
ces entreprises les moyens nécessaires à leur concrétisation.
Engager une démarche collective au niveau régional permettant de trouver un cadre
identitaire à la filière en vue de faciliter sa promotion et de valoriser l’attractivité de la région
en matière d’implantation agroalimentaire.
2.1 : L’Innovation
Certains axes spécifiques d’intervention sont déjà identifiés, notamment, la :

mise en commun, au profit des PME et Grandes Entreprises, d’une structure de recherche sur les
procédés d’extraction.
En lien avec le pôle de compétitivité NSL et le Certia Interface des objectifs précis en matière de
développement de R&D d’ici trois ans seront définis.
2.2 : La promotion de la filière, stratégie à l’échelle nationale et internationale
Le pôle devra contribuer au développement d’une filière à l’international dédiée à l’agroalimentaire.
Cette filière permettra de conseiller les dirigeants dans l‘approche des marchés, le choix du réseau
de distribution et l’accompagnement des entreprises sur les salons spécialisés.
2.3 : Le développement des PME/PMI : De la conception à la commercialisation
Conception du produit :
Connaissance des marchés, des concurrents et des tendances de consommation. Le pôle
accompagnera les PME par une :
veille sectorielle généraliste mobilisant pour partie les acteurs existants : Adrianor, INRACQ,
PIA…
démarche individuelle de veille technologique en direction. Des partenaires régionaux
(ADIT/ARIST…) sont d’ores et déjà mobilisés, le pôle assurera une montée en charge de cet axe au
bénéfice des entreprises régionales.
Production :
Sur cet axe, il s’agira de favoriser l’utilisation par les entreprises régionales des dispositifs de droit
commun en matière d’aide à l’investissement et à la modernisation des process, de formation des
salariés…
127
Commercialisation :
Le pôle devra accompagner le (a) :
renforcement des démarches de labellisation des pratiques et des produits.
création d’événements régionaux pour la promotion de la production agroalimentaire régionale.
développement des partenariats avec les acteurs de la grande distribution.
D’autres thématiques fortes sont des constantes du secteur. La sécurité alimentaire, la maîtrise de la
qualité, la traçabilité... Sur ces sujets, les collaborations inter - entreprises et les échanges sont à
organiser (ateliers thématiques, opérations collectives, constitution de clubs d’entreprises sur les
territoires….).
Sur l’axe développement du capital humain et Responsabilité sociale et environnementale, des
travaux complémentaires permettront de définir la stratégie
3 ) Installation de la gouvernance
Une gouvernance qui place les 2 territoires (la communauté urbaine d’Arras et la communauté
d’agglomération de Cambrai) au coeur du projet de pôle.
Une vice présidence proposée à un chef d’entreprise « emblématique » de la Région qui aura en
charge de mener les réflexions et décisions stratégiques avec la gouvernance de l’association.
La création d’une association dont l’objet unique est la mise en oeuvre du programme d’actions du
pôle d’excellence régional « Industries agro-alimentaire » :

Un « conseil d’administration » constitué de 4 collèges indispensables à la réussite des
actions du pôle : Territoires, Entreprises, Recherche et Formation, Consulaires.

Une structure opérationnelle légère (un délégué général / assistante) « adossée » à 7 « chefs
de file » de comités opérationnels qui auront pour mandat d’animer un axe du programme
opérationnel :
Grands groupes et territoires : PIA
Développement des TPE : Chambre de Métiers / Chambre d’Agriculture
Formation : bureau du pôle
Internationalisation : CCI « International » - CCI d’Arras
Innovation : NSL et Certia Interface
Promotion de la filière : Comité de promotion
Intelligence économique : ADIT et ARIST
Chaque comité opérationnel définira une feuille de route avec des objectifs qualitatifs et
quantitatifs, ainsi qu’un calendrier indicatif des travaux à mener.

Un plan d’actions largement partagé lors des assises de l’IAA en octobre 2009 sous la forme
d’ateliers correspondant aux 7 comités opérationnels.
4 ) Engagement collectif sur les moyens
La Région, la Communauté Urbaine d’Arras, la Communauté d’Agglomération de Cambrai financeront
les moyens humains et de fonctionnement de l’association.
Par ailleurs, pour chacun des 7 comités opérationnels décrits ci-dessus, il est proposé de « flécher »
du temps pour le pôle IAA dans chacune des conventions financières d’ores et déjà existantes avec
l’ensemble des chefs de file mobilisé.
128
129
Le pôle d’excellence régional ECO ACTIVITES est basé sur les « Eco Structures1 »et les « Eco
Technologies »
I) Enjeux stratégiques pour le secteur Eco Structures et Eco
Technologies en région Nord Pas de Calais
Le secteur des éco-entreprises regroupe en Région près de 600 entreprises2 générant 15 000 emplois
directs3. Avec plus de 7 % des effectifs nationaux, la région Nord Pas-de-Calais se place donc aux
premiers rangs des régions françaises. Elle compte aussi 60 laboratoires travaillant sur
l’environnement, mobilisant un potentiel de 400 chercheurs. Notre région est aussi présente sur de
nombreux domaines de l’environnement et sur une grande partie des 113 éco technologies repérées
au niveau national4.
Le secteur régional des éco entreprises est fortement dominé par trois grands domaines : le
traitement et la valorisation des déchets, le traitement de l’eau, le traitement de l’air. De façon plus
« transversale », on note aussi un nombre important de structures de conseil opérant sur plusieurs
domaines. De nouvelles thématiques commencent à émerger ou se redéployer, telles que les
énergies renouvelables et l’économie d’énergie, la gestion des sites et sols pollués, l’éco construction
et la fabrication d’éco matériaux, le bruit. On note aussi dans notre région la présence de leaders
nationaux ou internationaux (SIM Ingénierie, ECODAS, Delta Neu, …)
Depuis 2002, la Région et l’Etat soutiennent, à travers notamment la CD2E5, le développement des éco
entreprises dans tous les domaines, et plus spécifiquement celui de la préservation de
l’environnement, des ressources naturelles et de la biodiversité.
La progression de ce secteur est très liée aux évolutions réglementaires et aux politiques
environnementales nationales, européennes et mondiales. Cependant les actions volontaristes
entreprises en région ont conforté ces actions dites réglementaires. Ainsi, on peut citer le soutien
régional à l’éco construction dans les lycées ; on peut aussi rappeler que - afin de dynamiser
l’innovation en environnement dès 2004 - le CD2E a coordonné le Programme Technologique
Innovation en Environnement (64 dossiers déposés, 30 financés), puis en 2006, a lancé le pôle TEAM6
dont l’objectif est de traiter et valoriser les déchets issus des matières organiques, des minéraux, des
métaux et du verre.
Depuis 2002, le CD2E exerce en région les missions d’un pôle d’excellence, par l’aide à la création
d’entreprises, le soutien à celles existantes, l’aide au développement des laboratoires travaillant dans
le domaine de l’environnement et le développement d’appels à projets innovation avec la plate-forme,
le développement à l’international, la veille sur les écotechnologies - l’intelligence économique,
l’accompagnement de projets structurants (centrale solaire, plate-forme des éco-matériaux et centre
ressource pour le bâtiment ), la formation et plus récemment le soutien aux territoires.
1 Eco Structures désignent les éco entreprises et les laboratoires en environnement.
2 Hors secteur de l’éco construction, difficilement évalué à ce jour.
3 Ces entreprises emploient plus de 22.000 salariés, dont près de 15.000 dans des activités directement liées à l’environnement
4 Etude du MINEFI en 2003
5 Création Développement Eco-Entreprises
6 Technologies de l’Environnement Appliquées aux Matériaux
Pôle d’excellence régional
ECO-ACTIVITES
130
Conforter aujourd’hui ce rôle d’animateur du pôle d’excellence, c’est aller plus loin en confiant au
CD2E un rôle « d’émergence et d’accompagnement de clusters en environnement » au sein des
territoires de la région Nord Pas de Calais ; il le conduira en s’appuyant néanmoins sur le rôle de
« pionnier » de certaines collectivités qui porteront et renforceront sa démarche, notamment :

La Communauté d’Agglomération de Lens/Liévin,

La Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin,

La Communauté d’Agglomération du Douaisis, (avec l’acteur local D.T.E.)

Artois Comm.
Plusieurs autres territoires ont d’ores et déjà pointé leurs spécificités qui pourraient être développées
dans ce cadre et notamment :

Saint - Omer avec le cluster Aquapris,

LMCU sur une partie de la filière « déchets »…
D’autres parties de la Région développent des initiatives proches (telles certaines projetées par
SYNEO à Valenciennes), qui seront examinées dans cet esprit.
Il s’agira donc demain d’organiser la spécificité et la coordination de ces réponses qui vont concourir
au développement de la filière des éco structures et des éco technologies en région, à sa
reconnaissance en France et en Europe, dessinant une nouvelle « industrie » structurée, capable
d’innovation, de création d’emplois et d’internationalisation de ses compétences.
II) Stratégie du pôle d’excellence régional « Eco structures » et »Eco
Technologies »
Les 4 territoires cités ci-dessus, et sur lesquels s’appuie le pôle d’excellence en environnement,
portent déjà des initiatives remarquables, telles que :
• L’acteur D.T.E, l’incubateur APUI, l’université de Droit en environnement et l’école des Mines,
au niveau de la CAD
• Le site SITA AGORA au niveau de la CAHC
• Le pôle du 11/19 avec ses spécificités dans l’éco construction et les énergies renouvelables
notamment, sa pépinière d’éco entreprises et l’université de Lens, au niveau de la CALL
• Le CREPIM, l’université de Béthune et les pôles autour d’Artois Comm dans le Béthunois.
Ces 4 territoires regroupent près de 125 éco entreprises pour plus de 3500 emplois, certaines étant
emblématiques dans leurs domaines : AXTER (photovoltaïque souple), AIRELE pour la CAD, SITA
AGORA et ses acteurs, ASCAL, SOTRENOR pour la CAHC, la Nordiste de l’Environnement, Recytech,
Free Energy, PROVER, GEA pour la CALL, NORELEC, le CREPIM, le Relais, SEMECA Environnement
pour Artois Com
Le « bassin » constitué par ces 4 territoires constituera une véritable « vallée de l’innovation verte
pour l’environnement », dont les acteurs et les expertises présents actuellement en son sein
confirment ces possibilités d’attractivité territoriale et légitiment son souhait de portage régional.
Le CD2E se propose d’animer ce pôle d’excellence autour des facteurs clés suivants.
II.1 : quant à l’Innovation
Au niveau Régional, le CD2E a animé le PTIE en 2004, puis a lancé le pôle TEAM en 2006, tout
en accompagnant les initiatives d’innovation au fil de l’eau. Ceci a conduit la Région à passer –
dans les statistiques d’OSEO – en 2ème région française par les dossiers innovation en
environnement déposés et financés. Les derniers appels à projets dans le cadre de la
Plateforme Régionale Innovation en fin 2008 ont recueillis près de 60 dossiers dont une
trentaine sera financé.
Sur la filière des éco matériaux pour l’éco construction, le pôle a permis l’émergence d’une
filière régionale et la reconnaissance par le CSTB des 5 premiers éco matériaux au niveau
national (Métisse, Cogétherm, AVR isolation…). Cette action se poursuit avec les acteurs de la
filière…et la possible création d’un fabricant d’isolants naturels en région en 2009.
Des innovations en économie d’énergie et énergie renouvelables ont été soutenues. Des
acteurs de la filière solaire photovoltaïque, thermique, géothermie, technique d’isolation ont
131
été accompagnés dans la mise au point de nouvelles solutions (FREE Energy, ENR system,
Héliopac, …)
Dans le secteur de la valorisation des déchets, le pôle TEAM1 a permis :
o Le fort développement du traitement et du recyclage des sédiments des carrières,
ports et canaux. Ceci conduit à l’émergence du projet national SEDIMATERIAUX porté
par notre région, et à des initiatives prometteuses notamment au Port Autonome de
Dunkerque (avec l’Ecole des Mines de Douai, Centrale Lille….)
o Une spécialité du traitement des déchets plastiques en mélange. Ceci a suscité
plusieurs projets de R&D avec des éco entreprises primées nationalement, et la mise
en évidence de fortes compétences de labos régionaux (CREPIM, Ecole de Chimie de
Lille…). Des actions spécifiques sont aussi menées avec les acteurs basés sur le site
SELNOR (Envie 2E, Norpalplast…) ou ARF dans le Maubeugeois.
Le pôle participe au lancement du réseau régional sur les Solutions pour les Sédiments et
Sols Pollués, et des opérations de démonstration sont envisagées.
Le pôle participe aux actions de promotion et à l’accompagnement de GENI et de l’incubateur
APUI.
Enfin des relations transfrontalières conduites entre le CD2E et le Kent depuis 2004
conduisent à déployer des programmes Interreg sur l’éco innovation et les clusters entre
2008 et 2011 avec l’Angleterre et les Pays Bas, et sur les nouveaux éco-matériaux avec
l’Allemagne, la Belgique, la Hollande, l’Angleterre sur cette même période.
Le CD2E anime depuis 3 ans un congrès « éco technologies pour le futur » orienté vers la
présentation des meilleures éco technologies en euro région.
Les actions proposées dans le cadre du pôle d’excellence, en lien avec les acteurs des territoires et
de la région, plus particulièrement la Plateforme J’innove, permettront d’accroître ces démarches
d’innovation, et feront de notre région une référence sur certains domaines de l’éco-innovation. Elles
devront la conduire à être en tête des régions françaises par le nombre de projets financés par OSEO
dans le domaine de l’environnement. Elles se feront par des stratégies d’appel à projets collaboratifs
entre laboratoires et éco entreprises régionales.
II.2 : quant à la promotion de la filière, stratégie à l’échelle nationale et internationale
Notre région comprend de nombreux leaders au plan national et à l’international dans le
domaine des éco entreprises et des éco technologies (ECODAS, SIM ingénierie, FREE Energy,
ROLL GOM, DELTA NEU, HELIOPAC, ARRAS MAXEI…) et elle compte un potentiel de 130 éco
exportateurs…
Depuis 6 ans, nous sommes présents dans de nombreux salons et de nombreuses missions à
l’étranger, les éco entreprises de notre région représentant au moins 30% des exposants
nationaux sur une participation à 5 salons internationaux par an en moyenne….(Chine,
Allemagne, Angleterre, Canada, Pologne…)
Le CD2E a participé à la création de l’association PEXE (Plan Export des Eco Entreprises
national) dont il assume la vice présidence. Ces éléments lui donnent une visibilité qui
renforce l’image de notre région et celle du dynamisme de nos éco entreprises à
l’international.
Les programmes INTERREG menés notamment avec le Kent ont été identifiés comme
exemplaires par l’Europe, et se poursuivent depuis 2004 pour permettre des échanges
d’expérience et des partenariats féconds entre pays de l’Euro Région…
Des Missions à l’étranger ont été provoquées pour présenter les actions de notre région et du
CD2E (notre politique de cluster au Luxembourg, nos actions sur l’éco construction au Chili et
en Angleterre…)
L’Europe est un partenaire du CD2E et des initiatives régionales des éco entreprises par sa
participation au congrès « Eco Technologies pour le Futur », par son soutien au projet de
« Qualification des Eco Entreprises » à déployer en Euro région, …
Des initiatives telles que SEDIMATERIAUX ont été repérées nationalement et
internationalement, et notre région a vu la tenue de 2 congrès internationaux sur les
sédiments en 2007 et 2008 qui la confortent comme pionnière sur ces thématiques.
Le site internet du CD2E (plus de 10.000 visiteurs / mois, et plus de 100.000 pages lues / mois)
en font un des sites les mieux référencés sur les éco entreprises en France
1 Initié par le CD2E en partenariat avec des acteurs comme DTE, l’école des Mines, la DRIRE et la Région
132
Toutefois une étude d’image sur les éco entreprises de notre région1 montre une réelle
reconnaissance de la vigueur de ce secteur, mais une communication beaucoup trop faible au
niveau national.
Dans le cadre du pôle d’excellence, en lien avec les acteurs régionaux et nationaux de l’international
et de l’innovation notamment, le CD2E aidera à amplifier cette mise en avant des acteurs et
animateurs de ce secteur régional, de ses compétences en R&D, et des potentialités d’accueil sur le
territoire régional pour des éco entreprises à forte valeur ajoutée via certains « clusters » locaux .
II.3 : quant à l’implication des PME
Avec 510 éco entreprises2, un réseau de 300 acteurs de l’éco construction et 60 laboratoires inscrits
sur son site internet, le CD2E est en lien déjà fort avec les éco entreprises.
Le tissu de ces éco entreprises est caractérisé par les éléments suivants :
Effectif moyen de 25 salariés par éco entreprise ; 24% de cadres, 16% de techniciens, 14%
d’employés et 46% d’ouvriers
Près de 300 éco entreprises dans le secteur des déchets, 140 dans le secteur des études et du
conseil,
10% sont des exportateurs permanents
Toutefois seules 15% ont des capacités de R&D et de conception en interne, et 30% intègrent
des opérations à valeur ajoutée significative.
De plus 80% des éco entreprises régionales peuvent être qualifiées « d’entraînées » sur des
marchés locaux, pour 20% qualifiables « d’entraînantes » sur des marchés nationaux ou
internationaux.
Outre l’accompagnement de la création d’éco entreprises (plus de 500 porteurs accueillis et plus de
60 créations depuis 2003 pour 250 emplois créés au démarrage), l’accompagnement individuel chaque
année d’une vingtaine d’éco entreprises pour leur développement, le CD2E a mis en place et
poursuivra des actions pour :
accroître ces accompagnements vers plus d’activités à forte valeur ajoutée, notamment en
innovation et à l’international, au travers de clubs, et en s’appuyant sur les territoires qui
pourraient « clustériser » leurs soutiens..
amplifier les actions de veille sur les éco technologies, à destination des éco entreprises
(offre) et aussi des entreprises et collectivités éco responsables (demande) , continuer à
développer l’information par les « mercredis de l’info » (minimum de 600 participants par an),
les clubs spécifiques (AQUAFUTUR, Energie et Biomasse avec Cap Action, clubs éco créateurs
…).
développer les filières spécifiques qui permettraient une forte identification des savoir faire de
notre région
o l’éco construction et les éco matériaux, autour des opérations VILLAVENIR,
REHAFUTUR, Centrale SOLAIRE, HALLE des Eco Matériaux…, en lien avec les acteurs
du secteur (FFB, CAPEB, Scop BTP…)
o le recyclage et la valorisation des déchets, autour du pôle TEAM et de
SEDIMATERIAUX (en lien avec les laboratoires, la FNADE et FEDEREC, la FRTP…)
o le traitement des Sites et Sols Pollués, autour du réseau RSSSP.
o La plateforme sur l’Analyse en Cycle de Vie.
La poursuite des mises en réseau et des actions collectives conduites à ce jour, les déploiements des
actions spécifiques de veille en lien avec les opérateurs régionaux et nationaux, la poursuite du travail
sur les filières et leur couplage éventuel avec des clusters territoriaux seront les moyens mis en
oeuvre et animés pour créer ou renforcer les éco entreprises vers plus de valeur ajoutée de type
ingénierie de solutions.
II 4 : Quant au capital Humain
Le CD2E a mené fin 2006 une investigation auprès de 200 éco entreprises sur la nature et sur leurs
besoins en formation et GRH. Outre la répartition des profils évoqués ci avant, il est apparu la
1 Conduite en 2008 par le cabinet Intuitu Personnae, et financée par NFX, la CRCI et le CD2E
2 Sur 600 éco entreprises régionales, 510 sont inscrites au CD2E et une centaine en est adhérent de façon active.
133
nécessité de promouvoir une meilleure image du secteur, et d’aider à la montée en qualification dans
certains secteurs. Les difficultés de recrutement portaient sur les postes à valeur ajoutée, et les
mutations des compétences internes commençaient à être une préoccupation des dirigeants des éco
entreprises.
Après avoir réalisé un forum sur l’emploi dans les éco entreprises en 2007 (25 éco entreprises
présentes, plus de 300 étudiants visiteurs), le CD2E a participé au forum des métiers de 2009 et aidera
à la réalisation du forum des métiers en 2010.
Des travaux sont menés actuellement avec les organes et structures de formation de la région et des
organisations professionnelles dans le secteur de la construction et de l’éco construction. Ils seront
étendus aux autres secteurs des éco entreprises fin 2009.
Dans un secteur appelé à créer encore de nombreux et de nouveaux emplois, le pôle d’excellence
aidera à comprendre les mutations des compétences, et à assurer l’accompagnement des évolutions
des métiers qui rendront ce secteur compétitif, tout en s’appuyant sur les valeurs de l’économie
solidaire.
III) Installation de la gouvernance
L’animation du pôle d’excellence sera confiée au CD2E qui continuera à fonctionner de façon
autonome pour ses missions actuelles et à venir. Son conseil d’administration (incluant outre
le Président, 3 représentants des collectivités – CG62, CALL, ADUL - , 2 des universités – Lille
1 et La Catho - et 6 des milieux industriels – Bruno Bonduelle, Olivier Poulain, Christian Vitse,
Eric Malot, Jean Luc Flamme, Benoît Loison ) sera maintenu tel quel, en attendant des
modifications statutaires qui permettront son élargissement (augmentation du nombre de ses
membres). Son ouverture aux collectivités parties prenantes sera donc examinée dès que
possible. Celles-ci seront toutefois admises comme membres de l’association dans le cadre
des statuts actuels.
Dans l’attente de cette AGE, il sera immédiatement mis en place un groupe de travail
« collectivités et acteurs des territoires du pôle en lien avec les éco entreprises » pour
organiser ce développement de pôle d’excellence et des « clusters » inhérents. Il fonctionnera
comme membre du Conseil d’Orientation des actions pilotées par le CD2E.
IV) Engagement collectif sur les moyens
A travers les financements apportés par La Région (713 k€ en 2008 hors actions collectives),
l’Etat (DRIRE notamment, ADEME), l’Europe (programmes INTERREG), la CALL et les
adhérents, le CD2E est à même d’assumer une grande partie des fonctions d’animation du
pôle d’excellence régional.
Les moyens complémentaires nécessaires pour jouer plus et mieux ce rôle de conseil aux
territoires et d’animation de la « vallée de l’innovation verte pour l’environnement »,, estimés
à environ 100.000 € par an, pourraient être apportés par les 4 territoires concernés.
134
V.I.V.E POUR LE FUTUR
Vallée de l’Innovation Verte pour l’Environnement
G.I.V.E FOR THE FUTURE
Green Innovative Valley for Environnement
135
V.I.V.E.
Cluster DTE + EMD +
ADOPTA + Fac Droit
Environnement
Artois Comm + Rehafutur + Villavenir + Centrale Sita Agora
Solaire + Halle éco matériaux +
plateforme ACV
136
V.I.V.E.
RISQUES AQUAPRIS PÔLE DECHETS SYNEO ARF Valormat
INDUSTRIEL
S
CD2E
Animateur régional +
coordinateur pôle
d’excellence GIVE
137
le Rapport ATTALI
[ jeudi 24 janvier 2008 ]
1
Commission pour la Libération de la Croissance Française
Premières Propositions
sur le pouvoir d’achat
Synthèse
La Commission pour la Libération de la Croissance Française remet ici ses premières
conclusions. Il ne s’agit pas là de l’ensemble de nos propositions, simplement d’une
première étape dans nos travaux. D’autres propositions seront communiquées dans le
rapport final prévu pour décembre. Elles sont relatives notamment au revenu des Français,
à la recherche, à l’enseignement supérieur, à l’innovation, à la mobilité sociale, à
l’amélioration de la qualité du travail, au soutien aux principaux secteurs porteurs dont
l’environnement et la santé, à la réforme de l’Etat et des collectivités publiques et à la
réduction des dépenses publiques.
A la demande du Président de la République et du Premier ministre, les mesures
proposées dans ce document concernent la réforme nécessaire de la distribution et du
commerce, qui permettrait de relancer l’emploi, la croissance et le pouvoir d’achat, dans
ce secteur mais aussi dans le reste de l’économie. Elles renforcent la protection du
consommateur et dynamisent le commerce de détail et les fournisseurs indépendants qui
doivent conserver leur capacité de production et de recherche dans un contexte de
concurrence accrue. Les mesures proposées s’attachent enfin à améliorer l’accès au
logement et la mobilité résidentielle.
La Commission se réserve le droit de revenir sur ces sujets dans son rapport final. Elle
inscrira ces réformes et les complétera dans le projet d’ensemble qu’elle entend proposer
au pays.
2
La Commission pour la Libération de la Croissance propose de mettre fin aux lois Galland et Royer-Raffarin
et la création d’une Autorité de la concurrence indépendante et unique. Ces mesures fortes et équilibrées ont
pour objectif d’établir une concurrence efficace, afin de libérer tout le potentiel de l’économie française en
matière de création d’emplois, de baisse des prix et de soutien à la croissance.
Objectif : Augmentation du pouvoir d’achat des ménages par la réduction des prix des biens à la
consommation.
Propositions : Totale liberté tarifaire et de négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs.
Restaurer la liberté tarifaire dans la distribution
L’interdiction de revente à perte doit être levée. Une telle mesure entraînera une baisse significative des prix,
en permettant notamment aux consommateurs de bénéficier de soldes toute l’année. Par ailleurs, la liberté
contractuelle doit être réaffirmée : les fournisseurs doivent désormais pouvoir vendre à des prix différents à
chaque distributeur.
Instaurer la libre entrée dans le commerce de détail et l’hôtellerie
La Commission propose de mettre fin aux lois Royer-Raffarin et de supprimer les procédures d’autorisation
actuelles. Les ouvertures de nouveaux magasins et de nouveaux hôtels, quelle que soit leur taille, ne seraient
plus subordonnées qu’à une seule autorisation, accordée au moment de l’obtention du permis de construire.
Dynamiser le commerce de détail et les fournisseurs indépendants
La croissance de l’économie et de l’emploi, ainsi que la qualité de vie, implique le renforcement du tissu des
petites et moyennes entreprises. A cette fin, il conviendrait de concéder aux commerçants isolés certains
services publics de proximité, d’augmenter, de cibler et de décentraliser les aides allouées au commerce de
proximité, et de labelliser les commerces de centre ville.
Mieux contrôler les positions dominantes locales dans la distribution
Pour favoriser l’arrivée de nouveaux acteurs dans le secteur et éviter l’accroissement des parts de marché des
acteurs actuels, un contrôle ex ante et ex post doit être instaurés.
Objectif : Plus de concurrence nécessite plus de contrôle.
Propositions : Création d’une autorité indépendante et unique aux pouvoirs renforcés.
Instauration des actions de groupe.
Renforcer la concurrence par une Autorité indépendante et unique, « l’Autorité de la concurrence »
La Commission propose de fusionner dans une entité unique les prérogatives de l’actuel Conseil de la
concurrence et celles réservées au Ministre chargé de l’Economie, auquel est rattachée une direction effectuant
des enquêtes relatives aux pratiques anticoncurrentielles.
Rendre possibles les actions de groupe pour les consommateurs
L’introduction des actions de groupe en droit français contribuera à accroître la confiance des consommateurs
dans l’économie de marché, pour autant qu’elles évitent les dérives du système américain. Ces actions doivent
avoir pour objet la réparation de tout type de préjudice subi en matière de consommation et de concurrence.
Accroître la concurrence pour augmenter le pouvoir d’achat
A. Lever les barrières dans la distribution et le commerce
B. Renforcer la concurrence au bénéfice du consommateur
3
Le logement doit être un enjeu prioritaire pour notre pays. En effet, la question du logement conditionne en
grande partie la cohésion de notre société, entre les générations mais également entre les milieux sociaux. Une
politique ambitieuse dans ce domaine peut en effet générer des bienfaits considérables, à la fois en terme de
croissance, d’emploi et de qualité de vie.
Objectif : 500.000 logements nouveaux par an doivent être construits chaque année jusqu’à 2010, puis
350.000 logements par an la décennie suivante. Cette mesure d’ampleur permettra de loger les
jeunes et de reloger ceux, notamment les personnes âgées, qui vivent dans des habitations
insalubres ou vétustes.
Propositions : - Récupérer le foncier nécessaire pour construire dans les zones à forte tension,

Inciter massivement les collectivités territoriales à construire, en particulier des
logements socialement mixtes,

Supprimer les obstacles à la bonne gouvernance des organismes HLM.
Récupérer le foncier nécessaire pour construire dans les zones à forte tension
Le premier obstacle à la construction de nouveaux logements est la rareté et le prix du foncier constructible
alors que le foncier physique ne manque pas. Il faudrait inciter les communes à utiliser ce foncier et le rendre
constructible, en permettant à l’Etat de reprendre la main, en cas de nécessité, et en mettant en place des
mécanismes privés incitatifs.
Inciter massivement les collectivités territoriales à construire, en particulier des logements socialement
mixtes
Une fois le foncier disponible, la construction de logements implique d’une part d’encourager les collectivités
locales à construire et rénover, et d’autre part d’assouplir les règles de fixation des coefficients d’occupation
des sols (COS).
Supprimer les obstacles à la bonne gouvernance des organismes HLM
Au delà des mesures permettant d’améliorer la gestion du parc, il convient de modifier en profondeur la
gouvernance des HLM en soumettant les bailleurs sociaux à des objectifs de construction clairement définis
assortis de sanctions effectives, en renforçant l’efficacité et la transparence de la gestion des bailleurs sociaux
Créer avant 2012 dix Ecopolis, villes d’au moins 50.000 habitants intégrant haute qualité
environnementale et nouvelles technologies de communication
A l’instar d’un nombre croissant de ses partenaires, le moment est venu pour la France de construire des villes
d’un genre nouveau, les Ecopolis, véritables laboratoires de la modernité urbaine, avec un souci permanent
d’équilibre financier, écologique, technologique et social.
Mettre la politique du territoire et du logement au service de la croissance
A. Construire 500.000 logements nouveaux par an,
notamment en densifiant certains espaces urbains
B. Construire autrement
4
Objectif : Les échanges et la mobilité des individus, condition clé du bon fonctionnement du marché du
travail et partant de la croissance doivent, impérativement, être facilités.
Propositions : - Abaissement des coûts de transaction (droit de mutation, frais d’agence et de certification)

Création d’une bourse internet

Refondation des relations entre bailleurs et locataires
Moins taxer le mouvement
Une plus grande mobilité n’est possible que si les coûts de transaction (droit de mutation, frais d’agence et de
certification) occasionnés par le déménagement sont moins élevés qu’ils ne le sont aujourd’hui.
Créer une Bourse internet des offres et des demandes dans le logement social
La mobilité du logement est essentielle afin de ne pas entraver les parcours professionnels et personnels de la
population. Les possibilités d’échange de logements sociaux pourront être facilitées par la création d’une
bourse internet.
Encourager les propriétaires à louer leurs logements en établissant des rapports plus équilibrés avec les
locataires
Les relations entre bailleurs et locataires doivent refondées en vue de faciliter l’accès au logement. A cette fin,
il conviendrait d’alléger le contrat de bail, de mieux protéger les locataires par une assurance spécifique du
loyer contre les aléas de leurs revenus, et sécuriser le régime des expulsions de façon à garantir la récupération
de son bien par le propriétaire.
Objectif : Permettre aux Français d’accéder plus largement à la propriété, à l’instar des Américains et des
Espagnols (seuls 57% des Français sont propriétaires de leur logement, contre 66% aux Etats-Unis
et 84% en Espagne).
Propositions : - Proposer d’ici 10 ans à tous les locataires modestes d’accéder à la propriété, à travers des
financements adaptés.

Permettre aux personnes âgées bénéficiant du minimum vieillesse de disposer du droit d’usage
d’un logement social jusqu’à leur décès.
Proposer d’ici 10 ans à tous les locataires modestes d’accéder à la propriété, à travers des financements
adaptés
Selon l’Observatoire de l’épargne européenne, si 3 Français sur 4 souhaite devenir propriétaires, seuls 58%
d’entre eux possèdent effectivement un logement. L’accès à la propriété doit être élargi, notamment par la
capitalisation d’une partie des loyers
Permettre aux personnes âgées bénéficiant du minimum vieillesse de disposer du droit d’usage d’un
logement social sans loyer jusqu’à leur décès
Cette mesure, contrepartie d’une vie locative irréprochable, dégagerait une source de pouvoir d’achat
considérable pour des locataires particulièrement fragiles. Ce droit à l’usage d’un logement social adapté pourra
ainsi découler de l’ensemble des loyers déjà versés.
C. Echanger
D. Approprier
Commission pour la Libération de la Croissance Française
Premières Propositions
sur le pouvoir d’achat
La Commission pour la Libération de la Croissance Française remet ici ses premières
conclusions. Il ne s’agit pas là de l’ensemble de nos propositions, simplement d’une
première étape dans nos travaux. D’autres propositions seront communiquées dans le
rapport final prévu pour décembre. Elles sont relatives notamment au revenu des Français,
à la recherche, à l’enseignement supérieur, à l’innovation, à la mobilité sociale, à
l’amélioration de la qualité du travail, au soutien aux principaux secteurs porteurs dont
l’environnement et la santé, à la réforme de l’Etat et des collectivités publiques et à la
réduction des dépenses publiques.
A la demande du Président de la République et du Premier ministre, les mesures
proposées dans ce document concernent la réforme nécessaire de la distribution et du
commerce, qui permettrait de relancer l’emploi, la croissance et le pouvoir d’achat, dans
ce secteur mais aussi dans le reste de l’économie. Elles renforcent la protection du
consommateur et dynamisent le commerce de détail et les fournisseurs indépendants qui
doivent conserver leur capacité de production et de recherche dans un contexte de
concurrence accrue. Les mesures proposées s’attachent enfin à améliorer l’accès au
logement et la mobilité résidentielle.
La Commission se réserve le droit de revenir sur ces sujets dans son rapport final. Elle
inscrira ces réformes et les complétera dans le projet d’ensemble qu’elle entend proposer
au pays.
2
........... 4
A. Lever les barrières dans la distribution et le commerce ........... 5
A1 Restaurer la liberté tarifaire dans la distribution ........... 8
A2 Instaurer la libre entrée dans le commerce de détail et l’hôtellerie ........... 10
A3 Dynamiser le commerce de détail et les fournisseurs indépendants ........... 10
A4 Mieux contrôler les positions dominantes locales dans la distribution ........... 12
B. Renforcer la concurrence au bénéfice du consommateur ........... 13
B1 Renforcer la concurrence par une Autorité indépendante et unique, ........... 13
« l’Autorité de la concurrence »
B2 Rendre possibles les actions de groupe pour les consommateurs ........... 15
........... 17
A. Construire 500.000 logements nouveaux par an, notamment
en densifiant certains espaces urbains ........... 19
A1 Récupérer le foncier nécessaire pour construire dans les zones ........... 19
à forte tension.
A2 Inciter massivement les collectivités territoriales à construire, ........... 20
en particulier des logements socialement mixtes
A3 Supprimer les obstacles à la bonne gouvernance des organismes HLM ........... 22
B. Construire autrement ........... 23
B1 Créer avant 2012 dix Ecopolis, villes d’au moins 50.000 habitants intégrant ........... 23
haute qualité environnementale et nouvelles technologies de communication
Table des matières
Accroître la concurrence pour augmenter le pouvoir d’achat
Mettre la politique du territoire et du logement au service de la croissance
3
C. Echanger ........... 24
C1 Moins taxer le mouvement ........... 25
C2 Créer une Bourse internet des offres et des demandes dans le logement social ........... 25
C3 Encourager les propriétaires à louer leurs logements en établissant ........... 26
des rapports plus équilibrés avec les locataires
D. Approprier ........... 27
D1 Proposer d’ici 10 ans à tous les locataires modestes d’accéder à la propriété, ........... 27
à travers des financements adaptés
D2 Permettre aux personnes âgées bénéficiant du minimum vieillesse de disposer ........... 28
du droit d’usage d’un logement social jusqu’à leur décès
4
Introduction
Pour relancer la croissance sous toutes ses formes, créer des emplois et améliorer la
qualité de vie, il convient tout à la fois d’accroître l’offre de biens et de services, c’est-àdire
de mettre à la disposition des producteurs des circuits de distribution aussi proches de
la clientèle que variés, et d’augmenter la concurrence entre les distributeurs, notamment
en permettant l’émergence de nouveaux acteurs.
La liberté des prix et la liberté d’installation doivent être renforcées : liberté des prix
car la concurrence conduira à leur diminution et donc à l’augmentation du pouvoir d’achat ;
liberté d’installation car l’abaissement des barrières à l’entrée stimulera la concurrence
entre les distributeurs existants tout en facilitant l’émergence de nouveaux modes de
distribution, eux-mêmes créateurs de nouvelles offres de produits, facilitant la vie des
consommateurs, animant la vie des centres urbains et développant le commerce de
proximité.
Il faut également augmenter directement le revenu des Français : la Commission y
reviendra dans son rapport final, dans le projet d’ensemble qu’elle entend proposer au
pays.
Ces réformes permettront donc d’augmenter et de diversifier l’offre de biens et
services, de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois, peu susceptibles d’être
délocalisés et souvent destinés à des personnels peu qualifiés, et de diminuer les prix pour
le consommateur, sans pour autant réduire la capacité de production et de recherche des
fournisseurs français. Ces emplois appellent d’ailleurs une action de formation en vue de
devenir à la fois plus qualifiés et plus attractifs. Ils seront d’autant plus nombreux que le
marché du travail sera plus fluide.
Elles favoriseront l’exportation : les entreprises françaises de distribution ont rencontré
un grand succès à l’international ; en les incitant à accroître la qualité de leurs services et
la productivité de leurs établissements, le renforcement de la concurrence dans ce secteur
les aidera à conquérir de nouvelles parts de marché à l’étranger, qui constitueront autant
de moyens d’exportation nouveaux pour les producteurs français.
Une plus grande liberté des prix et de l’installation n’est propice à la croissance et au
pouvoir d’achat que si elle s’accompagne d’une lutte contre les monopoles et les oligopoles.
Cette concurrence accrue doit être accompagnée par un soutien beaucoup plus
important aux fournisseurs indépendants, qui doivent conserver leur capacité de production
et de recherche, et au commerce de détail. Il est notamment proposé de rétablir au profit
du Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce le produit de la taxe
créée à cet effet.
La Commission propose par ailleurs de renforcer le rôle des instances de régulation de la
concurrence en installant une Autorité unique et indépendante de la concurrence aux
pouvoirs étendus, et de permettre aux consommateurs de faire valoir leurs droits de
manière plus efficace par un recours raisonné aux actions de groupe.
Accroître la concurrence pour augmenter le pouvoir d’achat
5
A. Lever les barrières dans la distribution et le commerce
Selon les définitions retenues, la distribution et le commerce de détail représentent
entre 6 et 10% du PNB français. Les achats dans ce secteur représentent le deuxième poste
de dépenses des ménages après le logement. Le commerce de détail alimentaire occupait
913.000 personnes en 2004, celui non alimentaire 984.000 personnes. Entre 1992 et 2004,
220.000 emplois, souvent ouverts à des personnels de faible qualification, ont été créés
dans l’ensemble du secteur.
Or, les réglementations actuelles réduisent considérablement le potentiel de ce secteur
en termes de pouvoir d’achat, de croissance et d’emploi. Plus précisément, les lois Galland
et Royer-Raffarin ont eu pour effet d’empêcher ou de rendre plus coûteuse l’implantation
de nouvelles entreprises de distribution et ont considérablement réduit la concurrence entre
les enseignes existantes. Elles ont ainsi contribué au maintien de prix élevés, qui ont freiné
le niveau de l’activité économique, réduisant les perspectives de croissance et les
embauches.
En l’absence d’une concurrence suffisante, les grands groupes de distribution n’ont pas
non plus été suffisamment incités à profiter des nouvelles technologies de l’information et
de la communication, facteur de productivité et de diminution des prix. La créativité et le
dynamisme de ce secteur, particulièrement manifestes au début des années 1990, se sont
progressivement atténués faute de stimulant suffisant, alors même que nos concurrents
étrangers continuent d’améliorer leurs techniques de distribution.
Au total, une intensification de la concurrence dans ce secteur permettrait une baisse
des prix et une progression des embauches, les deux phénomènes se conjuguant pour
accroître le pouvoir d’achat des ménages et la croissance de l’économie.
L’échec de la loi Galland sur les prix
Dans le but d’assurer une concurrence plus loyale dans la vente au détail, notamment à
l’égard du commerce de détail, la loi du 1er juillet 1996 sur la loyauté et l’équilibre des
relations commerciales, dite loi Galland, a défini avec précision le seuil de revente à perte.
Si les pratiques de vente à perte ont bien été dissuadées de façon plus efficace
qu’auparavant, la définition du seuil de revente à perte a également permis aux
distributeurs de négocier leurs rabais, remises et autres prestations de « coopération
commerciale » sur un tarif « hors-facture ». Ces différentes réductions de prix constituent la
« marge arrière » des distributeurs. Ne pouvant bénéficier aux consommateurs (puisqu’elles
ne sont pas retranscrites sur le prix de facturation du fournisseur et que leur intégration
dans le prix de vente au consommateur constituerait une pratique de vente à perte), elles
ont contribué à une diminution de la concurrence entre distributeurs et entre fournisseurs,
et donc à une hausse significative des prix.
Ainsi entre 1996 et 2004, l’indice des prix alimentaires (hors viande et produits frais) a
augmenté de plus de 16%, soit 3 points de plus que l’indice général. Les prix des produits
alimentaires (hors viande et produits frais) ont progressé plus vite en France (de 14% entre
1998 et 2003) que dans le reste de la zone euro (+10% sur la même période). Entre 1998 et
2003, l‘Institut de Liaison et d’Etudes des industries de Consommation (ILEC) constate une
hausse des marges arrière de 50%, contribuant ainsi à une perte du pouvoir d’achat de
9,6 Mds € (que ne compensent pas les bons d’achat et instruments promotionnels mis en
place par les distributeurs).
6
L’échec de la loi Raffarin sur les prix
Adoptée le 5 juillet 1996, la loi relative au développement et à la promotion du
commerce et de l’artisanat, dite loi Raffarin, renforce la loi Royer de 1973 en abaissant le
seuil de surface de vente au-dessus duquel une autorisation d’implantation doit être
demandée. Elle soumet tout projet d’implantation et d’extension d’un commerce de plus de
300 m² à une autorisation des Commissions Départementales d’Equipement Commercial
(CDEC). Elle a également inclus dans son périmètre d’intervention l’hôtellerie et la
restauration, pour les ouvertures d’hôtels de plus de 50 chambres dans la région parisienne
et 30 chambres en province, ou les agrandissements conduisant à dépasser ces seuils.
379 grandes surfaces ouvraient en moyenne chaque année entre 1986 et 1994, alors que
ce nombre est tombé à 162 entre 1995 et 2003. Cette réglementation a particulièrement
entravé le développement des grandes surfaces de types maxi-discompteurs au moment
même où ce format de vente commençait à séduire les consommateurs. Aujourd’hui, le
maxi-discompte représente 13 % des parts de marché de la distribution alimentaire contre
30 % en Allemagne.
Elle a également facilité la constitution de positions dominantes locales. En 2004, les
quatre premiers groupes détenaient 66 % de parts de marché. Or, le niveau des prix des
produits de marque est d’autant plus faible qu’il existe plusieurs enseignes d’hypermarchés
au sein de la zone de chalandise, tandis que le prix des marques de distributeurs est plus
bas si les enseignes sont concurrencées par des enseignes de maxi-discompteurs.
Des comparaisons avec nos partenaires européens montrent que les marges dans la
distribution française sont plus importantes que dans la plupart des autres pays de l’Union
européenne, l’écart s’étant particulièrement accru au cours des années 1990.
Cette réglementation a aussi eu un effet tangible sur les ouvertures d’hôtels. Ceux dont
le nombre de chambres est légèrement inférieur aux seuils définis par la réglementation ont
vu leur nombre progresser plus rapidement que les autres. Les propriétaires d’hôtels dont la
taille est suffisamment importante pour dépasser les seuils retenus ont donc été protégés de
la concurrence d’hôtels nouveaux. L’indice des prix dans le secteur Hôtels-Cafés-
Restaurants a augmenté au rythme annuel moyen de 2,8% entre 1998 et 2007, alors que
dans le même temps l’indice des prix à la consommation croissait de 1,7%. Plus
particulièrement, le prix des hôtels a augmenté en moyenne de 4,5% par an depuis 9 ans.
L’impact négatif des lois Galland, Royer et Raffarin sur l’emploi
Ces réglementations ont réduit la concurrence sur ce secteur, entraînant une hausse des
prix et une baisse du pouvoir d’achat.
Sur la compétitivité, les lois Galland, Royer et Raffarin ont peu incité les acteurs du
secteur à l’innovation et à l’accroissement de leur productivité. En effet, le manque de
concurrence entre les enseignes existantes (du fait de la loi Galland) et les obstacles à
l’entrée (du fait des lois Royer-Raffarin) n’ont pas incité les entreprises à réaliser les
investissements nécessaires.
Ainsi, en 1999, les distributeurs américains ont consacré 8 % de leur marge brute aux
technologies de l’information, alors que les distributeurs français se limitaient à 6,3 %. Le
rythme d’adoption des innovations dans le domaine du commerce (gestion de l’assortiment,
de la chaîne logistique et de la gestion des opérations en magasin) a donc été moins rapide
en France qu’aux Etats-Unis.
7
Des fournisseurs indépendants fragilisés, un commerce de détail peu
protégé
Le régime réglementaire adopté en 1996 se proposait d’assurer une certaine sécurité
économique aux opérateurs les plus fragiles (fournisseurs et distributeurs indépendants).
Cependant, il n’a pas empêché la concentration de la plupart des activités de distribution
entre des opérateurs puissants : les fournisseurs filiales de groupe constituent 60% du chiffre
d’affaires de la grande distribution, lui-même réalisé à plus de 80% par des hypermarchés et
des supermarchés.
En outre, l’absence de nouvel entrant sur le marché français du commerce de détail a
créé un rapport de force favorable aux enseignes existantes dans leurs négociations avec les
fournisseurs indépendants, notamment les plus petits d’entre eux contraints d’accepter des
conditions tarifaires et de service inéquitables. Les lois Royer-Raffarin ont donc nettement
défavorisé les fournisseurs indépendants sans pour autant parvenir à aider les petits
établissements de distribution.
Au contraire, la réglementation actuelle a incité les opérateurs à privilégier les
ouvertures d’établissements de taille restreinte, qui sont ainsi venus concurrencer le petit
commerce de proximité. Les grands opérateurs, pour leur part, sont restés à l’abri des
pressions concurrentielles. Ainsi, sur la période 1992-2004, le nombre de points de vente de
surface inférieure à 400 m², tous secteurs confondus, a diminué et le chiffre d’affaires
réalisé par ces magasins a même reculé de 42,2 % du total en 1992 à 38,4 % en 2004.
Ces évolutions globales doivent être complétées par la prise en compte du changement
de la nature des activités dans le commerce indépendant. Les services (tels que les
banques, les agences de téléphonie, de tourisme, et les agences immobilières) se sont
développés aux dépens des petits artisans et magasins de proximité dans le commerce
alimentaire.
Les commerces alimentaires, indépendants et de proximité, qui représentent un tiers
des points de vente de moins de 400 m² et qui correspondent le mieux au type
d’établissement que ces lois souhaitaient défendre, ont vu leur nombre diminuer sur les
vingt dernières années et particulièrement depuis 1996. Le cas particulier des libraires
indépendants et des kiosquiers en constitue une démonstration dans le domaine culturel.
Une abrogation de ces lois serait positive pour la croissance
L’abrogation des lois Galland et Royer-Raffarin pourrait conduire à une diminution
consolidée des prix à la consommation de plusieurs points de pourcentage, à la création de
plusieurs centaines de milliers d’emplois dans le secteur du commerce et de l’hôtellerierestauration,
mais aussi dans l’industrie, et à une hausse du PIB de plusieurs dixièmes de
points de pourcentage.
Ces réformes devront pour autant s’effectuer en renforçant la diversité des commerces,
notamment du commerce de proximité dans tous les domaines, de l’alimentation à la
culture. Elles ne devront pas non plus conduire les grandes enseignes de distribution à
abuser de leur pouvoir de négociation face aux les fournisseurs indépendants.
Enfin, la Commission est consciente que la levée des barrières réglementaires peut
s’avérer insuffisante à empêcher la constitution de positions dominantes locales, compte
tenu des stratégies de concentration et des positions fortes actuellement occupées par
certaines enseignes dans certaines zones de chalandise.
8
Pour cela, la Commission propose :

d’instaurer le principe de liberté tarifaire dans la distribution et le commerce de
détail, en levant les interdictions de revente à perte et de discrimination tarifaire,

de permettre la libre entrée dans le commerce de détail, la distribution,
l’hôtellerie-restauration et les salles de cinéma en abrogeant les lois Royer et
Raffarin,

de dynamiser le commerce de détail et les fournisseurs indépendants,

de mieux contrôler les positions dominantes locales.
L’objectif est d’augmenter à la fois le pouvoir d’achat du consommateur et l’offre de
produits en magasins grâce à une plus grande concurrence dans la distribution. A cet
effet, la Commission présente deux mesures destinées à restaurer la liberté tarifaire.
La Commission propose de lever l’interdiction de revente à perte
Les activités de commerce et de distribution seront dès lors traitées selon le droit de la
concurrence, comme les autres activités économiques et comme dans une large part des
économies de l’OCDE. Ne seraient condamnés que les prix prédateurs pratiqués par une
firme en position dominante et ayant pour possible effet d’exclure un ou plusieurs
concurrents du marché.
Les enseignes de distribution seraient donc autorisées à pratiquer des prix très bas, à
condition que ceux-ci ne soient pas pratiqués par des enseignes en position dominante et
qu’ils n’aient pas pour seul objectif ou effet de provoquer la sortie de certains concurrents.
Les distributeurs auront à rendre transparente la fixation d’un prix sous le seuil de
revente à perte. Dans ce contexte, les consommateurs pourront bénéficier de soldes toute
l’année. Seules devront subsister les dispositions relatives à la protection du consommateur.
Une telle mesure devrait être à même d’entraîner une baisse significative des prix,
sans pour autant réduire la capacité de production et de recherche des fournisseurs
français. En effet :
• Grâce à leurs importantes surfaces, les grandes enseignes ont la capacité d’accueillir
et de vendre à une clientèle très étendue, rendant ainsi intéressante une diminution
des prix.
• La variété des produits proposés justifie aussi de pratiquer des prix bas, le
consommateur se rendant dans une enseigne pour profiter d’un prix bas achetant
finalement bien plus de biens qu’initialement escompté. Cette stratégie de prix
d’appel était fréquemment utilisée avant la mise en place de la loi Galland.
A1 Restaurer la liberté tarifaire dans la distribution et le commerce de détail
9
• Les prix prédateurs dans les autres économies de l’OCDE qui autorisent la revente à
perte dans la distribution sont peu fréquents.
• L’abrogation des lois Royer-Raffarin devrait considérablement abaisser les barrières à
l’entrée sur ce secteur.
• Les comportements des opérateurs dominants en matière de revente à perte
s’effectueraient sous le contrôle du Conseil de la Concurrence, chargé de condamner
les prix prédateurs que lui signaleraient les entreprises qui en sont victimes.
La Commission propose d’instaurer la liberté des négociations commerciales
Afin de permettre au consommateur et à l’économie de bénéficier pleinement des effets
de cette réforme, la Commission propose d’instaurer la liberté des négociations
commerciales entre distributeurs et fabricants
C’est l’ensemble de ce dispositif qui permettra au consommateur de bénéficier
pleinement de cette réforme.
En effet, l’objectif d’une augmentation du pouvoir d’achat des ménages par réduction
des prix des biens à la consommation dans le secteur de la distribution de détail ne pourra
être pleinement atteint qu’à la condition d’une totale liberté des négociations
commerciales entre fournisseurs et distributeurs, sous réserve de la clause de paiement à
date. Sous le régime actuel (L. 441-6 et L. 442-6 I 1° du Code de commerce), le fournisseur
est tenu de vendre aux mêmes conditions à tous les distributeurs, ce qui le conduit à
afficher un prix « sur facture » relativement élevé. Cette interdiction de discrimination
n’est d’ailleurs qu’apparente, dans la mesure où le fournisseur différencie ses clients par le
niveau des marges arrière qui lui sont facturées. Or, afin de maximiser les possibilités d’une
concurrence par les prix, il est essentiel qu’il n’existe pas de désincitation pour un
fournisseur à proposer des prix bas à certains de ses distributeurs.
Concrètement, la liberté contractuelle sera alors uniquement encadrée par le respect
des clauses non abusives. La liberté contractuelle permettra aux fournisseurs de vendre à
des prix différents à chaque distributeur : les contractants n’auront pas besoin de recourir
aux « services de coopération commerciale » ou aux« services distincts » pour accorder des
tarifs préférentiels. Les marges arrière en seront réduites puisque la négociation portera sur
le prix d’achat effectif et les marges avant.
Une fois la différenciation tarifaire autorisée, l’entente entre opérateurs demeurera
justiciable de l’article L 420-1 du code du commerce dès lors qu’elle a pour objet d’évincer
des opérateurs. De même l’abus de dépendance économique est régi par l’article L 420-2
2eme alinéa du même code. La différenciation ne sera pas par elle-même répréhensible
mais uniquement ses abus et son utilisation dans des pratiques anticoncurrentielles La
puissance de marché des opérateurs sera alors mise au service de prix plus bas aux
consommateurs.
10
La Commission propose de mettre fin aux lois Royer-Raffarin et de supprimer les
procédures d’autorisation actuelles gérées par les commissions départementales
d’équipements commerciaux (CDEC). Dès lors, les ouvertures de nouveaux magasins et de
nouveaux hôtels, quelle que soit leur taille, ne seraient plus subordonnées qu’à une seule
autorisation, accordée au moment de l’obtention du permis de construire.
La compatibilité des projets d’équipement commercial ou hôtelier avec les règles de
construction, d’urbanisme et d’aménagement du territoire et avec les objectifs
d’environnement ou de transport sera le seul critère pris en compte pour autoriser ou non
l’établissement d’un nouveau magasin ou hôtel. Les schémas de cohérence territoriale
(SCOT) et les plans locaux d’urbanisme (PLU) pourront être mobilisés pour effectuer cette
évaluation.
Il conviendrait dans le même temps de prévoir des dispositions permettant de mieux
valoriser les espaces commerciaux et hôteliers dans les paysages urbains et périurbains.
La croissance de l’économie et de l’emploi, ainsi que la qualité de vie, exigent le
maintien voire le renforcement du tissu des petites et moyennes entreprises, qu’il s’agisse
de distributeurs ou de fabricants artisanaux ou indépendants, et le renforcement de la
capacité de production et de recherche des entreprises françaises. Si une plus grande
concurrence est à même de stimuler la qualité de leurs produits et de leurs services, une
concurrence accrue de la part d’opérateurs disposant de différents avantages acquis (en
termes financiers, d’image de marque, d’accès aux linéraires, etc.) pourrait aussi les
fragiliser. Pour l’éviter, la Commission propose de :
Dynamiser massivement le commerce de détail
L’intensification de la concurrence par les prix dans le commerce de détail, de
l’alimentation à la librairie, pourrait nuire aux établissements de distribution de proximité,
dont les capacités financières et les surfaces de vente sont insuffisantes pour mener une
politique de prix bas. Cinq mesures sont proposées :
Aider les commerçants à se regrouper.
Concéder aux commerçants isolés la gestion certains services publics de proximité
(tels que la poste, la trésorerie), afin de leur permettre de compléter leur chiffre
d’affaires et de développer les activités commerciales en zones rurales. Ce système se
pratique avec succès dans certains Etats membres de l’Union européenne, notamment
la Suède.
Permettre aux communes et agglomérations :

d’opérer un « remembrement commercial », de manière à favoriser le
regroupement géographique des commerces de détail dans des centres villes ou
A2 Instaurer la libre entrée dans le commerce de détail et l’hôtellerie
A3 Dynamiser le commerce de détail et les fournisseurs indépendants
11
des rues particulièrement animées, que ce soit en ville ou dans les quartiers
périphériques.

d’intégrer dans les plans locaux d’urbanisme des obligations de diversité
commerciale en faveur des commerces de détail ou de proximité.
Augmenter, cibler et déconcentrer les aides allouées au commerce de proximité :
Augmenter le montant des sommes allouées au Fonds d’intervention pour les services,
l’artisanat et le commerce (FISAC), qui gère environ 50% des aides de l’Etat pour le
commerce, l’artisanat et les services. Les crédits du FISAC s’élevaient à 80 millions
d’euros en 2006. Ils doivent être augmentés, non pas par une hausse des taxes sur la
grande distribution mais par une plus grande réallocation de la taxe d’aide au
commerce et à l’artisanat (TACA). Le produit de cette taxe représente aujourd’hui 600
millions d’euros. Il doit être sanctuarisé et sa gestion doit rester déconcentrée.
Labelliser les commerces de centre ville et de proximité, sur la base de critères de
qualité. Cela améliorerait d’une part l’information au consommateur, et permettrait
également de mieux cibler la plupart des aides actuelles.
Appuyer fortement les fournisseurs indépendants
Les fournisseurs indépendant sont particulièrement touchés par les pratiques
commerciales des grandes enseignes (telles que marges arrière, « corbeille de mariée »,
pénalités très élevées en cas de retards de livraisons, surcoût pour le financement
d’opérations promotionnelles, etc.) du fait de l’important pouvoir de négociation dont usent
les grandes enseignes de distribution. Pour maintenir leur compétitivité, leur capacité à
produire et à faire de la recherche, et améliorer leur pouvoir de négociation vis-à-vis des
distributeurs, la Commission propose de :
Promouvoir l’image et la qualité des fournisseurs indépendants.

Favoriser la formation managériale des artisans, des agriculteurs et des petits
industriels. La prise en charge de cette formation pourra être assurée par les
Chambres régionales des métiers ou les Chambres de Commerce et d’Industrie.

Valoriser les métiers du commerce et de la distribution auprès du grand public,
à travers des efforts particuliers dans la formation.
Obliger le paiement à date pour les grands distributeurs à l’égard des PME : les
distributeurs devront payer dans un délai de 30 jours maximum leurs fournisseurs
indépendants (moins de 250 salariés), comme c’est déjà le cas pour les produits frais.
Aujourd’hui, ceux-ci sont parfois payés à 90 jours ou plus, ce qui place la France
derrière nombre de ses partenaires européens. A titre d’exemple, les créances clients
représentent en moyenne 25% du bilan des PME en France, contre 8% en Allemagne.
Créer au niveau régional une instance arbitrale entre les distributeurs et les
fournisseurs indépendants, afin que chacun puisse faire valoir équitablement ses
droits.
Obliger les enseignes de grande distribution à publier dans leur rapport annuel la
part de leurs achats provenant de fournisseurs indépendants.
Encourager et faciliter la constitution d’organisations économiques de producteurs
(OEP), dans le respect des règles de concurrence, afin d’aider les petites entreprises à
12
accroître leur compétitivité et leur pouvoir de négociation vis-à-vis de la grande
distribution. Ces organisations n’impliquent que le partage de certains actifs. Il serait
utile qu’elles prévoient la mise en commun de certaines fonctions liées à la
distribution. Ces organisations pourront être encouragées de la façon suivante :

Eliminer les obstacles fiscaux à la création et à la participation à des OEP :
éviter ainsi les systèmes de « double-taxation » (taxation des transferts de
bénéfices de l’entreprise filiale à l’OEP mère et taxation du transfert entre
l’OEP et ses adhérents).

Financer les OEP par des fonds d’investissements privés et des subventions
dans le cadre de programmes de développement rural, de soutien aux PME ou à
l’artisanat.

Orienter les aides aux PME vers celles qui se sont regroupées au sein d’OEP.

Accroître la visibilité des OEP auprès des adhérents potentiels et des
consommateurs, à travers la mise en place de programmes d’information
financés par le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le
commerce (FISAC), les Chambres de Commerce et d’Industrie et les Chambres
de Métiers.

Communiquer des règles de conduite sur les types et pratiques d’OEP
susceptibles d’être sanctionnés par le droit de la concurrence. Plusieurs
décisions du Conseil de la Concurrence permettent de commencer à définir les
limites à ne pas dépasser pour une OEP. L’objectif serait de lever une partie de
l’incertitude juridique entourant la conformité des activités des OEP aux règles
de concurrence.
L’abrogation des lois Royer-Raffarin et l’assouplissement des règles d’implantations
commerciales pourront conduire certaines enseignes à obtenir des positions dominantes au
niveau local, par la création de magasins ou par le rachat de foncier commercial. Des
mesures d’accompagnement sont donc nécessaires : pour favoriser l’arrivée de nouveaux
acteurs dans le secteur et éviter l’accroissement des parts de marché des acteurs actuels,
un contrôle ex ante et ex post doit être instaurés.
Abaisser les seuils de notification ex ante des opérations de concentration
touchant le secteur de la distribution et du commerce de détail. Ces seuils sont
actuellement très importants par rapport au chiffre d’affaire moyen d’un magasin
indépendant et le rachat d’un magasin indépendant, y compris par un groupe de
distribution important, peut donc échapper au contrôle des concentrations.
Un seuil plus bas devra être défini, à partir d’une consultation incluant
principalement le Conseil de la concurrence. Un seuil de chiffre d’affaires est
préférable à un seuil de part de marché, dans la mesure où il ne nécessite pas
d’évaluation du marché pertinent potentiellement source de contentieux.
Instaurer un contrôle ex-post grâce au renforcement de l’article L. 430-9 du
Code de commerce. Selon cet article, le Conseil de la concurrence peut, « en cas
d’exploitation abusive d’une position dominante ou d’un état de dépendance
économique, demander au ministre chargé de l’économie d’enjoindre à l’entreprise
en cause de modifier, de compléter ou de résilier tous accords et tous actes par
lesquels s’est réalisée la concentration de la puissance économique ».
A4 Mieux contrôler les positions dominantes locales dans la distribution
13
La Commission propose que le Conseil de la concurrence puisse lui-même prononcer,
en cas d’abus constaté, des modifications de la structure d’entreprises en position
dominante. Il pourra ainsi imposer la scission ou la vente forcée de certaines
activités, magasins ou surfaces. En outre, il ne paraît pas justifié de limiter
l’intervention du Conseil aux abus de position dominante résultant d’opérations de
concentrations (comme le suggère la formulation de l’article L. 430-9) : la
Commission propose donc que cette possibilité d’intervention du Conseil de la
concurrence s’étende à tous les abus de position dominante, quelle que soit leur
origine.
B. Renforcer la concurrence au bénéfice du consommateur
Les propositions de la Commission en matière de distribution et de commerce, comme
celles qui suivront dans d’autres domaines, ont pour objectif d’établir une concurrence
efficace, afin de libérer tout le potentiel de l’économie française en matière de création
d’emplois, de baisse des prix et de soutien à la croissance.
Cela suppose que la concurrence entre les acteurs soit réellement assurée, c’est-à-dire
qu’elle n’aboutisse pas à des rapports de force déséquilibrés entre les uns et les autres. Elle
doit donc être efficacement surveillée par une autorité indépendante et unique de la
concurrence, aux pouvoirs renforcés. Elle doit par ailleurs être soumise à un contrôle
mesuré mais présent des consommateurs eux-mêmes, à travers des possibilités d’actions de
groupe.
Le schéma institutionnel actuel de la régulation de la concurrence date de l’ordonnance
du 1er décembre 1986. Cette ordonnance a maintenu le choix fait en 1977 d’instituer deux
autorités de concurrence et de répartir les rôles entre elles. L’une, le Conseil de la
concurrence, est une autorité indépendante spécialisée dans la régulation de la
concurrence, qui dispose du pouvoir décisionnel en matière de pratiques
anticoncurrentielles et d’un pouvoir consultatif en matière de contrôle des concentrations.
L’autre est le ministre chargé de l’Economie, auquel est rattachée une direction effectuant
des enquêtes relatives aux pratiques anticoncurrentielles et préparant les décisions relatives
au contrôle des concentrations, tout en étant chargée de la protection des consommateurs,
de la sécurité des produits et de la répression des fraudes (la « DGCCRF »).
La Commission propose d’établir une Autorité indépendante et unique, l’ « Autorité de
la concurrence ». Celle-ci aura vocation à reprendre les compétences de l’actuel Conseil de
la concurrence tout en intégrant les quatre compétences nouvelles qui suivent. Ces
dernières visent à rendre le système français de régulation de la concurrence plus simple et
plus performant, afin de mieux réguler la concurrence et d’en augmenter le bénéfice pour
le pouvoir d’achat et la croissance :
B1 Renforcer la concurrence par une Autorité indépendante et unique,
« l’Autorité de la concurrence »
14
Attribuer à la seule Autorité de la concurrence le contrôle concurrentiel des
opérations de concentration
Le contrôle des concentrations impose aujourd’hui deux bilans successifs : un bilan
concurrentiel, puis un bilan économique et social. Le ministre est seul chargé de les
effectuer dans les cas simples, tandis que le Conseil de la Concurrence lui fournit son
expertise dans les cas plus compliqués.
La pratique actuelle ne reflète plus le partage des rôles prévus par les textes : le
nombre d’affaires faisant l’objet d’un examen approfondi a considérablement chuté depuis
15 ans (12 en 1993, 4 en 2005) et est aujourd’hui deux à dix fois inférieur à celui constaté
dans les Etats membres de l’Union européenne dont la population, le niveau de richesse, le
tissu entrepreneurial et le marché sont comparables à la France (Allemagne, Espagne, Italie,
Royaume Uni, etc.). Cette situation ne permet pas aux acteurs du contrôle des
concentrations d’être aussi performants qu’ailleurs. Le bilan économique des opérations est
en outre délaissé, les deux institutions privilégiant le bilan concurrentiel. En outre, la
confusion des rôles entretient la suspicion : l’analyse du Ministre s’expose en effet à la
critique de dissimuler des considérations extérieures à la concurrence derrière un
raisonnement concurrentiel, comme l’a souligné l’OCDE. Ceci nuit considérablement à la
crédibilité des décisions de concentration et rejaillit sur l’influence des autorités de
concurrence françaises, tant auprès de nos partenaires européens que vis-à-vis de la
Commission européenne.
La Commission propose donc de confier l’appréciation de l’intégralité du bilan
concurrentiel à l’Autorité de concurrence indépendante à laquelle seront également
notifiées les opérations de concentration. Sur le modèle allemand et espagnol, le ministre
chargé de l’Economie, responsable du bilan économique et social, aura la faculté de passer
outre la décision publique de cette autorité en invoquant de manière motivée et
transparente d’autres raisons d’intérêt général pouvant prévaloir sur la seule logique
concurrentielle.
Accroître l’efficacité de la procédure d’investigation antitrust en plaçant les
enquêteurs sous l’autorité fonctionnelle de l’Autorité de la concurrence
Le régulateur de la concurrence ne joue pleinement son rôle que lorsqu’il fait cesser et
changer les comportements anticoncurrentiels aussi rapidement que possible, sans leur
laisser le temps d’endommager la concurrence et l’économie. Dans la quasi-totalité des
autorités de concurrence des Etats membres de l’Union européenne, l’enquête et
l’instruction sont soit menées par les mêmes personnes (comme c’est le cas à la Commission
européenne), soit menées par des personnes différentes, mais coordonnées au sein d’une
même autorité indépendante. Ce n’est pas le cas en France : la phase d’enquête de la
procédure d’investigation antitrust est confiée aux services du ministre tandis que les
phases d’instruction et de décision sont confiées au Conseil de la concurrence. Or, les
activités d’enquête et d’instruction sont indissociables : elles ne sont pas séparables dans le
temps, et nécessitent des interactions permanentes entre enquêteurs et rapporteurs. Les
regrouper sous une même autorité indépendante ne porterait en outre nullement préjudice
aux droits des entreprises, puisque le principe de séparation des fonctions d’investigation et
de décision s’impose au Conseil de la concurrence.
La Commission propose donc de réunir les deux volets de l’investigation (enquête et
instruction) et, pour éviter tout risque de suspicion, de les confier à l’autorité de
concurrence indépendante, en plaçant les enquêteurs antitrust sous l’autorité fonctionnelle
du Conseil de la concurrence.
15
Permettre à l’Autorité de la concurrence de prendre l’initiative de donner des avis
sur les effets concurrentiels de mesures législatives et administratives
L’absence de faculté donnée au Conseil de la concurrence de donner de sa propre
initiative son avis sur des questions de concurrence n’a pas permis, dans le passé, de
prévenir certains problèmes qui auraient pu être anticipés. Par exemple, dans le cas de la
loi Galland de 1996, ce n’est que bien après la promulgation de la loi que le Conseil, saisi en
2004 par l’UFC-Que Choisir, a pu rendre son avis.
Donner au Conseil de la concurrence la faculté d’attirer spontanément l’attention des
pouvoirs publics ou des opérateurs économiques sur les problèmes de concurrence
susceptibles de résulter d’un projet de réglementation leur permettrait de bénéficier de
l’expertise concurrentielle de l’autorité indépendante, d’être alertés en temps utile et de
décider en connaissance de cause de faire prévaloir, soit des considérations d’ordre
économique ou social, soit la concurrence. En outre, lorsque le Conseil de la concurrence
est saisi d’une affaire concernant une pratique anticoncurrentielle donnée, mais qu’un
même problème se pose dans toute une série de cas, il serait plus efficace pour la
régulation de la concurrence, et plus pédagogique pour les opérateurs économiques, de
permettre au Conseil de la concurrence de rendre un avis unique, dans lequel il appréhende
le problème dans son ensemble.
La Commission propose de doter l’autorité indépendante d’une telle faculté, comme
cela se fait pour la plupart de ses homologues européens et pour bon nombre d’autorités de
régulation françaises (comme le Conseil supérieur de l’audiovisuel, la Commission nationale
Informatique et Liberté, etc.). En outre, ces avis seront rendus publics par l’Autorité.
Donner à l’Autorité de la concurrence le pouvoir de donner priorité aux dossiers
ayant un impact particulier sur le pouvoir d’achat des consommateurs et le bon
fonctionnement de l’économie.
Les actions de groupe permettent à un plaignant principal d’initier, seul, une action
judiciaire en réparation d’un dommage causé par un même prestataire à une catégorie
entière de personnes au nom de cette catégorie. Il n’est pas nécessaire que les membres de
ce groupe soient individuellement connus au moment de l’introduction de l’action, sous
réserve pour le plaignant principal de prouver que (1) ses intérêts coïncident avec ceux de
la catégorie qu’il entend représenter (2) cette catégorie peut être définie de manière
homogène.
Du point de vue des consommateurs, les actions de groupe présentent plusieurs
avantages :

Un accès au droit facilité par une réduction des coûts : les actions de groupe
permettent des économies d’échelle sur les coûts de procédure, que se
partagent les plaignants, et donc aux victimes de faibles préjudices d’accéder à
la justice. En outre, les consommateurs n’ont pas à faire l’avance de fonds pour
les frais de justice, fréquemment surévalués par les plaignants potentiels,
ceux-ci étant pris en charge par le mandataire.
B2 Rendre possibles les actions de groupe pour les consommateurs
16

Une protection du consommateur accrue : en vertu de l’autorité relative de
la chose jugée, les décisions ne peuvent produire d’effet pour des personnes
autres que les parties concernées. Seule une multiplication des procédures
individuelles permettrait la cessation définitive des comportements illicites.
Ceci est peu probable dans les cas où les préjudices subis sont faibles et
compte tenu des difficultés que représente une action en justice.
Les actions de groupe pourront accroître l’efficacité de la justice :

En évitant la multiplication des recours individuels devant de nombreuses
juridictions, et donc en diminuant l’encombrement de certaines juridictions et
en évitant les contradictions entre décisions.

En dissuadant de manière appropriée les délits : en l’absence d’actions de
groupe, le risque de devoir réparer le préjudice subi par quelques
consommateurs n’est pas très dissuasif pour les entreprises. A l’inverse, les
actions de groupe obligeraient les entreprises à prendre en compte certains
effets négatifs de leurs décisions (par exemple les conséquences de leurs
pratiques sur l’environnement).
La Commission considère ainsi que l’introduction des actions de groupe en droit français
contribuera à accroître la confiance des consommateurs dans l’économie de marché, pour
autant qu’elles évitent les dérives du système américain. Ces actions doivent avoir pour
objet la réparation de tout type de préjudice subi en matière de consommation et de
concurrence.
Dans un souci de maîtrise des coûts de justice, notamment les honoraires d’avocat, le
système juridique français doit donc continuer à prohiber les dommages punitifs, et se
limiter à la réparation des préjudices subis. La Commission propose de :
Réserver l’introduction des actions de groupe à des associations de
consommateurs agréées pour une période déterminée par le Ministre en charge
de l’Economie et des Finances.
Prévoir, en cas de procédure abusive, le remboursement par les demandeurs des
dommages subis par la défense.
Désigner de manière limitative les juridictions compétentes pour traiter ces
contentieux.
Enoncer le principe selon lequel seuls les consommateurs ayant choisi d’adhérer
à l’action de groupe pourront y participer.
S’assurer que toute transaction soit homologuée après examen par le tribunal
compétent.
17
Introduction
Le logement, facteur majeur de la croissance, est dans une situation insatisfaisante :
• 3,5 millions de personnes sont encore mal logées en France, auxquels s’ajoutent les
900.000 personnes sans domicile personnel.
• Seuls 57% des Français sont propriétaires de leur logement, contre 66% aux Etats-Unis
et 84% en Espagne.
• L’insuffisance de logements disponibles pousse les prix de l’immobilier à la hausse, en
particulier dans les régions très peuplées, ce qui pénalise le pouvoir d’achat des
Français et interdit à un grand nombre d’entre eux de se loger dans de bonnes
conditions. De plus, la hausse du prix de l’immobilier engendre un large étalement
des villes vers la périphérie, qui coûte cher à la collectivité et nuit à l’environnement.
• Les coûts de transaction demeurent élevés, en raison du poids des impôts et des
commissions d’agences. Ces dernières représentent jusqu’à 6% de la transaction,
contre 3,2% en Suède ou même 1,5% au Royaume-Uni. Concilier mobilité et accession
à la propriété, à l’instar de l’exemple américain, ne peut être envisageable que si les
coûts de transaction sont raisonnables.
• Le logement social, qui représente le sixième du parc total, souffre des mêmes maux
que le logement ordinaire : insuffisance de l’offre, difficultés d’accès au logement,
trop faible mobilité résidentielle. Le nombre de logements sociaux effectivement
construits est passé de 89.000 en 1994 à 43.000 aujourd’hui. Il connaît en outre des
problèmes supplémentaires : un problème de gouvernance, la gestion des HLM étant
éparpillée entre plus de 850 opérateurs de logements sociaux, dont certains
fonctionnent sans réelle transparence ni contrôle extérieur ; une mauvaise gestion et
un mauvais renouvellement du parc qui tourne peu en raison de l’absence de bail
locatif social et du fait de l’évolution du revenu des ménages n’est quasi jamais suivie
d’effet sur les loyers ; enfin un problème d’accès à la propriété, seulement 8.000
logements HLM étant vendus chaque année, soit 0,15% du parc total.
• Les investisseurs individuels, qui représentaient plus de 50% des acquéreurs au cours
des dernières années, n’en représentent plus que 40%. En outre, le nombre des
investisseurs institutionnels a chuté de 80% durant les vingt dernières années. En
effet, les loyers progressant plus modérément que les prix de vente et la sécurité de
l’investissement locatif étant insuffisamment assurée, la rentabilité avant impôt a
diminué au point que les taux de rendement deviennent inférieurs aux taux
d’emprunt.
• La défiscalisation immobilière proposée par la loi de 2006 portant engagement
national pour le logement ne rencontre pas le succès attendu : du fait du
plafonnement à 10.700€ du déficit foncier imputable, les investisseurs ne retrouvent
pas les avantages escomptés. Les conséquences sont une désaffection à l’égard de ce
Mettre la politique du territoire et du logement au service de la croissance
18
produit, pourtant considéré comme excellent par tous les professionnels, et une
tendance à la construction de petits logements ne répondant pas à la demande de
logements familiaux où il faudra plus facilement être en mesure de réunir les
générations.
• La pénurie de logements résulte pour partie de ce que les propriétaires sont
impuissants face aux mauvais payeurs, tandis que, faute de possibilité de relogement,
les préfets peinent à exécuter les décisions d’expulsion. Ainsi, les propriétaires
lorsqu’ils ne sont pas découragés de louer, revoient alors à la hausse leurs exigences
en matière de caution ou de justificatifs de revenu, ce qui pénalise en particulier les
ménages modestes.
Aujourd’hui, le logement doit être un enjeu prioritaire pour notre pays. En effet, la
question du logement conditionne en grande partie la cohésion de notre société, entre
les générations et entre les milieux sociaux. Une politique ambitieuse dans le domaine
peut en effet générer des bienfaits considérables, à la fois en terme de croissance,
d’emploi et de qualité de vie :
• Le secteur de la construction est potentiellement créateur d’emplois nombreux et
variés, qui font appel aussi bien à l’ingénieur diplômé qu’au travailleur sans
qualification. Il se heurte à d’importants goulets d’étranglement en termes d’emplois.
Il implique de la recherche, des technologies de haut niveau et fort utiles sur tous les
marchés. L’industrie du logement, concentré de technologies multiples, est capable
d’engendrer un effet d’entraînement puissant sur l’ensemble de l’économie.
• L’acquisition d’un logement permet aux plus modestes de se constituer enfin un
patrimoine. Pour ces familles, cela signifie des possibilités d’emprunts plus grandes,
une plus grande capacité à faire face aux aléas du chômage et de la retraite, et
surtout un héritage à transmettre aux enfants, si les réformes appropriées sont mises
en oeuvre.
• Un parc immobilier vaste et fluide facilite la mobilité professionnelle d’un pays. Il
permet ainsi aux Français de saisir pleinement les opportunités de travail qu’ils
peuvent rencontrer au cours de leur carrière.
• La situation du logement conditionne en grande partie la cohésion de notre société,
entre les générations mais également entre les milieux sociaux.
• Une rénovation de la totalité du parc immobilier du pays, effectuée selon des
exigences environnementales ambitieuses, permet non seulement de réduire les
gaspillages d’énergie mais aussi de préserver notre patrimoine naturel.
L’objectif de 500 000 logements neufs dont 120 000 logements sociaux doit être une
priorité, afin de faire face au droit de tous à un logement décent, de répondre aux
tensions sur le marché immobilier, qu’il soit locatif ou non, et de faciliter la mobilité.
L’accession à la propriété, qui constitue une ambition légitime de chaque français, est
menacée : l’augmentation des prix de l’immobilier, conjuguée à celle des taux d’intérêt,
conduit à des coûts d’achats rédhibitoires pour un nombre croissant d’acquéreurs potentiels.
Seule une politique d’incitation forte accompagnée d’une transparence du marché du
logement permettra donc de répondre à cette aspiration.
19
La Commission propose donc un plan global de relance du logement, qui vise à la fois
à développer l’offre de logement disponible (A), à améliorer la qualité de l’habitat (B), à
garantir la mobilité résidentielle (C) et faciliter l’accès à la propriété (D)
A. Construire 500.000 logements nouveaux par an, notamment en
densifiant certains espaces urbains
En 2006, 422.000 logements ont été mis en construction. Sur les 12 mois précédent le 31
août dernier, 438.000 logements l’ont été. Afin de loger les jeunes et de reloger ceux,
notamment les personnes âgées, qui vivent dans des habitations insalubres ou vétustes,
500.000 logements nouveaux par an doivent être construits chaque année jusqu’à 2013, puis
350.000 logements par an la décennie suivante, en utilisant plus efficacement les espaces
urbains existants.
Ces nouveaux logements devront satisfaire les exigences de haute qualité
environnementale, en particulier pour la consommation d’énergie et l’isolement.
Cette perspective suppose aussi que soit menée une politique active de formation dans
le secteur du bâtiment et des travaux publics afin de remédier à la difficulté rencontrée par
les entreprises pour recruter les qualifications adéquates.
Le premier obstacle à la construction de nouveaux logements est la rareté et le prix du
foncier constructible alors que le foncier physique ne manque pas. Les lois de 2006 sur le
logement n’ont pas entièrement résolu ce problème. Il faut donc inciter les communes à
utiliser ce foncier et le rendre constructible, permettre à l’Etat de reprendre la main, en
cas de nécessité, et mettre en place des mécanismes privés incitatifs.
Regrouper à l’échelon intercommunal, notamment celui de l’agglomération ou de
la communauté de communes, les compétences locales en matière d’urbanisme
et d’habitat, notamment en vue de la constitution de réserves foncières. C’est
essentiel pour coordonner les acteurs locaux entre eux à un niveau pertinent pour
dégager des ressources foncières et assurer une planification urbaine efficace.
Autoriser l’Etat à se réapproprier le foncier disponible des communes dans
lesquelles la construction de logements sociaux ne répond pas aux objectifs de la
loi SRU (loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain).
La subrogation de l’Etat aux communes défaillantes à l’égard de leurs obligations de
construction de résidences socialement mixtes s’appuiera sur l’exercice du droit
d’expropriation, dont l’Etat reste titulaire au titre de l’utilité publique, malgré la
décentralisation. L’Etat peut exercer ce droit d’expropriation à son propre profit de
même qu’au profit de toute personne publique (collectivité territoriale,
établissements publics, dont les bailleurs sociaux) ou privée (promoteurs privés
pouvant non seulement construire mais également gérer les logements sociaux
construits).
A1 Récupérer le foncier nécessaire pour construire dans les zones à forte tension
20
Mettre en place à titre expérimental de nouveaux mécanismes privés incitatifs.
Afin de faciliter la mobilisation du foncier disponible et d’inciter les collectivités
territoriales comme les particuliers comme les acteurs institutionnels à libérer
davantage de foncier, des mécanismes juridiques et fiscaux seront mis en place à
titre expérimental :

Créer un nouveau type de société immobilière, en soumettant au régime des SIIC
(Sociétés d’Investissements Immobiliers Cotées) des sociétés foncières d’un genre
nouveau ayant pour objet la production et la détention du foncier. Ces foncières de
démembrement auraient pour objet principal la construction ou l’acquisition d’actifs
immobiliers en vue de la cession immédiate de l’immeuble bâti et du portage du
foncier. La société foncière louera le foncier, et éventuellement les parties
communes, à l’accédant, dans le cadre des charges communes de copropriété. A tout
moment, l’accédant disposera d’une option d’achat à prix prédéterminé de ce
foncier. Il peut également continuer à louer le foncier.
Les investisseurs devront parfaitement être informés de leurs droits restreints sur la
propriété. Afin d’encourager les particuliers à investir dans de telles foncières de
démembrement, les intérêts d’emprunt contractés par des personnes physiques pour
l’acquisition des titres de foncières de démembrement seraient pour partie
déductibles du revenu imposable à l’impôt sur le revenu

Créer un statut expérimental d’entreprises liées spécifiquement au logement.
Pour favoriser la production, la détention et l’exploitation de logements, la
Commission propose la création, à titre expérimental, d’une nouvelle forme
juridique d’entreprises, ouverte en principe aux seuls particuliers, ayant pour objet
exclusif la construction de logements, leur détention et leur exploitation (« ECLE »).
Le régime fiscal des Entreprises de construction de logement et d’exploitation (ECLE)
s’inspirerait du régime sociétés d’investissements immobiliers cotées et de l’ancien
régime fiscal des ECL (Entreprises de construction de Logements). Les ECLE devront
être des sociétés par actions (SA, SAS, SCA) et non des copropriétés non dotées de la
personnalité morale. Leur activité nécessiterait un capital social minimum et des
organes de contrôle. Les ECLE auront pour objet exclusif la construction de
logements, leur détention et leur exploitation soit sous forme de location, soit sous
forme de vente à des primo–accédants. Les ECLE pourraient être constituées par
apport en numéraire ou apport en nature d’actifs immobiliers. La transformation des
ECLE en structure d’un autre statut entraînerait la déchéance du régime fiscal de
faveur.
Au bout de 2 ans d’expériences limitées, l’impact de ces processus sur la croissance
sera évalué. Ils seront alors généralisés ou supprimés.
Une fois le foncier disponible, la construction de logements implique d’une part
d’encourager les collectivités locales à construire et rénover, et d’autre part d’assouplir
les règles de fixation des coefficients d’occupation des sols (COS).
A2 Inciter massivement les collectivités territoriales à construire,
en particulier des logements socialement mixtes
21
Encourager les collectivités locales à construire et rénover
Il convient d’aider et encourager les communes et intercommunalités qui construisent
ou rénovent. Pour ce faire plusieurs axes doivent être privilégiés :
Créer les nouvelles ressources pour les collectivités territoriales qui urbanisent :
les coûts d’urbanisation en équipements collectifs peuvent être compensés au moyen
d’un intéressement fiscal des collectivités territoriales leur permettant d’assumer les
coûts collectifs induits. Ils peuvent l’être également par le biais d’un dispositif
contractuel entre des promoteurs immobiliers d’une part, et une société
d’aménagement réunissant l’Etat et les collectivités territoriales d’autre part. Au
terme de ces négociations, les promoteurs doivent pouvoir réaliser directement les
aménagements publics et les équipements collectifs ou y contribuer financièrement.
Promouvoir l’implication d’opérateurs privés tant dans la construction que la
gestion de logements socialement mixtes. Les bailleurs font actuellement
insuffisamment appel à la mise en concurrence de prestataires, y compris venant du
secteur privé, alors même qu’il s’agit là d’une obligation juridique. Il faut donc :

élargir les opérations de construction à des opérateurs de
statut privé, dans le cadre d’un appel à la concurrence et
sur la base d’un cahier des charges prédéfini.

promouvoir les partenariats public-privé (PPP) au moyen de
conventionnements permettant à terme le retour des
logements construits dans le parc libre.
Simplifier et clarifier les mécanismes d’aide et de financement, tant pour la
construction que pour l’entretien. Pour la construction, ces mécanismes peuvent
prendre la forme de subventions ou de prêts bonifiés pour l’acquisition de foncier et
le financement des coûts de construction.
Assouplir les règles de fixation des coefficients d’occupation des sols (COS)
Donner aux préfets, par un texte spécifique, le pouvoir de relever d’autorité les
COS à caractère manifestement « malthusien ». L’introduction d’un COS par les
communes dans leurs plans locaux d’urbanisme (PLU) est facultative et souvent
utilisée de façon à limiter leur expansion démographique et urbaine en créant une
rareté artificielle de foncier.
Introduire un plancher légal de COS par zone et déduire les espaces collectifs du
calcul de COS de façon à assurer un développement urbain harmonieux. Une ville
comme Berlin a ainsi introduit un COS plancher dans certains quartiers centraux de
façon à faciliter leur extension verticale et à permettre ainsi à ceux qui en ont
besoin, pour des raisons professionnelles ou par goût d’y vivre. Les COS d’autres
quartiers y sont également modulés de façon à structurer un développement urbain
harmonieux comprenant des zones d’habitat collectif et/ou individuel insérées dans
des espaces verts.
Introduire une différenciation obligatoire du COS selon le type de locaux
(logements, bureaux, commerces) et assouplir les règles de changement
d’affectation des locaux, de façon à faciliter la transformation de bureaux et
commerces en logements et vice-versa. Ainsi la politique d’urbanisation pourra
22
assurer un équilibre harmonieux en favorisant le (re-)peuplement de quartiers
essentiellement d’affaires et réciproquement.
Il faut transformer le parc de logements sociaux en un parc de logements mixtes et
améliorer la gouvernance des HLM afin de pouvoir garantir à tous, et surtout aux plus
modestes, un logement de qualité. Pour cela il convient avant tout de :
Différencier plus largement les plafonds de ressources conditionnant l’éligibilité à
un logement HLM, en fonction de taux d’effort socialement équitable afin de
favoriser l’accès des plus modestes.
Déterminer les loyers des ménages logés en HLM en fonction des revenus et du
respect des plafonds et appliquer effectivement le système des « surloyers » pour
les ménages dépassant les plafonds de ressource d’éligibilité afin que le taux d’effort
soit socialement équitable pour permettre l’accès des plus modestes à des conditions
financièrement raisonnables.
Réexaminer la situation tous les trois ans au terme du bail, de façon à faire
évoluer la situation résidentielle dans le parc social selon la situation financière et
familiale des occupants.
Au delà de ces mesures permettant d’améliorer la gestion du parc, il convient de
modifier en profondeur la gouvernance des HLM :
Soumettre les bailleurs sociaux à des objectifs de construction clairement définis
assortis de sanctions effectives.

L’article L 423 du Code de la concurrence et de l’habitation doit être
appliqué sans faiblesse. Il prévoit la possibilité de dissoudre les
organismes qui ont moins de 1.500 logements et ont construit moins de
500 logements au cours des 10 dernières années.

Tout organisme HLM ne respectant pas ses obligations de service public
clairement définies sera considéré comme un organisme constructeur de
droit commun et perdra tout privilège fiscal, ainsi que les facilités de
financement prévues par la Caisse des Dépôts et des consignations.

Ainsi, tous les organismes HLM qui n’auront pas rénové, construit ou
vendu au moins 5% de leur parc chaque année seront déconventionnés
et ne bénéficieront plus du financement spécifique auquel ils ont
aujourd’hui droit. Ces conventions, nécessaires, entre pouvoirs publics
et HLM, devront prévoir la construction d’un nouveau logement
socialement mixte pour chaque logement social vendu.

Ce mécanisme de conventionnement sera un bon levier pour réorganiser
le parc d’organismes HLM, en assurer une gestion plus efficace, plus
concentrée et plus transparente.
A3 Rétablir les conditions d’une bonne gouvernance des organismes HLM
23
Renforcer l’efficacité et la transparence de la gestion des bailleurs sociaux

Clarifier le mode de détermination des charges locatives en
introduisant une plus grande transparence dans leur calcul et en
mettant à disposition des locataires les coûts de gestion des
organismes ; cet effort de transparence doit s’assortir d’une
certification externe obligatoire des comptes des bailleurs.

Donner la possibilité aux organismes HLM de réévaluer leurs bilans
par la cession de logements ou le déconventionnement, en s’engageant
dans ce cas sur des constructions à venir.

Simplifier et clarifier les mécanismes d’aide et de financement, tant
pour la construction que pour l’entretien. Pour la construction, ces
mécanismes peuvent prendre la forme de subventions ou de prêts
bonifiés pour l’acquisition de foncier et le financement des coûts de
construction.
Promouvoir l’implication d’opérateurs privés tant dans la construction que la
gestion de logements socialement mixtes.
B. Construire autrement
Construire plus exige de construire autrement, pour tenir compte des immenses progrès
en cours et à venir dans tous les secteurs de la construction et de l’urbanisme.
B. Construire autrement
Construire constitue en soi un geste architectural et politique. C’est laisser une trace
forte dans le pays, lui montrer l’image qu’il peut donner de lui-même. Le moment est
donc venu pour la France de construire des villes d’un genre nouveau, véritables
laboratoires de la modernité urbaine, avec un souci permanent d’équilibre financier,
écologique, technologique et social.
Les Ecopolis seront des villes d’au moins 50.000 habitants intégrant une haute qualité
environnementale et les toutes nouvelles technologies de communication. Elles serviront
notamment à faire progresser massivement l’urbanisme général, au service d’objectifs de
croissance durable tels que des infrastructures haut débit, des transports
technologiquement à la pointe et des construction « durables ».
L’aspect environnemental de cette entreprise est fondamental : en effet, les habitations
contribuent par leur construction puis par leur utilisation à plus de 20% de la production de
gaz à effet de serre. Le bâtiment constitué des logements, des immeubles de bureaux, des
commerces et équipements publics ou privés, absorbe environ 46% de la consommation
d’énergie totale de la France avant le transport (30%) et l’industrie (25%).
Ces « espaces urbains durables » devront intégrer emploi, logement, cadre de vie et
mixité sociale, et mettre en oeuvre des ressources énergétiques renouvelables : éoliennes,
panneaux solaires. Ils joueront ainsi le rôle de laboratoires de la réduction de la
B1 Créer avant 2012 dix Ecopolis, villes d’au moins 50.000 habitants intégrant
haute qualité environnementale et nouvelles technologies de communication
24
consommation d’eau, du tri des déchets, du développement de la biodiversité, de la
réduction de la consommation d’air conditionné, de l’aménagement de plans d’eau, de la
création d’espace vert (équivalant à 20% de la surface de la ville), de l’accès très large
gratuit aux nouvelles technologies de l’information. Enfin, elles devront encourager la
mixité sociale.
Plusieurs pays l’ont déjà fait : Mountain View en Californie, Hammerdy Sjöstat en
Suède, New Songdo City en Corée, ou encore les Ecotowns anglaises. Gordon Brown a en
effet annoncé, dans son discours d’investiture, son intention de lancer dans les années à
venir la construction de cinq Ecotowns appelées à accueillir de 10.000 à 20.000 habitants.
La première de ces Ecotowns sera créée à l’initiative de l’Etat et les autres par appel à
candidatures auprès de villes existantes de petite taille. Près d’une quarantaine de
collectivités territoriales se sont portées candidates, de sorte que le gouvernement
britannique a décidé de porter le nombre de ces Ecotowns à dix.
Il appartient à l’Etat de lancer un tel projet, qui doit devenir un enjeu mobilisateur de
la croissance. Doivent être définis une vision, un cahier des charges et un financement
équilibré associant Etat, collectivités territoriales, Caisse des Dépôts et secteur privé. Ces
opérations d’intérêt national seront menées dans le cadre d’opérations d’intérêt national
par des établissements d’aménagement public qui porteront le foncier et définiront un
cahier des charges ayant vocation à prévoir les implantations des logements et des activités
économiques dans le même environnement, sans distinction, en préconisant la mixité
sociale.
Trois engagements préalables doivent être pris par l’Etat à l’égard aux collectivités
territoriales et à leurs habitants :
(1) L’absence d’impact de ces opérations sur la fiscalité locale
(2) La qualité et la densité les plus adaptées aux exigences environnementales
(3) La création d’emplois
Parmi les 10 Ecopolis, 3 pourront être créées dans des quartiers prioritaires. Ces sites
seront sélectionnés à partir des candidatures des villes, des pôles de compétitivité et des
sites universitaires d’excellence.
C. Echanger
La mobilité du logement est essentielle afin de ne pas entraver les parcours
professionnels et personnels de la population. En particulier, les possibilités d’échange
de logements sociaux doivent être élargies et les relations entre bailleurs et locataires
refondées.
Il faut donc tout faire pour faciliter les échanges et la mobilité des individus,
condition clé du bon fonctionnement du marché du travail et partant de la croissance.
25
Avant tout, une plus grande mobilité n’est possible que si les coûts de transaction
occasionnés par le déménagement sont beaucoup moins élevés qu’ils ne le sont aujourd’hui.
En effet, la France est l’un des pays industrialisés où les coûts de transactions
immobilières et partant de mobilité sont les plus importants. Ces coûts correspondent
principalement aux droits de mutation à titre onéreux (l’essentiel des frais de notaires), aux
frais de certification et aux éventuels frais d’agence.
La Commission propose de réduire les frais annexes à l’achat et à la location :
Supprimer les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) liés à l’achat ou la vente
d’un bien immobilier, dans le cadre d’une rationalisation d’ensemble de la fiscalité
immobilière.
Réduire les frais d’agence en introduisant une plus grande concurrence dans ce
secteur et, au besoin, en adaptant la réglementation pertinente.
Le parc social de logements représente le sixième du parc locatif en France.
Officiellement, l’échange de logements n’y est possible que dans le cas où les deux foyers
volontaires occupent deux logements appartenant au même bailleur et situés dans le même
ensemble immobilier. Toute autre forme d’échange est considérée comme de la souslocation
et permet l’expulsion des locataires concernés (une condamnation de 45 000 euros
et 3 ans d’emprisonnement, pour production de faux document sont également prévus).
Pourtant, une bourse officieuse du logement social s’est créée sur internet. Elle existe
donc, de fait, et répond à un véritable besoin. D’ores et déjà, de nombreux internautes,
lassés d’attendre une réponse de la part des organismes HLM qui prend parfois plusieurs
années (374.000 ménages franciliens seraient toujours en attente de réponse), échangent
leurs appartements sur cette bourse, dans des conditions juridiquement fragiles.
Dotée d’une existence légale et officielle, une telle Bourse virtuelle du logement social
pourrait être gérée par une ou plusieurs associations, ainsi que des collectivités
territoriales. Elle servira à faciliter l’échange entre deux logements, à condition que les
locataires soient bons payeurs, qu’ils aient des raisons légitimes d’échanger leurs logements
(emploi, rapprochement familial, mariage, divorce, enfants, prise en charge d’ascendants)
et qu’ils soient effectivement sous les plafonds de ressource.
Cette Bourse internet recenserait, à l’échelle nationale, à la fois les logements vacants
et ceux disponibles pour échange. Elle ferait intervenir de nombreux acteurs :

les bailleurs publics et privés

les communes

l’ANPE

les associations
C1 Moins taxer le mouvement
C2 Créer une Bourse internet des offres et des demandes dans le logement social
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Les bailleurs publics et privés devront mettre en ligne leurs logements vacants. Un
fichier mutualisant ces logements sera alors accessible aux internautes. En plus des
logements vacants, le site présentera les annonces d’échanges rédigés par les locataires euxmêmes.
Les locataires désirant échanger leurs logements devront motiver leur choix et le faire
savoir à leur bailleur. Les locataires pourront alors mettre leur annonce en ligne. Ces
derniers procéderont à une première sélection de locataires potentiels, puis arrêteront leur
choix, en accord avec le bailleur.
Ces mesures viendront compléter l’ensemble des mesures proposées jusqu’à présent,
une fois que le marché du logement aura retrouvé une fluidité suffisante pour éviter de
reproduire, voire renforcer, les effets du rationnement actuel du marché du logement.
Mieux protéger le locataire :
• Alléger le contrat de bail de façon à réduire les exigences des
propriétaires bailleurs à l’égard des candidats locataires. Cela passe par :

Réduire le dépôt de garantie à un mois de loyer,
raccourcir son délai de restitution à huit jours et en
confier la garde à une partie tierce au contrat de bail.

Interdire au bailleur d’exiger une caution qui s’ajoute
au dépôt de garantie.

Raccourcir le délai de préavis que doit donner un
locataire pour quitter le logement.
• Mieux protéger les locataires par une assurance spécifique du loyer contre
les aléas de leurs revenus : l’extension des assurances contre les impayés
apparaît plus facile à faire accepter que la sécurisation du régime
d’expulsions ou la création d’un bail allégé. Intervenant en complément des
mesures proposées par ailleurs, son coût de mise en oeuvre peut être réduit si
la procédure d’expulsion est réformée parallèlement.
Mieux protéger le propriétaire bailleur en sécurisant le régime des expulsions de
façon à garantir la récupération de son bien. Cela passe par :

Raccourcir les délais légaux encadrant le régime des
expulsions.

Limiter les pouvoirs d’appréciation discrétionnaire du
juge en matière de délais de grâce et de paiement aux
cas les plus difficiles socialement.

Encadrer plus strictement le pouvoir d’appréciation
discrétionnaire du préfet, notamment par une
compétence liée dans la décision d’accorder le concours
de la force publique.
Assouplir les conditions de résolution extrajudiciaire des contentieux à travers
des modes de règlement à l’amiable, de façon à ne pas pénaliser les locataires de
bonne foi.
C3 Encourager les propriétaires à louer leurs logements en établissant des
rapports plus équilibrés avec les locataires
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D. Approprier
L’accès à la propriété est un facteur de sécurité, de bien être, de confiance et va dans
le sens d’un climat favorable à la croissance. De plus les ressources dégagées par les ventes
de logements, y compris de logements sociaux, permettent d’en construire de nouveaux.
Pourrait être mis en place un dispositif organisant la construction d’un logement dans une
résidence socialement mixte pour chaque logement social vendu.
Selon l’Observatoire de l’épargne européenne, si 3 Français sur 4 souhaite devenir
propriétaires, seuls 58% d’entre eux possèdent effectivement un logement. En Espagne, 84%
de la population est propriétaire en raison d’une politique fiscale très favorable à l’accès au
logement. Les ménages propriétaires ont la possibilité de déduire de leurs revenus
imposables 15% des intérêts des emprunts (plafonnés à 30% du revenu imposable) ainsi qu’un
montant correspondant à une partie de l’amortissement de leur logement.
Devenir propriétaire n’a toutefois de sens que si au préalable les transactions sont
facilitées pour assurer la mobilité des Français.
En France, la loi portant engagement national pour le logement vise à développer la
vente de logements HLM à leurs occupants et prévoit la possibilité de vendre les logements
sociaux avec une décote pouvant aller jusqu’à 35% de la valeur du logement telle que
déterminée par le service des domaines. Les logements vendus en application de cette loi
sont comptabilisés dans le quota de 20% de logements sociaux imposé par la loi relative à la
solidarité et au renouvellement urbain (SRU). Les bailleurs sociaux disposent donc de la
faculté de céder des logements de leur parc à leurs occupants, en modulant la décote
appliquée à la valeur de cession en fonction des revenus des acquéreurs et de leur
ancienneté dans leur logement. Les bailleurs sociaux devront conserver des logements
locatifs et la fonction de syndic des immeubles en partie cédés à leurs locataires.
Pour financer ces acquisitions, des produits financiers nouveaux doivent être développés
par les banques, en liaison avec la Caisse des Dépôts et Consignations. Le produit du 1%
logement (plus de 3 milliards d’euros) pourrait être mobilisés à cet effet. Les aides à la
personne (plus de 14 milliards d’euros) pourraient être redéployées dans cette perspective
d’accession à la propriété. Ces produits seront à disposition de tous les ménages modestes,
ce qui facilitera également l’achat de logements hors du parc d’HLM. Un plan de mise en
oeuvre sera proposé dans le rapport final. Les locataires doivent pouvoir capitaliser à cet
effet une partie des loyers déjà versés selon des mécanismes tenant compte à la fois de leur
situation patrimoniale, de leurs revenus et de la nature du logement concerné.
Les financements pourront reposer sur la création de nouveaux produits d’appel à
l’épargne comme la création d’un produit d’assurance vie ad hoc. Ils supposent aussi que
l’acquisition soit soutenue par des politiques ciblées en faveur des plus modestes évoquées
par la suite.
D1 Proposer d’ici 10 ans à tous les locataires modestes d’accéder à la propriété,
à travers des financements adapté
28
Nombreux sont les retraités à ne pouvoir disposer d’un logement digne. S’élevant à
603,91 € pour un couple, le minimum vieillesse ne permet pas d’acquitter le loyer d’un
logement social décent (dont les charges sont importantes).
Permettre aux personnes âgées ne touchant que le minimum vieillesse de
disposer de l’usufruit d’un logement social adapté, et ce jusqu’à la fin de leur vie.
Ce droit à l’usage d’un logement social adapté découlera de l’ensemble des loyers
déjà versés.
D2 Permettre aux personnes âgées bénéficiant du minimum vieillesse de disposer
du droit d’usage d’un logement social jusqu’à leur décès
Commission pour la Libération de la Croissance Française Page 1 sur 2
Projet pour la croissance française
Premier plan d’action sur le pouvoir d’achat
Notre commission a décidé d’agir en priorité sur le pouvoir d’achat en France, facteur clé
de la croissance.
Comment ?
En s’attaquant frontalement à la réduction des prix de consommation courante et au
coût du logement grâce à une augmentation significative de l’offre.
Nous vous présentons donc aujourd’hui un plan d’action, concret et pragmatique.
L’autre dimension du pouvoir d’achat qui est celle des revenus sera traitée dans le cadre
du plan d’action consacré au marché du travail.
La quasi totalité de ces mesures n’aura pas d’impact sur le budget de l’Etat.
A. Les actions préconisées
Créer Améliorer Supprimer
Une bourse Internet du
logement social
10 villes du futur de 50 000
habitants chacune à la
pointe des technologies et
de l’environnement : les
Ecopolis
500 000 logements par an
Paiement à 30 jours des PME
par les grands distributeurs
Une Autorité indépendante
et unique de la concurrence
Des actions de groupe de
consommateurs
Le statut des organismes
économiques de producteurs
(fiscalité, financement,
formation)
La diversité des enseignes
sur les zones de chalandise
Les plans d’urbanisme pour
garantir la pérennité du
commerce de centre ville
La gouvernance des
organismes HLM
Le soutien financier aux
commerces de détail grâce
au FISAC (Fonds
d’intervention pour les
services, l’artisanat et le
commerce) et aux
producteurs indépendants
Les procédures de
récupération du foncier
disponible
La qualité de l’urbanisme
Les mécanismes d’incitation
et d’obligation de
construction de logements
socialement mixtes
Les modes d’accès à la
propriété pour les plus
modestes
Les contrats de location
pour les rendre plus
flexibles
Le règlement des
contentieux de loyers
Les lois Galland, Royer,
Raffarin
Les marges arrière
L’autorisation préalable des
équipements commerciaux,
hôtels, cinémas
L’interdiction de la vente à
perte
La réglementation limitant
les soldes
Les droits de mutation lors
des achats immobiliers
Commission pour la Libération de la Croissance Française
Commission pour la Libération de la Croissance Française Page 2 sur 2
B. Les bénéfices attendus de ce premier plan d’action sur le pouvoir d’achat
L’ensemble de ces actions aura pour conséquence de diminuer le coût de la
vie en France.
Les consommateurs pourront bénéficier pleinement de la liberté de
négociation entre distributeurs et fournisseurs. Ils pourront profiter de tous les
avantages induits par une meilleure concurrence sans en subir les excès ; leurs
intérêts seront mieux défendus par une Autorité indépendante ; leur capacité à se
défendre collectivement sera renforcée, pour que la libre concurrence ne
s’apparente pas à la loi de la jungle.
De nouveaux commerces et de nouveaux concepts de distribution se
développeront, créant ainsi plusieurs centaines de milliers d’emplois et une
croissance significative de l’activité économique (représentant environ 0,8 point
de PIB).
L’activité des fournisseurs indépendants sera sécurisée, leur trésorerie sera
améliorée et les commerces de détail et de proximité pourront rester dans les
centres villes et dans les campagnes.
D’ici cinq ans, pas moins de trois millions de logements de qualité seront
construits. Il sera plus facile pour les revenus modestes de trouver à se loger à des
loyers abordables.
Les propriétaires auront moins de raison d’hésiter avant de louer leurs biens
immobiliers. L’accès à la propriété, en particulier pour ceux qui ont le moins de
garanties à offrir, sera facilité. Il sera plus simple de vendre et acheter un bien,
rendant ainsi chacun plus mobile et apte à saisir les opportunités qui lui sont
offertes.